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S’attaquer à Peer Gynt de Henrik Ibsen est une tâche ambitieuse. Il faut un metteur en scène de talent pour monter ce classique de la dramaturgie norvégienne. Le Théâtre de l’Opsis a lancé ce défi à Olivier Morin qui, depuis plusieurs années, s’illustre dans plusieurs formes d’art que ce soit au théâtre, en musique ou en peinture. atuvu.ca s’est entretenu avec la vedette et le metteur en scène de Peer Gynt qui sera présenté du 30 janvier au 19 février prochain au Théâtre de Quat’Sous.
Une pièce monumentale
Installé dans les locaux du Théâtre de l’Opsis pour la préparation de Peer Gynt, Olivier Morin nous accueille chaleureusement autour d’une table sur laquelle trône un cahier à anneaux flanqué d’un Peer Gynt inscrit en grosses lettres noires. Nous le rencontrons justement pour cette mythique pièce norvégienne. C’est dans le cadre de son cycle scandinave que le Théâtre de l’Opsis présente cette production. La compagnie de théâtre et Olivier Morin nourrissent une fructueuse relation. Ils en sont à leur huitième production après des projets comme Élektra, La Coopérative du cochon et Le Vertige.
Peer Gynt est présenté pour la première fois à Oslo en 1876. Le texte en vers est un croisement entre la fable et le récit philosophique, entre la comédie et le drame. Le héros, de qui la pièce tire son nom, est un jeune paysan paresseux et menteur vivant dans la campagne norvégienne. Peer, fuyant les problèmes qu’il s’est créés dans son patelin, s’embarque dans le voyage d’une vie qui le mènera depuis les profondeurs d’une grotte peuplée de trolls jusqu’aux côtes marocaines.
La quantité de personnages et de lieux est impressionnante. Peut-on qualifier cette pièce de monumentale? Olivier Morin approuve. Pourtant, malgré une hésitation initiale, il a décidé de se lancer dans l’aventure. « C’est Luce [Pelletier] qui m’a proposé. […] Je l’avais un peu écarté parce que, justement, il y avait trop de personnages. […] En le lisant… C’était comme un match parfait. » Pour présenter une pièce comme Peer Gynt à notre époque, une petite adaptation s’impose. Se basant sur les différentes traductions de la pièce, françaises et anglaises, Olivier Morin a retravaillé le texte afin d’éviter les redites et faire ressortir le propos de cette histoire qui fait écho à notre époque.
Une musique iconique
Bien que Peer Gynt soit l’une des pièces les plus jouées d’Ibsen, c’est sa musique, œuvre d’Edvard Grieg, qui est avant tout universellement connue. En fait, Peer Gynt fait partie de ces pièces ou de ces opéras dont la musique a surpassé l’œuvre quant à la popularité. Dans l’antre du roi de la montagne et Au matin sont les extraits qui ont été le plus souvent repris dans divers films, séries télévisées et publicités. « La musique est tellement bonne. […] C’est hot d’avoir une bonne pièce de théâtre qui vient avec de la bonne musique originale. » Alors, quoi faire lorsqu’on monte une pièce dont la musique est iconique? La musique devrait-elle être utilisée dans sa forme originale ou bien être adaptée? « On va pas se priver d’avoir de référent musical. On a l’orchestration classique, mais pas les arrangements classiques. » C’est Navet Confit qui sera responsable d’intégrer les compositions de Grieg à l’univers qu’Olivier Morin propose pour cette production.
Un touche-à-tout
Comme acteur, Olivier Morin a joué autant au grand qu’au petit écran et s’est illustré de nombreuses fois sur les planches. Sur les grandes comme les petites scènes montréalaises, il a visité les univers de Bouchard, Ionesco, Molière, Racine, Shakespeare et Tremblay. Le public le connaît surtout comme acteur, mais Olivier Morin touche aussi à la musique et à la peinture. Selon lui, ces différentes disciplines se chevauchent et se complètent. « Il y a des affaires en théâtre qui influencent ce que je fais en peinture et inversement. […] Tout ce que j’aborde c’est sûr que c’est un réseau pour moi. […] Ça vient d’une même volonté de communication. »
En tant que musicien, il a fait partie d’Otaries et des Froeurs où il chantait et jouait de la guitare. En tant que peintre, il est le créateur de nombreuses toiles. Cet autodidacte peint depuis 1998 et a toujours fait du dessin. « C’est un trait des autodidactes. Si vraiment on décide d’apprendre quelque chose, on l’apprend en y mettant beaucoup de cœur. On fait, à la limite, plus de recherche que quelqu’un qui a eu une formation. Il y a toujours ce sentiment-là qu’on peut apprendre plus. »
Chose certaine, Olivier Morin n’a pas fini de surprendre par ses projets que ce soit grâce au jeu, à la peinture ou à la musique. Gageons que les multiples talents de cet artiste sauront ingénieusement servir l’univers folklorique d’Ibsen.
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