Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Mercredi soir, à l'occasion du festival Juste pour Rire Montréal, l'Olympia accueillait l'humoriste française Élodie Poux, venue présenter Le Papillon s'envole, une adaptation internationale de son deuxième spectacle Le Syndrome du papillon.
Installée à Montréal depuis plusieurs jours afin de préparer à la fois son spectacle et le gala Juste pour rire qu'elle animera cette semaine, Élodie Poux est montée sur scène devant un Olympia rempli à craquer. Une entrée chaleureusement accueillie par un public déjà conquis.
Dès les premières minutes, l'humoriste démontre qu'elle a pris le temps de s'imprégner de la culture québécoise. Elle s'amuse de ses difficultés de Parisienne à Montréal : attendre le feu vert pour traverser sur un passage piéton, demander aux Québécois de répéter certaines expressions ou encore tenter de comprendre les subtilités de l'accent local. Des observations simples mais efficaces qui créent immédiatement une complicité avec la salle.
Le spectacle s'ouvre ensuite sur l'un de ses numéros les plus connus, consacré à sa perte de poids et à la manière dont le regard des autres change avec l'apparence physique. Elle poursuit avec des réflexions sur la maternité, la charge mentale et le burn-out parental, des thèmes qu'elle aborde avec beaucoup d’autodérision.
Pendant près de deux heures, Élodie Poux enchaîne les personnages avec une énergie impressionnante. Richard, la maîtresse d'école ou encore plusieurs figures de son quotidien qui prennent vie grâce à une interprétation très physique et à un débit de parole parfois vertigineux. Cette capacité à changer instantanément de registre fait partie de ses grandes forces.
L'humoriste prend également plaisir à adapter plusieurs références au public québécois. Quelques répliques font particulièrement mouche, notamment lorsqu'elle affirme être « à l'aise comme un végane dans une cabane à sucre » ou qu'elle qualifie quelqu'un de « pas le castor le plus utile du barrage ». Des clins d'œil qui déclenchent de francs éclats de rire et témoignent du soin apporté à cette tournée internationale.
Son affection assumée pour La Petite Maison dans la prairie donne également lieu à un excellent passage, porté par un excellent sens du récit et du rythme.
Face à un auditoire composé en majorité de femmes, Élodie Poux aborde avec finesse des sujets qui touchent particulièrement son public : la maternité, le corps, la place des femmes en humour ou encore les injonctions du quotidien. Sans jamais tomber dans le discours militant, elle privilégie l'observation et l'autodérision.
On pourrait toutefois reprocher au spectacle quelques longueurs. Certains numéros semblent s'étirer un peu plus qu'ils ne le devraient et gagneraient à être resserrés. Rien qui ne gâche toutefois le plaisir général. Car la grande force d'Élodie Poux réside dans son regard. Elle transforme les petits tracas du quotidien en situations délicieusement absurdes, interprétées avec une aisance remarquable. On ressort avec le sourire, après avoir souvent ri aux éclats.
Élodie Poux sera de retour sur la scène du Théâtre Maisonneuve le samedi 18 juillet pour animer le gala La dernière volonté où elle se retrouvera plongée dans une aventure aussi absurde qu’émouvante, entourée d’artistes français et québécois venus rendre hommage à un illustre inconnu.
Mercredi 15 juillet, le Festival d’été de Québec a plongé le public dans les années 2000 et 2010 ave...
Voir l'article >De ses premiers concerts à Québec, à la galerie Rouje, jusqu’à ses passages au FEQ au fil des ans, P...
Voir l'article >Au début des années 90, la famille Lespérance s’envolait vers la Floride, traînant avec elle les rêv...
Voir l'article >Jeudi 9 juillet, au Théâtre Hector-Charland, c’était soir de première québécoise de l’hilarante et a...
Voir l'article >La huitième journée du Festival d’été de Québec, jeudi soir, a donné lieu à des prestations d’artist...
Voir l'article >Après avoir dévoilé le 24 juin dernier sa longue liste, le Prix de musique Polaris a dévoilé les dix...
Voir l'article >