Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
C'est à un autre beau concert que nous conviait, le 30 septembre dernier, la Maison symphonique de Montréal. Réunissant l'excellente contralto Marie-Nicole Lemieux, le talentueux chef d'orchestre Jean-Christophe Spinosi et l'orchestre des Violons du Roy, tous les ingrédients étaient présents pour offrir aux spectateurs une soirée éblouissante.
Au programme on retrouvait, dans la première partie, des œuvres de Rossini et de Mozart. Gioacchino Rossini, l'incontournable compositeur d'opéras du XIXe siècle, nous a laissé de très nombreuses grandes œuvres. L'une d'elles, appelée L'Italiana in Algeri, connut d'emblée une grande popularité. Elle ouvrait ce concert, avec un préambule « tout en bulles », léger et pétillant comme du champagne, nommé Sinfonia. La partition va de surprise en surprise, avec une succession de solos de hautbois, d'effets orchestraux saisissants et d'irrésistibles crescendos. Puis, la grande Marie-Nicole Lemieux, cette cantatrice québécoise qui nous remplit de fierté, faisait son entrée sur scène. Riche de sa voix puissante à la ligne magnifiquement tenue, et douée de talents théâtraux indéniables, elle nous a raconté avec expressivité l'histoire de cet opéra bouffe, où une jeune Italienne, Isabella, est enlevée par des pirates et vendue à Mustafa, souverain d'Alger, afin de devenir sa femme. Cependant, la jeune femme déjoue le plan de son geôlier, pour s'enfuir avec son amant Lindoro. Cet opéra est une sorte de turquerie, dans la même veine que L'Enlèvement au sérail.
Les deux scènes suivantes de cet opéra, « Cruda sorte » et « Per lui che adoro », racontent tout d'abord le « sort cruel » dont se plaint Isabella, puis la reprise en mains de son destin, alors qu'elle pose un traquenard à son geôlier, Mustafa, afin de pouvoir lui échapper.
Enfin, le dernier opéra de cette première partie, Cenerentola – autre très grand succès de Rossini, s'inspire du Cendrillon de Charles Perrault. Cet opéra en deux actes raconte comment le prince Ramiro trouve l'amour en la personne d'Angelina, qui subit le mépris constant de son beau-père et de ses deux belles-sœurs.
La deuxième partie du concert s'est ouverte avec la Sinfonia (Il barbiere di Siviglia), un autre opéra très connu de Rossini. Créé en 1816 à Rome, Le Barbier de Séville, avant d'être adapté pour l'opéra, allait d'abord devenir la pièce de théâtre la plus populaire de Beaumarchais. C'est en 1816 que Rossini l'adapta pour l'opéra. Le Barbier de Séville décrit les machinations de Figaro afin d'extirper la belle Rosine des griffes de Bartolo, pour que celle-ci puisse s'unir au jeune Almaviva. Le succès de Rossini est en partie dû à l'alternance des mouvements, dans sa musique. Il passe ainsi de mouvements lents ou modérés à un mouvement rapide, réalisé avec une grande efficacité et une ineffable poésie. Le dernier thème nous laisse une impression lumineuse et espiègle.
La pièce suivante, quant à elle, nous a ramené les Noces de Figaro (Le nozze di Figaro, K.492), de Mozart. Ici, Cherubino confie ses palpitations amoureuses à la comtesse, dans une œuvre en mi bémol majeur. Un haletant allegro vivace exprime son emportement, qui se brise finalement sur un court Adagio, l'un des moments les plus transcendants de l'opéra. Marie-Nicole Lemieux, sublime, a su exprimer toutes les subtilités du texte, et transporter les spectateurs dans cet enfièvrement amoureux.
Enfin, les deux dernières pièces de la soirée, l’Extrait de la Symphonie no 82 en do majeur, Hob.I:82 « L'ours », de Haydn et le retour du Barbier de Séville (Una voce poco fa), de Rossini, sont venues ajouter un élément fantaisiste et sympathique à la soirée. En effet, la complicité et l'amitié entre la contralto et le chef d'orchestre nous ont donné droit à une saynète rigolote. À la fin, le chef d'orchestre a pris Marie-Nicole Lemieux par la taille et l’a fait tourbillonner.
Moment de pur bonheur et de joie pour toute la salle, qui est sorti du concert le sourire aux lèvres et le cœur léger...
Tous les musiciens ont eu droit, bien entendu, à une longue ovation debout...
Pour voir la programmation des Violons du Roy, cliquez ici.
Le 15 mai, le Festival Palomosa a présenté la deuxième soirée de sa troisième édition au parc Jean-D...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >Après avoir présenté Authentique à Montréal en 2023, David Castello-Lopes était de retour à L'Olympi...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >