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Samedi 1er août, à la Chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, située au sein de la Basilique Notre-Dame de Montréal, dans le cadre des Rendez-vous Musicaux Notre-Dame, le Trio De Rosa nous conviait à un relevé et planant programme composé de séduisantes pièces classiques jadis incorporées à la trame sonore de différents films datant de 1940 à 2017.
L’architecture de la chapelle Notre-Dame-du-Sacré-Coeur est tout simplement grandiose. Son cadre exceptionnel et inspirant offre nombre de sculptures et d’enjolivures. Jugez-en par la photo ci-dessous provenant du site internet de la basilique Notre-Dame.

Le Trio De Rosa réunit trois musiciens de formation classique :
Le pianiste et compositeur Enzo De Rosa, natif d’Italie et résident de Montréal, récipiendaire de nombreux prix en Italie et à l’international au fil de sa carrière, poursuit un travail de création et de collaboration pour des compositions destinées au cinéma, au documentaire, au théâtre et à la musique populaire. Il a déjà travaillé sur de très nombreuses productions cinématographiques, également pour la télévision, l’opéra et des enregistrements de CD;
L’émérite violoniste et bachelière en économie Olga Murysina, née en Russie et établie à Montréal, joue de son instrument depuis l’âge de 4 ans. Elle s’est produite à travers le monde et a joué avec plusieurs orchestres;
Le polyvalent violoncelliste Dmitry Babich est diplômé du célèbre conservatoire Tchaïkovsky de Moscou et réside à Montréal depuis 2010. Il a œuvré à l’international au sein de divers quatuors et orchestres, notamment à titre de soliste. Depuis 2011 il enseigne le violoncelle dans trois établissements d’enseignement de Montréal.
Justine McIntyre, pianiste de formation classique, ex-conseillère municipale de la ville de Montréal, présentatrice, chroniqueuse, consultante et actuelle candidate du PLQ dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, a agi à titre de narratrice pour animer le concert et permettre au public, via ses commentaires, de situer l'oeuvre dans son contexte cinématographique.
Le programme s'est décliné en quinze joyaux musicaux, œuvres de compositeurs aussi variés et géniaux que F. Schubert, G.F. Handel, R. Strauss, A. Khachaturian, J. Strauss, A. Ponchielli, C. Debussy, D. Chostakovitch, M. Skoryk, M.T. von Paradis, L. v. Beethoven, W.A. Mozart et P. Mascagni.
On a, entre autres, pu entendre les chefs-d’œuvre suivants :
Du film Barry Lyndon (1975), « Cavatina » (Il Barbiere di Siviglia) de G. Paisiello, avec lequel le concert a pris son envol;
De 2001 : L’Odyssée de l’Espace (1968), l’immensément populaire « Sunrise » (Also sprach Zarathustra) de R. Strauss, que le pianiste a joué en solo, et l’immortel Beau Danube bleu de J. Strauss;
De Fantasia (1940), l’envoûtant Clair de lune de C. Debussy;
De Le Taon (Ovod) (1955), « Thème principal » joué par Justine McIntyre, avec permission du maestro De Rosa, et Romance de D. Chostakovitch;
De Immortal Beloved (1994), le fascinant Adagio sostenuto — Sonate no 14 — dite Au clair de lune de L. v. Beethoven, jouée en solo par le pianiste;
D’Elvira Madigan (1967), le célébrissime Andante — Concerto pour piano no 21 de W.A. Mozart;
Love Walzer, une composition d’Enzo De Rosa, jouée en solo au piano;
De Raging Bull (1980) et Le Parrain III (1990), l’intemporel, transcendant et incroyablement romantique « Intermezzo », de l’opéra Cavalleria Rusticana de P. Mascagni. J’adore ardemment cet « Intermezzo » depuis que je l’ai découvert il y a quelques décennies.
D’abord, sachez que ce concert a été conçu pour être une expérience immersive combinant musique en direct, narration et projections vidéo.
Les prestations musicales sont donc habituellement accompagnées de projections d’extraits de films — emblématiques de célèbres réalisateurs tels que Stanley Kubrick, Martin Scorsese, Francis Ford Coppola et Steven Spielberg — sur un écran géant situé derrière les musiciens.
Cependant, cette fois-ci, c’est un écran de dimensions fort modestes, placé à l’écart, qui a été utilisé « pour ne pas bloquer la vue du majestueux retable », comme l'a mentionné la narratrice au tout début du concert. L'immersion souhaitée en a donc un tantinet souffert. Du point de vue du spectateur, le discret petit écran était situé à hauteur d’homme à gauche des musiciens.
Incidemment, à mon humble avis qui n’engage que moi, la géniale musique classique se suffit amplement à elle-même et peut aisément se passer de l’image, d’où le titre de cette critique. C’est pourquoi, de mon siège en 2e rangée à l’avant, c’est à peine si j’ai jeté deux ou trois coups d’œil furtifs à l’écran — qui me distrayait aussitôt de la musique — durant toute la durée du concert.
L'enivrante musique a récompensé l'exclusive et indéfectible concentration que je lui ai consacrée en me faisant irrésistiblement planer. Mon cinéma intérieur s'est chargé des images. J’ai grandement apprécié l’intégralité de ce concert même en ignorant volontairement la quasi-totalité des projections. C’est ça le pouvoir suggestif de la grande musique, tout spécialement lorsqu'elle est jouée par de tels éminents virtuoses!
En cliquant ici, voyez et écoutez un extrait de ce grisant concert, qui a valu aux valeureux et surdoués musiciens une ovation debout finale des plus amplement méritée.
Faites plus ample connaissance avec le Trio De Rosa et consultez une biographie plus élaborée de chacun des musiciens en visitant le site internet de Monique St-Jean, agente de spectacles et artistes. Quant aux Rendez-vous musicaux Notre-Dame de Montréal, ils ont encore plusieurs emballants concerts à vous proposer : consultez la programmation 2026-2027 et profitez-en pour vous procurer des billets.
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