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Le lundi 13 avril se déroulait le premier rendez-vous des demi-finales des Francouvertes 2026. Défiant la grisaille printanière, la soirée promettait d’emblée beaucoup d’émotions et de groove, mettant en vedette Noëm, Komēdza et Irdens Exantus, avec leurs univers musicaux singuliers qui prennent leurs influences du rap, du jazz, du gospel et du R&B. Avant de faire place aux trois talents émergents, la musique festive et engagée du groupe Polémil Bazar, participant de la 5e édition des Francouvertes en 1999, réchauffait la salle.
En première partie, dans le cadre de la série J’aime mes ex, les membres du collectif Polémil Bazar qui participaient aux Francouvertes aux côtés de Loco Locass et Les Cowboys Fringants 27 ans plus tôt, se retrouvaient pour insuffler un vent de fête et d’espoir à la salle. Accompagné de Josiane Laberge au violon, d’Antoine Breton à la guitare et de Guillaume Berger-Sidwell à l’accordéon, le chanteur Hugo Fleury aborde la scène avec théâtralité, charisme et vivacité ; il est généreux et habité.

Il y avait dans cette prestation une personnalité indéniable, un engagement politique et poétique. La chanson Kyoto, inspirée du protocole du même nom, chantait l'urgence écologique à travers un texte d’une brûlante actualité, dans un plaisir libre et entier. La salle déjà bien réchauffée leur a offert une belle ovation.
Noëm a ouvert le bal avec sa grande sensibilité et son charme indéniable. Son projet, centré sur les différentes étapes du deuil et porté par une esthétique sous-marine, a offert de puissants moments, notamment dans Beau et laid, Sans toi et, tout particulièrement, Hymne à l’orage (j’en ai eu des frissons !). Musicalement, le projet est solide : les arrangements sont harmonieux, les musiciens sont très précis, la fusion entre soul, pop, jazz et rap donne une matière riche, actuelle, souvent très efficace, et que dire de sa voix !

Cela dit, la performance d’hier soir n’a pas toujours été à la hauteur de ses ambitions. Noëm m’a semblé un peu moins libre que lors de son premier passage aux préliminaires. Sa performance vocale est si juste et enveloppante qu’une présence plus sobre devant un micro fixe aurait été suffisante pour nous transporter. Les chorégraphies et la mise en scène diffusaient un peu l’énergie à mon avis. Cependant, cette fragilité n’a pas du tout gâché le concert, elle a traduit une humanité touchante ; le doute faisait partie du tableau qu’elle créait. Quand la dernière montée de Sans toi a éclaté, la salle était investie. Le public l’a chaleureusement applaudi avant de la voir quitter la scène.
Le prochain artiste à performer était Komēdza. Il apporte tout de suite sa lumière sur scène. Habillé avec élégance, entouré de musiciens et d’une choriste incarnée, il a construit un univers très personnel, traversé par des sonorités d’Afrique de l’Ouest rythmées. La proposition misait sur la générosité de l’artiste : roses distribuées au public, appels à la participation de public, allocutions sincères entre les chansons et gestuelle d’un chanteur visiblement à l’aise dans l’espace scénique.

Mentionnons la présence vocale entière de Sandrine Marin, qui l’accompagnait sur plusieurs titres avec justesse et investissement. Cependant, la performance n’a pas tout à fait convaincu, notamment à cause de certains passages plus appuyés sur l’autotune, mais l’ensemble a séduit par sa confiance et sa cohérence. Komēdza sait mener une foule, et il le fait sans arrogance, dans une humilité attachante. Sa prestation mélangeait fierté et gratitude, chaque chanson servait à partager un grand rêve qui se réalisait.
Irdens Exantus a clôturé la soirée avec la proposition la plus spectaculaire. Charismatique, ample et théâtral, il a performé dans une aisance impressionnante, entouré de choristes qui ont donné à ses chansons une profondeur et une puissance enlevantes. Son travail qui oscille entre chant, rap et rock transporte le public malgré lui, notamment dans Monnaie, Plus de love et surtout Danger, le morceau final qui a littéralement soulevé la salle.

Ce qui surprend dans son projet, c’est l’intensité et la précision du geste artistique. L’émotion est toujours vive et incarnée ; on le sent au bon endroit, au bon moment. Il sait jouer avec les rythmes dans une finesse impressionnante. Ses textes, à la fois personnels et politiques, sont taillés aux ciseaux dans une poésie quasi mathématique qui transmet ce qu’il a dans le cœur. Sa performance nous a laissé sur la certitude d'avoir affaire à un artiste solide, sur son X, prêt à habiter de plus grandes scènes.
1 - Irdens Exantus
2 - Noëm
3 - Komēdza
Cette première demi-finale a été forte, dense et variée. Au terme de cette soirée, on nous révèle le premier palmarès qui se réactualisera après chaque étape du concours-vitrine. Irdens Exantus se retrouve au sommet, suivi de Noëm et de Komēdza. On vous rappelle que 9 artistes sont en compétition pour se tailler une place au sein du top 3 à l’issue de cette semaine. Dans un concours où la qualité des textes, la voix, l’interprétation, les arrangements et l’originalité comptent, le niveau présenté hier soir laisse présager une suite captivante.
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