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Après avoir présenté Authentique à Montréal en 2023, David Castello-Lopes était de retour à L'Olympia avec Délicieux, son second one-man-show, un spectacle fidèle à ce qui fait sa signature : une intelligence désarmante, un humour absurde ultra-documenté et une capacité étonnante à faire cohabiter le rire et l’émotion.
Dès les premières minutes, l’humoriste ouvre le bal en revenant avec autodérision sur sa fameuse vidéo YouTube concernant le Québec, installant immédiatement ce ton à la fois pince-sans-rire, érudit et délicieusement maladroit qui le caractérise si bien.
Car David Castello-Lopes pratique une forme d’humour assez rare : un humour de l’intelligence, si l'on peut dire. Peu d’humoristes peuvent se permettre un numéro entier sur la typographie Futura, qui est autant utilisée chez Adidas, Castorama (le Rona français) que dans la propagande nazie; ou encore analyser pourquoi la lettre « K » semble systématiquement plus cool que le « C » dans les noms de marques et de start-ups. Et pourtant, entre ses mains, ces sujets deviennent irrésistiblement drôles.
Le spectacle enchaîne ensuite des réflexions improbables mais brillantes : l’existence des ressorts et la joie secrète des objets en mouvement, une explication hilarante de l’hypallage (figure de style pourtant loin d’être grand public) ou encore une enquête absurde, minutieuse et fascinante sur l’inventeur du café gourmand.
Ce qui distingue surtout Délicieux, c’est sa forme extrêmement ludique, tout comme c’était déjà présent dans son premier one-man-show Authentique. Projections, faux montages, jingles, couvertures fictives de livres, animations, chapitrage visuel : tout l’univers scénique prolonge l’humour de Castello-Lopes et transforme le spectacle en véritable terrain de jeu intellectuel. Quelques intermèdes à la guitare ou au contrôleur à pads viennent également rythmer la soirée.
Le spectacle bifurque ensuite vers quelque chose de plus intime. Derrière les concepts absurdes et les analyses sociologiques se dévoile peu à peu un homme marqué par le deuil. Orphelin de ses deux parents, « full orphelin » comme il le nomme, David Castello-Lopes partage plusieurs souvenirs familiaux profondément touchants et drôles, notamment autour des amours de jeunesse de sa mère. Et c’est peut-être là que réside la plus grande force du spectacle : réussir à passer de l’érudition au bouleversement sans jamais perdre sa sincérité.
En ressortant de L’Olympia, une impression demeure : celle d’avoir assisté à un spectacle aussi brillant que singulier. Certes, la « méthode Castello-Lopes » est désormais bien installée : mélange de vulgarisation absurde, d’humour analytique et de dispositifs visuels; mais elle reste d’une efficacité redoutable.
Délicieux porte finalement très bien son nom : un spectacle ingénieux, rafraîchissant et profondément humain.
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