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Des interrogations, des remises en question, ça prend de la place dans notre quotidien…
La comédienne Marie-Joanne Boucher, qu’on a connue entre autres dans les téléromans Virginie et Providence, revient sur les planches après un épisode presque silencieux à la télé. Je vous assure, elle n’a rien perdu de ses talents. D’ailleurs, j’ai dit : « revient »… Était-elle vraiment partie de la scène? Avait-elle abandonné son métier, sa passion, ses amis acteurs.trices, les agents, les partys, les auditions...?
Spectacle solo, monologue ou…
J’ai toujours beaucoup aimé le jeu de cette comédienne; c’est pourquoi j’ai décidé d’assister à J’t’aime encore qui nous propose un monologue de Marie-Joanne.
Je m’installe dans la petite salle de la Petite Licorne prête à écouter ce solo et… oups : la comédienne nous avise que c’est plutôt à une lecture publique qu’on est conviés. À celle d’un texte que lui a un jour écrit une autrice, Roxanne Bouchard, suite à une rencontre pour un café, dans leur patelin campagnard, loin de la ville.
Et elle commence sa lecture. Sincèrement, après les premières lignes, je me demandais où j’étais tombée... Où ça s’en irait, ce texte qui démarre lourdement. Les mots sont pesés, empesés; la comédienne lit avec une diction parfaite. Mais c’est comme trop.
Écoumène, vous connaissez? Ça commence ainsi, par une définition.
Puis, elle lève les yeux, s’adresse à nous, et là, j’ai compris : devant nous, s’opère un mariage de deux styles, soit l’humour et la « lecture publique »!
Mise en scène sobre, mais efficace
Avec comme seuls éléments de décor, une chaise, une petite table avec un verre d’eau, un saladier et un cellulaire (en fonction!) et, un peu devant, un lutrin, sur lequel repose un texte et où tente de s’accrocher, tant bien que mal, une lampe... Marie-Joanne, parfois bien campée debout derrière ce lutrin, à d’autres moments, assise sur la chaise, ou déambulant sur la scène, nous raconte sa vie des 16 dernières années : sa rencontre avec Fred, son chum, leur ado, leur bébé fille, le quotidien avec ces enfants d’âges bien différents, les préoccupations, les journées qui défilent, le présent, le passé...
Elle décrit, en long et en large, la permaculture qu’ils réalisent dans leur jardin (oups, celui de Fred) avec légèreté, mais aussi avec sérieux. Elle fait le récit de la visite impromptue d’une amie comédienne, qui, elle, n’a pas tout lâché du métier pour s’expatrier hors de la ville et faire des enfants, un jardin, et de la cuisine… Elle se questionne.
Maire-Joanne aborde les thématiques de la condition féminine, de la carrière, de la réussite sociale, de l’image si importante qu’on projette, de la famille, de la séduction, de l’infidélité ou de l’incessant désir de plaire dans différentes sphères… avec moult émotions.
Les mots bien choisis contribuent à ce que les images se fassent rapidement dans ma tête. Comme un film au cinéma.
Tout au long des 100 minutes que dure la prestation, j’ai ri, j’ai fait des liens avec ma propre vie et… j’ai réfléchi à ma propre vie. Ses rêves et ses doutes qu’elle partage avec le public m’ont ébranlée un peu, je l’avoue.
La fin aurait pu aller dans plusieurs directions. J’espérais tellement que ça ne prendrait pas l’autre tangente. OUF. Je préfère ainsi. Parce que j’y ai cru. Parce que moi aussi j’ai deux enfants, un chum, plein de plates-bandes que j’adore remplir avec des fleurs et… des doutes. J’ai beaucoup été émue et touchée.
Belle mise en scène par François Bernier.

Une productrice est née
Marie-Joanne Boucher s’est confiée à moi en quelques lignes :
« Ce projet a fait en sorte que j’ai créé ma compagnie, que j’ai appelée Écoumène! (…) Grâce à lui, j’ai la conviction que “j’habite” complètement mon métier…! Je suis devenue une productrice, c’est-à-dire que maintenant je génère des projets; j’en ai deux autres en ce moment. Je travaille beaucoup! Je suis complètement sur mon X, je me sens libre et en possession de mes moyens. »
Et ça paraît. Marie-Joanne Boucher est solide sur scène, belle et forte.
Le texte mis en spectacle a été créé pour la première fois à l’église Notre-Dame-des-Prairies dans la région de Lanaudière en 2016. Depuis, il tourne dans la province. C’est au tour de Montréal de recevoir J’t’aime encore et c’est à la Petite Licorne, du lundi au jeudi à 19 h et le vendredi à 20 h, que ça se passe.
Écoumène… vous connaissez ce mot? En tout cas, Théâtre Écoumène, c’est une compagnie qui désire se positionner par une prise de parole féminine et ça semble marcher.
Bravo Marie-Joanne Boucher!
Infos : Billetterie : 514-523-2246 ou www.theatrelalicorne.com
J’t’aime encore : Production Écoumène en codiffusion avec La Manufacture
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