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Vendredi 24 octobre, à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, l’Orchestre classique de Montréal (OCM) — sous la direction du maestro québécois Simon Rivard, directeur musical du Edmonton Opera — nous conviait à une soirée d’opérettes viennoises, présentée par la mécène Vanda Treiser en collaboration avec l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et la Société autrichienne de Montréal.
Le programme a été presque qu’entièrement consacré aux œuvres de Johann Strauss II, dit Johann Strauss fils et surnommé « le roi de la valse », dont on célèbre incidemment le 200e anniversaire de naissance cette année.
Pour l’occasion l’OCM accueillait quatre actuels stagiaires canadiens de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, soit la soprano Odile Portugais, la mezzo-soprano Tessa Fackelmann et les barytons Colin Mackey et Jamal Al Titi.

Comme l’affirmait le texte promotionnel de l’événement : « À mi-chemin entre l’opéra et la comédie musicale, l’opérette autrichienne se distingue par sa vivacité, son humour, et son irrésistible charme mélodique. Portée par les valses, polkas et airs enjoués, elle capture l’esprit festif de la Vienne du XIXe siècle, où élégance et légèreté se rencontrent. » Je ne saurais mieux résumer l’esprit de l’opérette, ce pétillant et exubérant univers musical, dont j’apprécie énormément les œuvres majeures depuis déjà fort longtemps parce qu’il surabonde de mélodies planantes et enivrantes.
Le programme de la soirée se composait d'extraits de La Chauve-Souris (Die Fledermaus) et Le Baron tzigane (Der Zigeunerbaron) de Johann Strauss II (1825-1899); de La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) et Amour gitan (Zigeunerliebe) de Franz Lehár (1870-1948); ainsi que quatre pièces orchestrales de Strauss II, soit l’ouverture de La Chauve-Souris, la Valse de l’empereur, op. 437, la Pizzicato Polka et « La valse des lagunes (Lagunen Walzer), op. 411 » de l’opérette Une nuit à Venise (Eine Nacht in Venedig).
L’OCM étant à la base un orchestre à cordes, regroupant présentement 18 musiciens incluant le chef et une pianiste, le son n’est forcément pas aussi grandiose et majestueux que lorsqu’il est produit par un gros orchestre symphonique ou philharmonique. Ceci dit, grâce à d’inspirés arrangements — majoritairement, mais pas exclusivement, de Simon Rivard — on en vient facilement à oublier la dimension réduite de l’orchestre tellement sa prestation est impressionnante et nous en met plein les oreilles. Tous ces valeureux musiciens se sont surpassés pour nous faire vivre une très agréable incursion dans le fascinant monde de l’opérette viennoise.

À mon humble avis, les quatre chanteurs et chanteuses invités nous ont livré de très solides prestations tant au niveau du chant que du jeu. Grâce à la judicieuse mise en scène de Thomas Lussier, les solistes ont pu nous démontrer toute l’ampleur de leur théâtralité.
Sans amplification les voix étaient néanmoins parfaitement audibles et amplement volumineuses. Bien que tous les quatre m’aient franchement impressionné, mes coups de cœur, si je dois absolument choisir, sont allés à la mezzo-soprano Tessa Fackelmann et au baryton Jamal Al Titi, eux dont j’ai particulièrement apprécié la technique vocale, le contrôle, le volume de la voix et le jeu des plus expressifs. C’est avec grand intérêt que je vais suivre l’évolution de la carrière de chacune de ces quatre recrues de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal car elles ont toutes du talent à revendre.

Aussi, les quatre pièces orchestrales ont été magnifiquement rendues, enlevantes et même planantes à souhait, particulièrement la Valse de l’empereur et la Valse des lagunes.
La soirée s’est déroulée de 19 h 30 à 21 h 15, incluant un entracte de vingt minutes. Au total ce sont soixante-cinq minutes de ravissement bien comptées qui nous ont été offertes. On en aurait pris bien davantage. Le tout s’est terminé par une longue et chaleureuse ovation debout et une insistante salve d’applaudissements légitimement mérités. Encore !

L’opérette est une intarissable source d’irrépressibles vers d’oreille, ce pour quoi j’aimerais tant que l’Opéra de Montréal nous en présente régulièrement. De Johann Strauss II, bien sûr, mais également du très inspiré Franz Lehár et du génial Emerich Kálmán (1882-1953), dont je ne déplorerai jamais assez l’indifférence totale dont sa musique semble faire l’objet et le fait que l’on n'entende malheureusement jamais deux de ses absolus chefs-d’œuvre en particulier, soit les éminemment lyriques opérettes Gräfin Mariza (Comtesse Mariza) et Die Csárdásfürstin (La Princesse Gitane), deux enivrantes œuvres foisonnantes d’exaltante musique d’inspiration gitane.
Quand l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), ou l’Orchestre métropolitain (OM), ou tout autre orchestre québécois d’ailleurs, consacrera-t-il enfin un concert entier à rendre hommage aux émérites compositeurs Franz Lehár et Emerich Kálmán ? Disons que, par élémentaire souci de survie, je ne retiendrai pas ma respiration d’ici à ce que le miracle se produise.
L’OCM vous invite à fréquenter son site internet pour en apprendre davantage à son sujet, consulter son calendrier et vous procurer des billets pour un prochain concert.
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