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En ce froid vendredi matin du 16 janvier, la Maison symphonique résonne probablement encore suite au déferlement d’applaudissements qui, la veille, a récompensé les prestations de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) — dirigé par le fougueux maestro Rafael Payare — et d’Emanuel Ax, le réputé pianiste invité.
La réputation d’excellence et de perpétuel dépassement de l’OSM, et de son prestigieux chef, n’est plus à faire et le talent du pianiste Emanuel Ax, qui a déjà remporté huit Grammy Awards, a depuis longtemps été reconnu, célébré et récompensé.
Une note au programme nous informe que le concertiste et virtuose « Emanuel Ax est l’un des plus grands pianistes de notre temps », qu’il est « né de parents polonais […] en Ukraine » et qu’ « il a déménagé avec sa famille à Winnipeg, au Canada, lorsqu’il était jeune garçon. » Voilà pour les présentations.
En première partie, on nous proposait d’abord Invitations d’Isabella Gellis (née en 1997), une courte pièce de 12 minutes — création mondiale et commande de l’OSM — suivie du Concerto pour piano no 3 en do mineur, op. 37 de Ludwig van Beethoven (1770-1827), une œuvre en trois mouvements d’une durée totale de quelque 34 minutes.
L’apothéose de la soirée a été la deuxième partie entièrement consacrée à la grandiose Symphonie no 5 en si bémol majeur, op. 100 de Sergueï Prokofiev (1891-1953), un magistral chef-d’œuvre d’une durée de 46 minutes.
Invitations, de la compositrice canado-britannique Isabella Gellis, ne m’a pas laissé de souvenir impérissable. Bien que la chose ne dure que 12 minutes elle m’a paru interminable. À mon humble avis — qui n’engage toujours que moi — c’est une pièce d’allure expérimentale archi moderne, ennuyeuse et intrinsèquement soporifique.
Mme Gellis est, dit-on, « inspirée par la tactilité, qui se traduit pour elle par l’exploration physique des instruments. C’est le son lui-même et pour lui-même qui est au centre de ses univers sonores ». Élégante formulation qui a failli me faire apprécier la dite « exploration ».
Malgré mon bémol personnel, la compositrice est montée sur scène après exécution de l’œuvre par l'OSM et a été chaudement applaudie prouvant, encore une fois, que tous les goûts sont dans la nature et que ni mes préférences ni mes opinions ne font loi.
Et puis l’époustouflante prestation pianistique du virtuose Emanuel Ax est venue racheter et terminer la 1re partie avec le Concerto pour piano no 3 en do mineur, op. 37 de Beethoven. Ce précieux joyau classique est empreint de fougue et de romantisme et offre, sinon des affrontements, du moins de nombreux et riches dialogues virtuoses entre le piano et l’orchestre.
Crédit photo: Nigel Parry
Nombre de gammes et d’arpèges ponctuent l’œuvre et contribuent à la rendre planante, fascinante et spectaculaire. Emanuel Ax a parfaitement saisi l’occasion de confirmer et d’affirmer sa notoire maestria du piano, alors que l’OSM s’est fait plus que valeureux protagoniste et allié pour nous gratifier d’un mémorable concerto.
En retour de la très chaleureuse et insistante ovation debout que la salle lui a réservée, l’émérite pianiste nous a offert un court et envoûtant rappel qu’il n’a cependant pas jugé bon d’identifier, comme c’est hélas trop souvent la coutume lors d’un concert classique. Alors, si le rappel nous a plu, débrouillons-nous donc pour en découvrir le titre et le nom du compositeur.
En deuxième partie nous avons été soufflés et époustouflés par la Symphonie no 5 de Prokofiev. Une œuvre épique — composée durant la Seconde Guerre mondiale — qui, incidemment, prouve la théorie de la relativité d’Einstein voulant, entre autres choses, que la perception de la durée soit variable : quand l’orchestre s’est finalement tu, je n’en revenais tout simplement pas que 46 minutes se soient écoulées aussi rapidement, à la vitesse de l’éclair.
Crédit photo: Gabriel Fournier
Cette symphonie, qui se veut être l’expression des divers aspects de l’âme humaine, est l’une des plus célèbres de Prokofiev et « lui a valu de grands éloges des hauts dirigeants de l’Union soviétique. Il s’agit de sa première symphonie considérée comme “'soviétique”. » Elle « traite de la transcendance de l’humain face aux grands drames de la vie. » Et comment cela se traduit-il en musique ? Spectaculairement !
Durant son exécution on ne s’ennuie pas un seul instant. Elle regorge de moments forts, frénétiques, exaltants. La musique y est passionnée et exubérante. Les cuivres et les percussions ont un important rôle à y jouer et y font régulièrement sentir leur indispensable présence. Les cordes et les vents ne sont pas en reste parce que toutes les sections de l’orchestre sont très généreusement mises à profit.
L’œuvre propose de courts moments d’apaisement, de langueur et même de grandiloquence, suivis de nombreux sursauts orchestraux et d’explosions musicales qui nous soulèvent et nous en mettent plein les oreilles. La musique y est aussi réactive qu’évocatrice et changeante… comme l’âme humaine qu’elle évoque.
Dans sa direction d’orchestre, le maestro Payare multiplie les gestes amples et énergiques qui prennent parfois allure de danse contemporaine chorégraphiée. Il se donne pleinement et passionnément et ses musiciens récompensent ses efforts en lui offrant d’impeccables et mémorables prestations.
Sans surprise, l’ovation debout a été aussi bruyante, spontanée et insistante que grandement méritée. Voilà un autre triomphe à porter au compte de l’OSM.
Ce même formidable concert sera repris à la Maison symphonique ce samedi 17 janvier à 14 h 30. L’OSM est présent dans les médias sociaux et vous invite à fréquenter son site internet pour en apprendre davantage à son sujet, consulter son calendrier et vous procurer des billets pour un prochain concert.
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