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Samedi 18 avril, la Casa del Popolo a eu la chance d’accueillir pour sa première tournée Icarus, le chanteur-compositeur-interprète de Long Island Jared Benjamin. Même dans ses imperfections, la soirée a été parfaite de la première à la dernière note, et le public a répondu présent pour acclamer les artistes de la soirée.
C’était la première fois que je me rendais à la Casa del Popolo pour un show. La salle a ces airs de pièces underground dans lesquelles se sont sûrement rencontrés des rebelles pour fomenter leurs plans. Bien qu’elle soit petite, elle n’en demeure pas moins un lieu incontournable de la scène indie-rock montréalaise. C’est donc dans cette atmosphère particulière que la soirée a commencée, et quelle soirée !
En première partie, l’audience a découvert Harrison Boe, chanteur-compositeur indépendant du Nebraska cruellement méconnu. C’est tout en vulnérabilité qu’il a partagé avec nous ce début de concert. La première chose à noter à propos de Harrison, c’est qu’il se suffit à lui seul. Armé de sa guitare, il nous ouvre les portes de son monde folk-pop, nous raconte sans détour son histoire, le chemin parcouru et les embûches rencontrées. Bien que ses textes soient pleins de mélancolie, le chanteur dégage une énergie lumineuse, comme celle qui vous enveloppe tendrement au crépuscule.
Sa voix est douce et légère, mais porte une fatigue émotionnelle qui donne vie à ses textes, et nous invite à découvrir le positif dans les émotions négatives. Une prestation de Harrison Boe, c’est un véritable dialogue avec un artiste authentique. Il tâtonne sur scène, se perd dans les paroles de sa chanson parce que trop occupé à sourire à nos réactions. Son passage se termine en apothéose : avec seulement sa voix, sa guitare et son looper, il nous crée une mélodie complète qui n’a pu que s’accompagner de nos applaudissements.
La seule chose avec la Casa del Popolo, c’est qu’il y fait extrêmement chaud. Comptez sur Jared Benjamin pour faire augmenter la température. Dès son arrivée, le ton est donné avec sa chanson « Bullet », titre phare de son album Icarus. L’énergie explose, le public est, à juste titre, déchaîné.
Pour expliquer cet engouement, il faut d’abord parler de Adam Skye, le batteur. Le regard est inexorablement attiré par sa présence imposante derrière ses percussions. Il ne fait pas que battre le rythme, non. Il vit chaque morceau, se lève de son tabouret, chante et ce, sans jamais perdre son sourire. Il s’amuse comme un enfant dans un magasin de jouets, et cette joie d’être présent se transmet jusqu’au fond de la salle. En même temps, il glisse continuellement des regards vers les deux autres, vérifie avec eux les temps, partage ce moment si spécial grâce à un contact visuel qui les lie au moment présent.
Ce dernier est régulièrement tourné vers le bassiste, Matias Malagardis. Plus discret sous son bonnet, il reste une présence sereine sur scène. C’est lui qui recentre l’énergie, qui permet à la musique de s’écouler sans encombre. Là aussi, son regard ne quitte jamais vraiment ses compères. Logiquement caché par le chanteur principal, il bénéficie d’une certaine discrétion qui lui permet de se tourner vers le batteur et d’échanger de réels moments de complicité. Le show n’aurait vraiment pas été le même sans ces deux musiciens.
Et puis il y a Jared Benjamin. Le chanteur indépendant appelle naturellement à lui l’attention de toute la salle. Sa présence s’impose, sa voix envoûte. D’un côté, il y a les textes. Ses chansons se caractérisent par une intensité créative centrée sur la santé mentale et la narration. Des chansons comme Three Steps Ahead et Flatline apportent une dimension cinématique à la musique, ce genre de son épique que vous pouvez entendre en bande originale de vos séries préférées.
De l’autre, il y a sa voix brute, texturée, profonde. Jared Benjamin possède un véritable don pour adapter son style à n'importe quel paysage sonore, que ce soit dans des registres rock, dark-pop ou alternatif, créant une atmosphère à la fois intense et envoûtante. Drag Me Down, Beauty in the Hurting, Believe It… Tous ces morceaux permettent l’étalage de son amplitude vocale. Et puis, il y a ces moments hors du temps où il chante sans micro. Juste lui, le public et cette voix cassée, profonde grâce à laquelle il peut transmettre toute l’étendue des émotions contenues dans ses textes. Et quand il ne chante pas, il discute avec nous, nous partage ses émotions, nous montre l’humain derrière la guitare. Nous rions de ses maladresses avec son instrument, mais cela ne fait que renforcer ce lien invisible que sa musique a créé entre nous.
Un artiste pareil mérite le meilleur des publics, et encore une fois, le public montréalais n’a pas déçu. Même après le rappel, l’audience a refusé de quitter la salle et a continué d’acclamer les musiciens qui sont finalement revenus pour un deuxième rappel. Que ce soit en hockey ou en musique, ce public reste le plus chaleureux et accueillant.
Entre la vulnérabilité lumineuse de Harrison Boe et la présence magnétique de Jared Benjamin, entouré de ses musiciens complices, le public montréalais a vécu quelque chose de rare : un concert où chaque artiste, à sa façon, a su créer un lien invisible mais bien réel avec la salle. Une soirée dont on repart changé.
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