Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Rendez-vous prisé chaque année, le traditionnel concert de l'Orchestre Métropolitain au pied du mont Royal a ravi plus d'une personne ce mercredi 5 août 2026. Une fois de plus, l'OM, sous la direction de Yannick Nézet-Séguin, a rempli sa mission de rendre la musique accessible au terme d'une soirée réussie et pleine d'amour pour Montréal, qui a accueilli Elisapie et les Petits Chanteurs du Mont-Royal devant une foule dense.
Devant le parterre où se sont entassés des spectateurs et spectatrices dans chaque recoin, l'orchestre a proposé un grand programme composé d'œuvres que Yannick Nézet-Séguin s'est amusé à lier à Montréal et au parc du Mont-Royal, quand elles ne l'étaient pas déjà.

Pour la première fois, le grand concert était retransmis en direct dans plusieurs salles de spectacles du Québec, de Saint-Hyacinthe à Petite-Vallée, faisant de l'événement un rendez-vous ne profitant plus uniquement aux Montréalais.
Tout au long de la soirée, Yannick Nézet-Séguin a présenté chaque œuvre et chaque mouvement. En plus de ses parallèles avec la ville et le parc, le chef d'orchestre a décrit leur rythme, leur ambiance et ce à quoi il fallait s'attendre, démystifiant même la Symphonie no 9 de Dvořák, qui a valu à l'OM une ovation debout de l'ensemble du public.
« La symphonie est un beau mot dont il ne faut pas avoir peur », a-t-il dit, avant d'expliquer les influences ayant mené Dvořák à créer son œuvre.
À maintes reprises, la barrière pouvant s'ériger entre la musique classique et le public s'est brisée. Des écrans diffusaient en direct la prestation pour les personnes éloignées dans le parc, leur permettant de voir « de près » les musiciens et leur chef. Ces mêmes écrans ont servi à projeter un jeu-questionnaire plus tôt dans la soirée pour en apprendre davantage sur l'orchestre, le chef et le Chœur Métropolitain. Un passage ludique qui fait passer le temps et nous apprend en même temps beaucoup, comme le fait que Nézet-Séguin est pianiste.

La musique classique véhicule souvent une image élitiste, mais l'OM parvient, à chaque édition, à prouver le contraire en créant des points d'attache, surtout pour celles et ceux qui craindraient de trouver le temps long. Le programme a proposé des pièces que l'on a déjà entendues, puisqu'elles ont souvent été reprises dans la culture populaire, et d'autres plus « visuelles », qui ont laissé libre cours à notre imagination.
« La musique commence là où les mots s'arrêtent », a affirmé le directeur artistique de l'OM lors du concert.
Au cours de cette soirée animée par Fabiola Nyrva Aladin, l'amour pour la métropole et son précieux parc s'est exprimé de multiples façons. Les déclarations de Yannick Nézet-Séguin et d'Elisapie sur leur fierté d'être Montréalais et le choix des compositions, notamment celui du rappel, reflétaient cet amour pour ce lieu qui accueille l'OM depuis 11 éditions.
« Montréal est la plus belle ville du monde », a lancé le chef d'orchestre au public, avant d'ajouter que l'OM et lui-même étaient manifestement en bons termes avec les dieux de la météo, en référence au beau temps qui accompagne toujours l'événement.

Alors que le soleil se couchait derrière les gratte-ciel, plongeant les environs dans l'heure dorée, c'est avec Peer Gynt, suite no 1, d'Edvard Grieg, que ce moment lyrique et rassembleur a débuté. Si le premier mouvement de l'œuvre est traditionnellement associé au lever du jour, comme en témoigne son titre Au matin, son exécution sous le soleil couchant n'en était que plus belle. Dans l'acoustique du parc, chaque note semblait se poser dans l'air, accompagnant les mouvements de la ville qui s'endort et de la nature qui l’entoure.
L'œuvre suivante était une première mondiale, une commande de l'OM à la compositrice Ana Sokolović, présente ce soir-là, qui a voulu représenter, avec Montréal Cirque, le cirque de la vie urbaine. S'en est suivie une œuvre contemporaine remplie de tension, à l'image d'une métropole qui grouille constamment à toute vitesse. Si c'est la pièce qui m'a le moins rejointe musicalement, il n'en demeure pas moins qu'elle est très évocatrice, et on peut facilement imaginer des scènes de la vie dans la métropole grâce à ses rythmes.
L'OM a ensuite invité le public à découvrir l'univers du compositeur, méconnu pour plusieurs, Guillaume Couture, avec Rêverie, composée l'année de la création du parc du Mont-Royal, qui fête d'ailleurs en 2026 ses 150 ans. Une belle occasion de faire découvrir cette œuvre douce et aventureuse, qui invite à la badinerie.

Après la Symphonie no 9 de Dvořák, le public a accueilli chaleureusement Elisapie et les Petits Chanteurs du Mont-Royal, qui ont interprété ensemble Hey, That's No Way to Say Goodbye, de Leonard Cohen, adaptée en inuktitut par la chanteuse pour son album de reprises dans sa langue. Taimaa Qimatsiniungimat a ainsi résonné avec les voix angéliques des choristes, qui ont aussi attendri les cœurs avec Arnaq, tandis qu'Elisapie s'est montrée majestueuse malgré l'espace restreint de la scène.
Un rappel attendait le public pour conclure la soirée sur une note résolument montréalaise. L’orchestre s'amuse souvent à reprendre la Symphonie no 5 de Beethoven, mais cette fois, c'est un autre morceau, qui allait arracher des « wow » à la foule. Un joli clin d'œil prémonitoire avant de jouer Wow, la pièce disco du compositeur québécois et pianiste bien-aimé André Gagnon. Une conclusion menée avec maestria devant un public qui s'est levé pour applaudir et danser.
L'OM au pied du mont Royal est une invitation à partager un moment dans un cadre décontracté. C'est une formule qui continue de séduire le public et qui laisse, chaque été, l'envie de retrouver ce rendez-vous l’année suivante.
Malgré une fin de semaine marquée par une météo capricieuse, la deuxième journée d’Osheaga du 1er ao...
Voir l'article >Les Éditions Scholastic proposent des histoires magiques et profondément humaines aux enfants et ce,...
Voir l'article >Rendez-vous prisé chaque année, le traditionnel concert de l'Orchestre Métropol...
Voir l'article >En collaboration avec le Regroupement des festivals régionaux artistiques indépendants (REFRAIN), at...
Voir l'article >Assister au plus grand nombre de spectacles possible à Osheaga peut s'apparenter à un marathon. Ce s...
Voir l'article >Pluvieuse, cette dernière journée d’Osheaga le 2 août l’a assurément été. Mais ce n’est certainement...
Voir l'article >