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8 ans après Tragédies romaines, le metteur en scène belge Ivo van Hove revient au Festival TransAmériques avec un ébouriffant triptyque shakespearien.
Henry V, Henry VI et Richard III. Trois monarques britanniques qui s’exposent dans toute leur complexité au sein de trois pièces shakespeariennes retraçant la guerre des Deux-Roses. Des textes de Shakespeare, Ivo van Hove a ponctionné les scènes politiques où se forment les nœuds des complots et les répliques cultes, agglomérés en une époustouflante boule de nerfs scénique.
Une épopée guerrière
Découpé au scalpel et en chapitres, Kings of War retrace en quatre heures les faits de guerre de l’Angleterre engluée dans une guerre fratricide qui a opposé pendant 30 ans la maison d’York et de Lancastre, deux branches rivales de la dynastie des Plantagenêts, au sujet des droits de succession de la couronne.
Premier constat : on note le parti pris intéressant du metteur en scène de ne faire jouer aucune scène de combat. La représentation de la guerre des Deux-Roses vue par Shakespeare nous importe peu. Ivo van Hove concentre son travail sur le leadership, sa nature, son déploiement et l’isolement psychique et physique qu’il engendre.
Les trois couronnements se succèdent de manière chronologique, expédiant le protocole en gros plan caméra sur des visages figés par la peur ou déformés par l’orgueil. Ils sont chacun leur tour reclus dans un espace, une war room modulable reprenant l’esthétique des films d’espionnage. Où Henry V triomphe à la bataille d’Azincourt en 1415, qui aboutit au Traité de Troyes le reconnaissant comme héritier légitime du trône de France; où le même monarque, victorieux frivole, guerrier stratège et flatteur piteux s’enlise dans une logorrhée courtisane désastreuse face à Catherine de Valois. Où son fils, Henry VI, perd le royaume de France et la couronne d’Angleterre. Et où le terrible Richard III ordonnera sa tyrannie et sa chute.
Une réflexion ouverte sur la gouvernance
Suivant l’ordonnancement frénétique d’Ivo van Hove, les discours des rois prennent une teinte et une résonance contemporaines : les comploteurs en costumes assassinent à coup d’injection létale et Richard III, en plein délire de pouvoir, attrape son téléphone et feint de joindre Donald Trump, Vladimir Poutine et Justin Trudeau.
Ivo van Hove brouille les frontières de l’Histoire, éclairant la réflexion de Shakespeare sur le pouvoir monarchique, le gouvernement d’un territoire et d’un peuple.
La scénographie brillante nous invite à considérer l’Histoire sous différents plans. Là où le théâtre élisabéthain investit l’avant-scène, Ivo van Hove y construit des coulisses, antichambres du pouvoir retranscrites sur grand écran, lieu privilégié des conciliabules, des complots de trahison et des assassinats sordides, en direct et en différé. Le tout dans un corridor uniformément blanc, figurant l’ivresse croissante du pouvoir et le paradoxe de l’impuissance qu’il engendre.
À l’heure des remises en question des politiques et gouvernances internationales, Kings of War est une épopée intensément contemporaine.
Kings of War est présenté au Théâtre Denise-Pelletier du 24 au 27 mai, dans le cadre du FTA.
Un spectacle du Toneelgroep Amsterdam
Texte Shakespeare
Mise en scène Ivo van Hove
Interprétation Hélène Devos + Jip van den Dool + Fred Goessens + Janni Goslinga + Aus Greidanus jr. + Marieke Heebink + Robert de Hoog + Hans Kesting + Ramsey Nasr + Chris Nietvelt + Harm Duco Schut + Bart Slegers + Eelco Smits + Leon Voorberg
Traduction Rob Klinkenberg
Adaptation et dramaturgie Peter Van Kraaij
Adaptation Bart Van den Eynde
Scénographie et lumières Jan Versweyveld
Composition musicale Eric Sleichim
Contreténor Steve Dugardin
Musiciens BL!NDMAN [brass] : Max Van den Brand + Charlotte van Passen + Daniel Quiles Cascant + Daniel Ruibal Ortigueira
Costumes An D’Huys
Vidéo Tal Yarden
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