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C’est dans une ambiance intime et champêtre que le groupe de musique folk Chassepareil s’est produit au Quai des brumes le dimanche 9 novembre dans le cadre du festival Coup de cœur francophone. La formation originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean a livré une performance authentique, pastorale, mélodique et tout en douceur.
Le groupe formé de Johannie Tremblay (composition, voix, flûte traversière et harmonica), de Pierre-Antoine Tanguay (voix, contrebasse), d’Alexandrine Rodrigue (voix, guitare) et de Pascal Gagnon-Gilbert était accompagné de deux invités spéciaux, Alice et Guillaume, à la flûte traversière. Ils ont interprété des chansons issues de leurs deux albums, Chicout et Les oiseaux d’hiver.
De l’aveu de Johannie Tremblay, la réputation de Chassepareil comme « band médiéval » a la vie dure chez certains journalistes, selon elle. Un cliché qui associe, à tort ou à raison, les influences baroques, l’omniprésence de la flûte et du thème de la ruralité dans leur musique à une vision fantasmée du Moyen-Âge.
Qu’on y adhère ou pas, le côté rustique de leurs chansons est indéniable, et magnifiquement bien exécuté. On ne peut s’empêcher de relever le champ lexical de la nature dans leurs paroles. Pour citer quelques exemples, on pense au titre de la chanson Feu de forêt, à la référence au fjord dans la chanson Les Moissons, à la toundra dans Berceuse pour les oiseaux et, bien sûr, aux oiseaux qui présentent un véritable don d’ubiquité.
S’ajoute à cela le désir de s’évader qu’incarnent différents moyens de transport — le pick-up, le métro ou encore le « bécik’ ».

L’attention que porte Chassepareil à la forme de ses œuvres nous fait d’autant plus voyager. Dans Berceuse pour les oiseaux, on peut se retrouver avec toute une gamme d’humeurs et de tempos différents, avec une introduction suave, la partie suivante un peu plus énergétique avec une entrée en force de la batterie, une partie centrale plus lente, lyrique et intense, et j’en passe. Quelle audace d’avoir créé tant de contrastes au sein d’un même titre, plutôt que de suivre la forme classique du refrain et du couplet !
Même dans leurs mélodies un peu plus répétitives, comme dans L’oiseau sur la montagne, le groupe trouve le moyen de faire la différence en produisant un long et subtil crescendo, faisant progresser tranquillement la chanson. Chanson dont j’ai vraiment apprécié le rythme en triolets hypnotiques, ainsi que son point culminant par un canon à la fin.
Parfois, le batteur pouvait passer de longs moments — voire une chanson entière, dans le cas de Saint-Laurent — sans jouer la moindre note. Cela n’était pas pour me déplaire, non pas car il jouait mal, mais car ses entrées rajoutaient aux changements d’humeurs. Lorsque les trois flûtes jouaient, créant une atmosphère harmonieuse, aérienne et éthérée, l’arrivée de la batterie nous ramenait vers quelque chose de plus terrestre.
Mention spéciale, d’ailleurs, à cette chanson intitulée Saint-Laurent, dont la chaleur de la mélodie était à me faire fondre d’émoi.

Sur scène, l’authenticité des musiciens nous frappe, avec leurs rires complices en plein milieu d’une chanson et leurs instruments tous acoustiques.
À deux chansons de la fin du concert, la compositrice prévient les spectateurs et spectatrices de l’approche de la clôture de la soirée. Soupirs d’amertume dans la salle. « C’est négociable ! », répond Johannie Tremblay, laissant place à la félicité parmi l’auditoire.
Le moment du dénouement venu, une spectatrice réclame : « Encore ! » Chassepareil ne se fait pas supplier : « Ok », réplique simplement Johannie Tremblay. « On sait que vous avez plus de tounes que ça ! », insiste une autre.
Après un premier rappel, la formation débranche les appareils de son, se retire de la scène et se donne une accolade réconfortante de satisfaction, prête à procéder à sa vente d’album d’après spectacle. Mais le public, qui ne veut pas en rester là, rappelle une deuxième fois sur scène Chassepareil, qui joue la chanson Les Moissons, pour son plus grand bonheur.
Avec sa discographie encore modeste, d’un peu plus d’une vingtaine de chansons, j’ai bien hâte de voir (ou devrais-je dire d’écouter ?) ce que l’avenir réservera au groupe.
Chassepareil est, à mon sens, un ensemble de talent qui vous évoquera assurément les plus beaux paysages de plaines, de montagnes et de forêts que vous aurez entendus depuis longtemps.
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