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Jeudi 18 mars, au Théâtre Denise-Pelletier, c’était soir de première de la pièce Dracula - Un nouveau règne du mal de Marie-Claude Verdier, mise en scène par Frédéric Dubois.
Pour l’écriture de sa pièce, Marie-Claude Verdier s’est inspirée du célèbre roman Dracula de l’écrivain irlandais Bram Stoker (1847-1912), qui a travaillé son œuvre durant 10 ans avant qu’elle soit achevée et finalement publiée en 1897.
Le roman de Stoker relate l’histoire d’un vampire, c’est-à-dire d’un apex prédateur mort-vivant, qui ne survit qu’en se nourrissant littéralement du sang des vivants, qu’il piège et mord pour en sucer le sang.
Soit dit en passant, dès 1922, avec le film muet Nosferatu, du réalisateur allemand Friedrich Wilhelm Murnau, le cinéma s’est emparé du mythe de Dracula – et a récidivé à de multiples reprises depuis - pour affubler le monstre d’une apparence et de caractéristiques que le lecteur ne retrouve pas nécessairement dans le roman. On doit beaucoup au cinéma pour l’image populaire qu’on se fait du vampire, de ses mœurs et coutumes, et de ses forces et faiblesses.
Crédit photo : Victor Diaz-Lamich
La pièce met en scène :
Jonathan Harker, crack de nouvelles technologies
Mina, son amoureuse, versée en physique quantique
Lucy, sœur adolescente de Mina, qui aspire à la gloire à titre de chanteuse
Sophie, partenaire d’affaires de Jonathan, bollée en informatique
Renfield, père de Sophie, verbomoteur au comportement obsessif
David Rand dit Dracula, assoiffé de contrôle, de pouvoir et de vie éternelle
Maurice, ambigu personnage qui se plaît à moyenner ses dons de sang et sert de chauffeur-livreur pour tous et chacun
Lamia, vassale de Dracula, conceptrice et moteur de la puissante intelligence artificielle qui porte son nom
Elle réunit Mariama Charron, Maxime Denommée, Éveline Gélinas, Simon Landry-Désy, Jean-Moïse Martin, Charlie Monty, Noémie O’Farrell et Justin Simon.
Jonathan Harker et Sophie veulent capitaliser sur leur invention, une bague capable d’analyser le sang humain, en la vendant à David Rand, dit Dracula - richissime entrepreneur régnant sur Silicon Valley, Californie – qui leur a fixé un rendez-vous à sa singulière résidence. Son ambition démesurée et sa sinistre machination réservent de désagréables surprises aux inventeurs et à leur entourage.
Je condense et allège donc mon résumé en ne dévoilant ni intrigue secondaire ni rebondissement et, du même coup, en ne multipliant pas les divulgâcheurs susceptibles d’amoindrir votre plaisir d’assister à ce spectacle.
Crédit photo : Victor Diaz-Lamich
Ce que j’en ai compris, c’est que cette pièce est une allégorie, une métaphore du roman de Stoker. Dans notre monde moderne, l’intelligence artificielle nous est de plus en plus indispensable. On ne jure plus que par les incessantes innovations techniques, les gadgets électroniques, dont nous sommes rendus esclaves, qui vampirisent notre temps et gobent nos informations personnelles, dont des entrepreneurs visionnaires tirent grand profit.
David Rand, qui évolue dans ce monde de haute technologie et le domine, est-il un « vrai » vampire qui boit réellement du sang humain? Et fait-il boire de son propre sang à ses employés, collaborateurs et victimes? Les différents personnages en consomment-ils au sens propre ou au sens figuré?
David est-il un simple mortel, comme vous et moi, démesurément ambitieux, aspirant à s’approprier tout le sang - c’est-à-dire le savoir et le data personnel de tous et chacun – en circulation dans les artères de la toile, pour s’assurer plein contrôle de l’information et donc toute puissance?
Ou est-il vraiment un monstre suceur de sang qui, de plus, rêve d’inféoder notre esprit en le soumettant, voire en l’incorporant, à l’intelligence artificielle, incarnée par Lamia? Veut-il accéder à la vie éternelle en devenant Lamia, qui est de plus en plus omnisciente et en passe de devenir omnipotente? Pouvons-nous échapper à cette sombre destinée?
Autant de questions qui nous assaillent lorsqu’on assiste à cette pièce qui réinvente le mythe de Dracula. Y trouverez-vous réponses?
Crédit photo : Victor Diaz-Lamich
Au chapitre des décors, c’est la fonctionnelle sobriété qui règne dans la demeure de Jonathan et Mina, et c’est le minimalisme absolu dans la représentation du château de Dracula, qui se résume principalement à un symbolique grand rectangle rouge centré sur un fond noir occupant toute la largeur de la scène. Notre imagination doit meubler les vides.
Comme ce ne sont pas tous les comédiens qui jouissent d’une voix de stentor ou d’une prononciation impeccable, j’ai parfois manqué des bribes de dialogue, malgré ma proximité de la scène en rangée FF. Chez certain(e)s, un effort supplémentaire serait le bienvenu au chapitre de l’articulation (trop souvent molle au Québec) et, à l’occasion, un débit moins rapide faciliterait également la compréhension du texte.
J’ai trouvé le jeu des comédiens parfaitement adéquat sans toutefois qu’aucun d’entre eux n’ait particulièrement retenu mon attention, marqué mon imaginaire ou soulevé mon enthousiasme. À mon humble avis, qui n’engage toujours que moi, c’est néanmoins une distribution solide et équilibrée dont tous les membres livrent efficacement la marchandise durant 90 captivantes minutes qui passent plutôt rapidement.
Si vous êtes intrigué ou fasciné par le personnage de Dracula, cette réécriture du mythe saura fort probablement vous plaire. La pièce sera à l’affiche jusqu’au 14 avril.
Crédit photo : Victor Diaz-Lamich
N’hésitez pas à consulter le site internet du Théâtre Denise-Pelletier pour en apprendre davantage sur cette fascinante production, ses artisans, les membres de la distribution et pour vous procurer des billets pour une prochaine représentation.
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