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Jeudi 2 octobre, à la Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal, le Norvégien Leif Ove Andsnes est venu nous offrir un éblouissant concert de pyrotechnie pianistique.
Mondialement connu et reconnu, ce chambriste passionné, ce virtuose du clavier — qui, jusqu’à présent, a enregistré pas moins de 50 albums — souvent honoré et récompensé, a été qualifié de « pianiste d’une élégance, d’une puissance et d’une perspicacité magistrales » par le New York Times.
Trois œuvres spectaculaires étaient au programme. Les voici dans l’ordre de leur présentation :
Sonate pour piano en mi mineur, op. 7 (1865, révision 1887), en quatre mouvements d’une durée totale d’environ 19 intenses minutes, d’Edvard Grieg (1843-1907)
Carnaval, op. 9 (1834-1835) de Robert Schumann (1810-1856). Une suite de 21 courtes pièces totalisant quelque 30 fascinantes minutes.
Vingt-quatre préludes, op. 28 (1838-1839) de Frédéric Chopin. Enlevante suite qui fait planer l’auditeur durant au moins 35 minutes.
Grieg a composé sa sonate alors qu’il n’était âgé que de 22 ans. L’œuvre se compose de quatre mouvements contrastés allant de la berçante langueur jusqu’à l’excitante frénésie. Je l’ai trouvée agréable à découvrir et à entendre sans qu’elle ne m’ait laissé pour autant une irrépressible envie de la réentendre. Pour le pianiste, elle déborde d’occasion d’étaler sa virtuosité et de jouer avec nuances; pour l’auditeur, elle offre des moments surprenants, de par sa facture moderne, mais n’en génère pas pour autant de persistants vers d’oreille à emporter chez soi.

Carnaval, op. 9 de Schumann — qui se décline en 21 « miniatures », regorge également de moments captivants et se veut être l’évocation d’un bal masqué où « se déploie tout un univers schumannien : intime, poétique, instable, fait d’élans contradictoires ». Avec des titres de mouvements tels que « Pierrot, Arlequin, Valse noble, Coquette, Chopin, Papillons, Pantalon et Colombine, etc. », l’auditeur peut effectivement s’attendre à en entendre de toutes les couleurs... musicales.
La palette sonore proposée est très variée au niveau de l’image ou de la situation évoquée, du tempo, de l’atmosphère suggérée et du degré de virtuosité exigée du pianiste. L’œuvre révèle certes tout le génie du compositeur, et l’incontestable maestria exigée de l’interprète, mais ne vous renvoie pas à la maison en proie à une infestation de vers d’oreille. De mon siège j’avais une vue directe sur le clavier et mes yeux ont ainsi pu goulûment profiter du spectacle qui leur était offert quand la gymnastique digitale s’exécutait régulièrement à vitesse vertigineuse.
J’ai voulu assister à ce concert principalement, sinon exclusivement, à cause de la présence au programme de Frédéric Chopin, compositeur que j’admire tout particulièrement pour son romantisme, son génie et sa maîtrise de l’art de créer des mélodies mémorables qui nous hantent longuement après la fin d’un concert. Je lui suis redevable de quelques vers d’oreille classiques dont je ne voudrais surtout pas me débarrasser.
À mon humble avis, la touche Chopin se ressentait dans chacun des 24 préludes entendus et magnifiquement bien rendus par un émérite pianiste qui a su passionnément et expertement naviguer sur une mer d’émotions, tantôt calme, tantôt agitée et même démontée, du monde intérieur de Frédéric.
Une note au programme nous présentait « l’ensemble » comme « une mosaïque mouvante dans laquelle chaque fragment capte une couleur, un souffle, une émotion et dont la succession rapide crée un sentiment d’ivresse et de vertige. » Ô combien élégamment cette citation convie-t-elle mon propre ressenti !

Sans pour autant être devenue ma favorite de Chopin, cette œuvre – ce chapelet de 24 étincelantes petites perles – m’a séduit et fait planer. Des trois chefs-d’œuvre au programme c’est celui que je rechercherai et réécouterai avec plaisir. Du Chopin c’est rien de moins que de la drogue douce, qui cause néanmoins l’accoutumance.
Le prodigieux pianiste s’est mérité des bravos, de longues salves d’applaudissements et des ovations debout à répétition; ce qui, en retour, nous a permis de lui soutirer deux courts rappels : un Debussy et un Grieg (?), si j’ai bien compris le musicien, qui s’adressait sans micro à une foule fort nombreuse s’étant déplacée pour l’occasion.
Ce concert était le tout 1er de la saison 2025-26 de la Salle Bourgie, qui a beaucoup à vous offrir en termes de qualité et de diversité. Parcourez son site internet pour en apprendre davantage sur sa programmation ou pour vous procurer des billets. Apprenez-en davantage sur Leif Ove Andsnes en parcourant son site internet.
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