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Lorsqu’on pense à Montréal, on pense à la diversité culturelle. Des communautés de partout dans le monde habitent l’Île. Pourtant, sur scène comme à l’écran, il est bien rare de voir les traces de cette diversité. L’ethnologue de formation, Jérôme Pruneau fait le portrait de cette situation dans son dernier ouvrage Il est temps de dire les choses paru le 15 octobre.
Directeur général de Diversité artistique Montréal (DAM), Jérôme Pruneau a la différence culturelle à cœur. Si une personne sur deux à Montréal est issue d’une communauté culturelle étrangère, le portrait n’est pas le même dans le milieu artistique. L’ethnologue a accompagné depuis trois ans plus de 250 artistes «dits» de la diversité dans leur route vers la reconnaissance. Une route parsemée d’embûches et de complications qui ne rend pas la réussite facile. Jérôme souligne fermement que « le talent n’a pas de couleur ou d’origine, il devrait éclater à partir du moment où une chance de le montrer est offerte ».
Selon une enquête menée par Hugo Pilon-Larose de La Presse publiée en janvier dernier, les minorités visibles ont moins de 5% des rôles principaux à la télévision et au théâtre. Et d’ailleurs lorsqu’ils sont aperçus dans des productions artistiques il n’est pas rare de les voir incarner des stéréotypes, allant de la femme de ménage, aux gangs de rues.
Jérôme Pruneau espère que son livre lèvera le voile sur une réalité qui reste tabou dans un milieu qui se dit ouvert d’esprit. «Il est temps de dire les choses, d’en prendre vraiment conscience, de s’asseoir, de se poser les bonnes questions, d’en débattre, et de mettre en place de véritables actions, non pas en mots, mais en actes. Bref, il est temps de se regarder en face, de faire un grand pas en avant, un pas durable. On l’a vu, certains s’y sont mis. Ce n’est pas assez, tout le monde doit s’y mettre.»
Il est temps de dire les choses des Éditions Dialogue Nord-Sud est en librairie depuis le 15 octobre.
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