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Être dépaysée dans sa propre ville!
Le 21 avril, j’ai vécu une expérience mémorable en trois temps en assistant à la première représentation de «Last Night at the Gayety» au Théâtre Centaur. Pourquoi une « expérience »?
Premier temps.
Me rendre en plein cœur du Vieux Montréal est assez dépaysant. Même si j’habite la grande région de Montréal, je ne vais pas souvent dans cette partie historique de la ville. En marchant dans ces rues étroites pavées de pierres, j’avais l’impression de visiter une ville étrangère…
Deuxième temps.
En arrivant au 453 St-François-Xavier, on a l’impression de faire partie intégrante de l’Histoire de Montréal. Cet édifice, érigé en 1903, était autrefois le siège de la bourse. Il a été acheté en 1974 par la compagnie Centaur Theatre et rénové afin d’y installer deux salles de spectacles. En entrant, on est impressionné par la décoration et le grand escalier qui nous dirige vers la salle de spectacle.
La scène, qui m’apparait assez petite mais qui pourtant servira bien la pièce, est divisée en trois parties. Sur la gauche est installé un orchestre de trois musiciens – pianiste, batteur et bassiste, auxquels se joindra par moments, une clarinettiste aussi danseuse-chanteuse-actrice. À droite, domine un grand escalier qui mène au-dessus d’une estrade située au centre de la scène servant à imaginer un autre lieu. Un rideau s’ouvre et se ferme devant l’estrade en demi-lune, dévoilant soit une chambre à coucher, la salle de bain, une salle de spectacles…
Troisième temps.
Je suis une habituée de théâtre, mais à part quelques exceptions, j’assiste aux pièces jouées en français. Alors j’appréhendais un peu de ne pas tout saisir ce qui se déroulerait sous mes yeux dans la langue de Shakespeare. Mais à part quelques mots qui dépassaient mon niveau d’anglais somme toute très moyen, tout était très compréhensible.
L’histoire
Le scénario nous en apprend sur l’histoire du Montréal du début des années 50. Comme le dit l’un des comédiens d’entrée de jeu – permettez-moi de faire une traduction libre : « Si vous croyez qu’aujourd’hui il y a de la corruption, écoutez comment c’était dans le temps! »
Le Gayety a été une salle de spectacle montréalaise où on y jouait du vaudeville et du théâtre français, avant de devenir un cabaret célèbre, des années 40 jusqu’à sa fermeture en 1953. Longtemps après, plane encore le souvenir de l’Américaine Lili St-Cyr, effeuilleuse célèbre entre autres pour son numéro de striptease inverse (le rideau s’ouvre sur cette femme au corps magnifique, nue dans son bain de bulles, duquel elle s’extirpe lentement et revêt ses vêtements – légers!, morceau par morceau). On parle des années 40!
Cependant, des poursuites policières avec l’avocat et policier Pacifique Plante en tête, où se mêle aussi le clergé, sonnent le glas à ce théâtre qui deviendra ensuite le Radio-City, la Comédie Canadienne et ce qu’il est actuellement, le Théâtre du Nouveau Monde. Ce sont les derniers moments du Gayety qui nous sont racontés à travers cette comédie musicale.
Appréciation
La mise en scène est efficace, les dix comédiens-danseurs-chanteurs sont excellents. On rit beaucoup. J'ai adoré. C’est un bon divertissement de plus de 2h30, avec entracte, que je suggère fortement.
J’ai oublié de dire que j’adore les comédies musicales; ça allie tout ce que j'aime faire : danser, chanter et jouer... Alors de ne pas avoir à me rendre à New York ou à Toronto pour en voir une, j’appelle ça passer un beau moment sans dépenses extravagantes! Un réel dépaysement!
Last Night at the Gayety est une production du Théâtre Centaur. À ne pas manquer, jusqu’au 15 mai. Obtenez vos billets à 20% de rabais sur atuvu.ca!
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