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Jusqu’au 7 février, le Théâtre Prospero présente Le langage clair, une pièce écrite et mise en scène par Amélie Dallaire. Ce qui commence par une simple envie de partir camper laisse entrevoir une perspective plus philosophique, où ordre, chaos, complexités de la communication et difficulté à nommer ce que l’on ressent s’entremêlent.
L’histoire part simplement de la volonté de Nicole d’aller faire du camping pour quelques nuits, pour la première fois de sa vie. Elle voit son entourage s’immiscer dans l’organisation de son projet : les avis se multiplient et les questionnements fusent. Dans son petit appartement, le matériel de camping s’accumule, tandis que Nicole peine à clarifier ses pensées et ses émotions.
Le langage clair s’inscrit dans la continuité de Limbo, une pièce créée au Théâtre aux Écuries en 2021, puis reprise au Prospero en 2024. On y retrouvait déjà un univers marqué par le chaos, la réflexion philosophique et les questionnements existentiels.
En entrevue, l’artiste multidisciplinaire explique que cette nouvelle œuvre prolonge ses intérêts pour la communication. Elle évoque notamment le philosophe français Henri Bergson, qui « parle beaucoup de l’échec du langage ».
« On dirait que ça m’a vraiment frappée quand je suis tombée là-dessus, dans des recherches sur le langage, parce qu’en fait, le titre m’est venu en premier, mais je ne savais pas encore de quoi ça allait parler », ajoute-t-elle. La metteuse en scène précise que ce qui l’intéresse particulièrement dans le langage et la communication, c’est la difficulté que l’on a à partager et à exprimer ses idées ou ses émotions, comparativement à la réalité.
« Quand on veut parler d’une émotion, admettons qu’on est triste, on dit “je suis triste”, mais c’est pas ça, notre émotion, ce n’est peut-être pas ce mot-là. Peut-être que pour l’exprimer, il faudrait utiliser des formes ou des couleurs, que c’est plus riche que ça, que ce mot-là. Mais le “triste”, ça fait que nos conversations s’entendent sur “ah ok, t’es triste, je comprends” en général. C’est comme un terme générique pour décrire un sentiment qu’on associe à ça. »
La metteuse en scène souligne qu’écrire des mots l’intéresse autant que de ne pas les écrire. Mettre en scène ses propres textes lui permet de poursuivre une écriture qui ne passe pas uniquement par le verbal. Elle insiste sur l'intérêt de montrer comment une émotion s’exprime, car « des fois, on trahit ce qu’on pense, ce qu’on ressent. Je trouve ça intéressant d’essayer de capter ça et de l’indiquer aux spectateurs. »
Selon elle, Nicole utilise une multitude de mots pour décrire un sentiment qu’elle n’associe en réalité pas au camping : le mot lui-même n’éclaire « pas du tout son désir », pour reprendre ses mots.
« Ce sont les autres qui traduisent pour elle tous ces mots en “Ah, ok, tu veux faire du camping.” Mais elle, c’est pas exactement ça. C’est d’autres choses, mais c’est comme s’il n’y avait pas un mot générique qui exprimait son désir réel. »
Amélie Dallaire élargit sa réflexion à une dimension plus universelle, soulignant qu’au quotidien, il est rare que l’on prenne le temps de s’arrêter sur nos besoins, nos envies et la façon de les exprimer. « En tout cas, j’ai l’impression de beaucoup m’être laissée porter par la vie, par les autres. »
Si, dans le fond, Le langage clair dépasse la simple histoire de camping et est porté par un élan philosophique, Amélie Dallaire tient toutefois à nuancer qu’elle ne souhaite pas que le public s’attende à une pièce trop profonde.
« J’essaie de suivre mes intuitions. Oui, je me nourris beaucoup intellectuellement et philosophiquement, mais, dans la création, j’essaie aussi d’écouter ma pièce », explique-t-elle. L’œuvre s’inspire également de sa propre anxiété, ainsi que de son attirance pour les notions d’organisation et de chaos.
L’auteure précise être attentive dans son travail aux propositions de l’équipe de création, des concepteurs et conceptrices, sans oublier les interprètes.
« Je pense qu’il y a des surprises qui font que c’est surprenant et drôle. Les personnages sont attachants, puis il y a une trame quand même où on essaie de préparer Nicole à partir en camping », résume-t-elle.
Le langage clair est porté sur scène par Louise Bombardier, Raphaëlle Lalande, Lior Maharjan, Marie Reid et Gabriel-Antoine Roy. Cette création d’Amélie Dallaire est présentée jusqu’au 7 février au Théâtre Prospero. La représentation du 28 janvier sera suivie d’une rencontre avec l’équipe.
Pour plus d’informations sur la pièce et pour la billetterie, consultez ce lien.
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