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Depuis les dernières semaines, des polémiques entourant l’appropriation culturelle se déploient en nombre sur les pages du Web et des quotidiens québécois. Des communautés dites « opprimées » demandent à ce qu’on leur offre une voix afin qu’elles puissent raconter « leur » histoire au lieu que d’autres cultures, notamment la culture « blanche », se l’approprie et en fasse une interprétation. C’est exactement ce à quoi le festival Présence autochtone s’engage : offrir une voix aux artistes et artisans des peuples autochtones provenant de différentes nations à travers le monde.
Ce mardi 7 août 2018 se tenait, à l’auditorium de la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ), la soirée d’ouverture de la 28e édition de ce festival. Dans une salle comble, et suite aux discours des présidents et directeurs d’organisations telles que l’APTN, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des arts et des lettres du Québec, pour ne nommer que celles-ci, la projection d’une dizaine de courts-métrages issus des Premières Nations ont permis de donner un avant-goût du festival qui se déroulera jusqu’au 15 août dans divers lieux de la ville de Montréal.
Crédit photo: Mariklôde Tardi
Il était intéressant de constater la diversité des genres cinématographiques présentés par ces créateurs. Allant du drame à la comédie-fiction en passant par l’animation, des thèmes comme la toxicomanie, la technologie et le chamanisme ont été traités dans l’espoir de marquer l’esprit du spectateur. Des symboles reliant l’humain à la nature, la terre, le feu ou l’eau ont été abordés. Le message est décelable, les éléments constituant la nature nous habitent et nous constituent aussi.
La philosophie des peuples autochtones s’inspire de la nature. « Nous sommes les enfants de la Terre-Mère », ce qui fonde l’essence-même de leur vie et de leur art. Chaque chose est à sa place. Autant l’ours que le saumon ; autant l’eau que la montagne. Et il y a peut-être aussi un peu de cette nostalgie des temps où la nature était abondante et que la paix régnait dans ce monde.
Cinéma, concerts, gastronomie, arts visuels et médiatiques figurent parmi la programmation de l’édition 2018. Il suffit de parcourir le site Internet afin de planifier sa visite. Personnellement, je crois que ce festival est une excellente opportunité qui permet d’élargir nos horizons sur la culture des premiers peuples, puisqu’ils font eux aussi partie intégrante de notre propre histoire. Présence autochtone est donc ma première suggestion, celle qui se trouve tout en haut de la liste, des évènements à ne pas manquer durant le week-end.
Crédit photo: Mariklôde Tardi
Je vous souhaite un bon festival!
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