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Le Lion d’Or grouillait de monde pour ce sixième soir des Préliminaires des Francouvertes. Un public déjà enjoué était au rendez-vous, prêt à découvrir les trois univers musicaux de la soirée: Banc d’Parc, Noëm et Thalia Rosaura. En ce mardi soir printanier, l’auteur-compositeur-interprète atikamekw Sakay Ottawa, qui a participé à la 28e édition des Francouvertes, réchauffait la foule dans le cadre de la série J’aime mes ex.
Sakay Ottawa a abordé le public avec humour en racontant qu’il a dit à sa femme « Chérie, je m’en vais à un événement qui s’appelle J’aime mes ex », sans lui dire que c’était dans le contexte des Francouvertes. On sent la foule avec lui, attentive pendant sa première chanson ; c'est un morceau qui parle de la coupure dans la relation entre les enfants et les parents qu’a créé le drame des pensionnats autochtones, et du processus de guérison dans les communautés.

L’artiste a évoqué qu’une des façons de guérir, c’est un retour aux sources. Il offre ses chansons généreusement, en toute sobriété, seul derrière sa guitare, muni de sa voix puissante et de sa sensibilité, qu’on sent très authentique. Il prend le temps de remercier les Francouvertes de permettre aux artistes de chanter en atikamekw. La deuxième chanson que Sakay Ottawa nous présente parle de son frère disparu depuis presque 15 ans ; sa chanson s’intitule Où. Il conclut sa performance avec la chanson Merci ; une ôde à l’héritage de nos grands-parents, qui nous ont légués tant de souvenirs et de savoirs. L’auteur-compositeur-interprète atikamekw a très bien réchauffé la salle ; le public tapait des mains et chantait avec lui pendant sa troisième chanson, et l’a chaleureusement applaudit.
La performance de Banc d’Parc débute tranquillement, avec Saoul, une courte chanson, dans une poésie trash, qui évoque la débauche et l’ivresse. Le groupe rock-pop québécois, planant, aux sonorités estivales poursuit avec la chanson Nelligan, suivi de Dans un gros câlin. Les thématiques abordées dans les textes sont la rue, l’univers du cirque, la consommation et la santé mentale. Le chanteur poursuit en s’adressant au public avec un humour absurde qui peine à entraîner le public « Salut la planète terre en général. Salut vous autres. Salut les personnes sur internet. »

Banc d’Parc poursuit avec le titre Le cirque, sorti trois ans plus tôt, jour pour jour. La foule reste timide, mais attentive pendant la prestation. « Là c’est le boute où j’vais aller me promener. Ben me promener ici », dit-t-il, avant d’enchaîner le morceau Urgence de vivre, chanson que personne n’avait encore entendue (mise à part son chat…!). L'artiste clos sa performance avec la chanson Lampadaire. On sent que la force de Banc d'Parc, c’est vraiment la poésie des textes et la musique, mais quelque chose ne se rend pas encore au public ; la précision vocale et l’aisance scénique du chanteur sont à affiner.
La performance de Noëm s’ouvre sur un discours sur les cinq étapes du deuil, porté par une voix distordue sur une musique d’ascenseur. Le public est plongé dans une obscurité quasi totale pendant l’Intro, qui se conclut sur une phrase clé : « La solution, c’est d’accepter qu’il n’y a pas de solution. » À travers ses chansons, Noëm explore la perte sous toutes ses formes ; celle d’une relation amoureuse de dix ans, celles d’amitiés, et surtout celle de sa grand-mère tant aimée, Louise. L’eau revient comme motif récurrent dans son album, notamment avec des poissons, qui font partie intégrante de l’univers visuel de sa performance. Sa musique puise dans la pop soul, le jazz et le R&B, pour offrir un son à la fois doux et intense. Sa voix, instrument parfaitement maîtrisé, enveloppe la salle dans une bulle d'émotion. Le public se laisse rapidement prendre par le groove de sa chanson Les saisons tannées, dans laquelle elle parle du monde qui brûle, de crise climatique, de détresse psychologique, et de violence sociale, sur un rythme entraînant. Sur scène, les corps sont libres et la voix est incarnée ; une énergie collective s’installe dans la salle.

Dans Quand je me noie, Noëm joue avec liberté, sur scène ; le groupe s’amuse, et ça se ressent. Avec le morceau Louise, hommage planant à sa grand-mère, la foule se lève : la poésie touche ; la voix est pure ; la mise en scène est précise. Puis vient Hymne à l’orage, un morceau d’une beauté désarmante dans lequel les harmonies donnent des frissons. L'aisance scénique de la chanteuse éclate pleinement dans Beau et laid, où la voix ample se déploie, et où s’installe une complicité totale avec ses musicien·nes. « Merci au public, parce que sans vous, ça sert à rien de faire de la musique », dit-elle avant de remercier les Francouvertes et les personnes qui l'accompagnent, en saluant tout particulièrement le travail de son réalisateur et ami, Olivier Girard. Le dernier morceau Sans toi, est une ascension envoûtante qui clos magnifiquement cette performance. Les prises de risques par Noëm et son groupe sont audacieuses et payantes. C’est un projet clair et sincère, qui s’inscrit parfaitement dans son époque.
Place ensuite à Thalia Rosaura, qui plonge immédiatement la salle dans un tout autre univers : la chanteuse nous propose une musique électro-pop à la croisée de ses racines québécoises et colombiennes. Chantant en français et en espagnol, elle fusionne les cultures avec une aisance rare, plongeant la salle dans une énergie nouvelle. Dès Loin de toi, les sonorités reggaeton et les influences classiques créent une expérience musicale unique. « Où il y a de l’amour, il y a de la paix », chante-t-elle avec une voix puissante et affirmée. Avec Rosa Caramelo, elle affirme sa solidité vocale et célèbre ses deux héritages culturels. Pendant Tú y tú, hit festif et contagieux, Thalia danse, saute, s'amuse, et invite le public à chanter. L’énergie est solaire, les corps bougent, la salle vibre, portée par la présence scénique généreuse de la chanteuse.

Avec la chanson Alas, elle revisite une rupture passée avec lucidité, en évitant le cliché du breakup triste. La fin du concert bascule dans une sobriété précieuse : Margarita, en version acoustique, séduit le public du Lion d'Or par sa grande émotion et son authenticité. Accompagnée de mains qui frappent le rythme et d'une basse, Thalia Rosaura offre un moment suspendu, acclamé par la foule. Pour clore, elle performe Ferrari, un hymne à l’enfance, à la liberté, à ces rêves qui nous animent tous, qu’ils soient petits ou démesurés.
01 - Luan Larobina
02 - Mitaine
03 - Spaghatt
04 - Thalia Rosaura
05 - Noëm
06 - Komēdza
07 - Chaude Chaleur
08 - Kris Kinokewin
09 - Dauphins
Au terme de cette avant-dernière soirée, Thalia Rosaura et Noëm se sont respectivement taillées une place au palmarès en quatrième et cinquième position. Les artistes éliminés sont Colin Léo, Charlie Rivard et Banc d'Parc. Les 6 premières formations sont désormais assurées de prendre part aux demi-finales.
Ce soir se déroulera la septième et dernière soirée des préliminaires avec Irdens Exantus, Fyore et De Lafe, avec en première partie le groupe Kulcha Connection, qui remportait les Francouvertes en 2002, lors de la 7e édition.
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