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Chaque année, les chansonneurs et les chansonneuses vivent, dans le cadre des Escales en chanson, des moments de complicité, de création et d’exploration qui nourrissent leur projet artistique. Alors que la cohorte 2026 poursuit son parcours, atuvu.ca s’est entretenu avec trois de ses participants peu avant leur départ pour Petite-Vallée, où ils séjourneront jusqu’au 4 juillet.
Cette initiative, portée par le Festival en chanson de Petite-Vallée, offre un environnement propice au développement artistique grâce à des formations, du mentorat, des occasions de visibilité et de nombreuses expériences scéniques.
Cette année, le public pourra découvrir huit artistes aux univers bien distincts.
La cohorte 2026 réunit le violoneux et chanteur indie folk Aleksi Campagne, la chanteuse pop et comédienne Maude Cyr-Deschênes, l’auteur-compositeur-interprète fransaskois Ponteix, qui a récemment lancé l’album Le canadien errant, coréalisé avec Louis-Jean Cormier, et l’auteure-compositrice-interprète Claudia Thom, dont l’univers musical évolue désormais vers des sonorités pop-rock.
On y retrouve également Thomas Ariell, auteur-compositeur-interprète country folk ayant récemment lancé le EP Entre deux eaux, Florence Breton et ses influences indie pop, la chanteuse et multi-instrumentiste Julie Anne Miquelon, diplômée de l’École nationale de la chanson en 2024, et Otto, projet musical d’Antoine Bernard.
Les Escales en chanson réunissent huit artistes aux parcours différents, mais surtout huit artistes unis par une même passion pour la musique.
« Je trouve ça génial que les Escales puissent offrir un terrain de jeu vaste […] C’est sûr que dans le fait de s’entre-accompagner entre nous, ça va nous faire sortir de nos zones de confort, essayer de faire un peu de remue-méninges en trouvant des arrangements auxquels on n’aurait pas pensé d’habitude », affirme Julie Anne Miquelon. Pour celle qui a commencé à suivre des cours de chant à l’âge de huit ans, cette cohorte est aussi rassemblée par la curiosité, une composante essentielle dans un projet artistique.
Pour Ponteix, alias de Mario Lepage, c’est aussi une expérience de rapprochement dans le groupe. « C’est quand même des moments avec beaucoup de vulnérabilité où on se partage des idées de chansons, des textes. On se met vraiment à fleur de peau pour voir ce qui en découle. »
De son côté, Claudia Thom souligne que s’unir permet aussi de découvrir et surtout de sortir de sa zone de confort, ce que les Escales encouragent.
La cohorte, qui a pris la route de Petite-Vallée le 15 juin pour s’y établir jusqu’au 4 juillet, dernier jour du festival, a déjà vécu une résidence préparatoire du 8 au 10 juin 2026 à L’Ampli de Québec avec Paule-Andrée Cassidy : une expérience stimulante, selon Claudia Thom.
« On a eu de l’écriture, de l’interprétation, mais c’était vraiment différent de toutes sortes de formations que j’ai déjà vécues. Surtout, on avait une formation d’interprétation sans parler faque c’était très corporel, puis j’ai full trippé, on s’est tous découverts sans nos musiques, donc vraiment en tant qu’individus », complète-t-elle.
Ponteix, qui a souvent visité Petite-Vallée depuis son adolescence, a également apprécié le fait d’avoir pu travailler avec Paule-Andrée Cassidy. « Ça a été super enrichissant de peaufiner [et travailler sur] mon écriture, de collaborer avec d’autres gens pour connaître leur approche aussi. »
Plus largement, pour lui, les Escales en chanson insufflent un esprit d’ouverture, notamment en contribuant aux projets des autres.
« En fin de résidence, on se demandait, tu sais, c’était quoi notre bout préféré, puis là, c’était comme un highlight de groupe [de dire] “Ça m’a challengée, mais j’ai aimé ça.” », évoque avec assurance Claudia Thom.
« [Les] ateliers qu’on a fait avec Paule-Andrée, j’ai trouvé ça vraiment complet dans l’approche de l’écriture, puis dans l’approche de l’interprétation. Paule-Andrée a un bagage infini de connaissances dans ces deux sphères-là. […] On a su en retirer chacun et chacune ce qu’on ne connaissait pas encore ou ce qu’on avait besoin de comprendre », explique Julie Anne Miquelon.
« En seulement trois jours, on s’est tellement ouverts et rapprochés rapidement », constate-t-elle, attribuant cela en partie aux ateliers d’interprétation et de jeu de corps.
Au moment de l’entrevue, juste avant leur départ, les trois artistes ont exprimé leur hâte de se retrouver, de jouer ensemble et de vivre pleinement l’expérience à Petite-Vallée.
« On n’a pas encore fait de musique ensemble, ça va être une belle surprise en Gaspésie. On ne s’est pas entendus chanter, jouer de la musique, on n’a pas jammé ensemble non plus », poursuit Julie Anne.
Ponteix, qui connaissait déjà le projet d’Aleksi Campagne et de Thomas Ariell, a « bien hâte d’être capable de non seulement les découvrir, mais aussi de participer dans leur univers musical. ». « Ça faisait quelques années que je n’étais pas allé à Petite-Vallée. J’ai aussi joué pendant le festival. [...] C’est un lieu qui est vraiment près de mon cœur, j’essaie toujours d’y revenir », ajoute-t-il.
Pour les trois chansonneurs, les Escales en chanson sont une occasion de peaufiner, voire de mieux définir la direction artistique de leur projet. Pour Mario Lepage, c’est un moment pour réfléchir à son prochain album : « Je pense que ce sera vraiment un bon moment pour moi de processus créatif et d’écriture de texte. »
Pour Julie Anne, qui a déjà participé au Camp Chanson par le passé, impossible de ne pas songer au paysage environnant. « C’est fou comment le lieu influe sur l’imaginaire », s’exclame-t-elle. « Puis le fait de créer là-bas, surtout avec des gens qui sont tout autant amoureux et amoureuses que moi de la musique, ça va tellement faire du bien. »
Une représentation de fin de résidence aura lieu le 20 juin. Les artistes se produiront ensuite le 26 juin au Théâtre de la Vieille Forge pendant le festival, et le 28 juin au Camp chanson pour un petit-déjeuner en formule acoustique. Puis, quatre artistes se produiront le 3 juillet et les quatre autres le 4 juillet au Camp chanson. Retrouvez la programmation sur ce lien.
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