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Samedi dernier, le 24 novembre, Hugues Aufray était visiblement très heureux d'être de passage au Québec, pour un soir seulement, à la superbe Maison symphonique. Il a donné un spectacle plein de bonheur et de joie de vivre contagieuse à ses cousins d'Amérique, qu'il affectionne particulièrement. Pour la première partie du spectacle, il avait choisi la chanteuse acadienne Amélie Hall, une auteure-compositrice-interprète de musique country très talentueuse et aux mélodies sensibles et intéressantes.
Lorsqu’Hugues Aufray est entré sur scène, un tonnerre d'applaudissements chaleureux l’a accueilli, comme on accueille un bon vieil ami très cher qu'on n'a pas revu depuis longtemps. La connexion s'est (re)faite instantanément: les gens ne l'avaient jamais oublié... et l'attendaient. Lui non plus ne nous avait pas oubliés. Entre deux chansons, sur le ton de la confidence et de la confiance qu'on réserve aux amis de longue date, il nous a expliqué que son jeune frère, mort tragiquement à l'âge de 27 ans, était enterré ici à Montréal. C'est pour cela qu'une partie du cœur d'Hugues Aufray appartient au Québec... et on l'a bien senti.
Retour sur son parcours
Né en 1929 à Neuilly-sur-Seine, en France, Hugues Aufray n'avait que 10 ans lorsque la Seconde Guerre Mondiale s'est déclarée et a bouleversé sa vie d'enfant. Sa mère a dû trouver refuge dans un village qu'il affectionne encore particulièrement : Sorèze, dans le Tarn, au pied de la Montagne Noire. Là-bas, il n'est entré à l'école qu'à l'âge de 12 ans pour y rester seulement 4 ans, soit jusqu'à la fin de la guerre en 1945. Ses parents étant divorcés, il est ensuite parti rejoindre son père à Madrid, et c'est là qu'il a appris à jouer de la guitare pour gagner sa vie. Cependant, son cœur était davantage tourné vers la peinture. Ses héros s'appelaient Gauguin, Van Gogh, Cézanne... N'ayant pas été accepté à l'École des Beaux-Arts, il a donc commencé à composer des chansons et à se produire dans de petits cabarets pour gagner sa vie... Et le voici maintenant à la Maison symphonique! Tout un parcours, jalonné de succès!
Une Maison symphonique comblée
Très droit et solide malgré ses 89 ans, sa bouille sympathique et son comportement humble et vrai ont instantanément séduit. Assis sur un pupitre de maître d'école, il nous a chanté ses plus grands succès, les pieds appuyés sur un petit tabouret. Entre deux chansons, il nous a raconté différentes anecdotes savoureuses de sa vie, nous a parlé de lui et de sa famille, de sa France natale qui vit actuellement des heures sombres et du monde en crise. Mais il était là pour nous faire passer une belle soirée et pour oublier nos soucis. Et ça a été mission accomplie! On a passé un excellent moment en sa compagnie.
Les premières notes de ses chansons ont presque toujours été précédées d'applaudissements, et le public a manifesté sa joie de réentendre ses chansons préférées. C'est ainsi que nous avons eu droit, bien sûr, à « Céline », « Adieu Monsieur le professeur » (que la foule a entonnée avec lui), « J'ai rendez-vous avec vous », « Des jonquilles aux derniers lilas » ou « Santiano », pour ne nommer que les plus populaires. Grand fan de Félix Leclerc, il nous a aussi interprété « Notre sentier » de très belle façon.
Très généreux de son temps, il a chanté sans interruption pendant 90 minutes. La salle, bondée jusqu'au troisième niveau de la Maison symphonique, lui était acquise depuis longtemps. Un vent de bonheur, de nostalgie et de reconnaissance planait au-dessus du public, qui était venu lui dire, encore une fois – et peut-être pour la dernière... – qu'il l'aimait.
Accompagné de ses deux musiciens fidèles, Georges Augier de Moussac et Max-Pol Delvaux, il a réussi à nous faire passer une soirée magnifique, pleine de joie et de rêves. Pour suivre son actualité artistique, cliquez ici.
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