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Dans les petits pots, les meilleurs onguents. La sentence populaire a été une fois de plus confirmée par le TinyFest, festival de musique qui avait lieu les 6 et 7 octobre dernier à la Sala Rossa, la Casa del Popolo et la Sotterenea.
Afin de se prémunir des résultats d’une éventuelle carence hivernale, un public averti et prévoyant a pu se gargariser d’une décoction faite d’ingrédients détox et vitaminés, déclenchant de salutaires cris, sudations, larmoiements, entrechocs et autres mécanismes purgatoires.
J’ai personnellement choisi de recevoir la cure dans la salle intime du Centre social espagnol, extension naturelle de ces sous-sols hiératiques dans lesquels des milliers d’adolescents ont vécu le rituel d'une initiation aux sensations, substances et sons interdits.
La Sotterenea accueillait par un temps froid, pluvieux, définitivement automnal, mais tout de même électrique vendredi soir un programme triple aussi généreux que vindicatif, aussi ludique que désaxé, construit comme un long crescendo conduisant vers un doux abandon et un déferlement d’ondes de plaisir.
En première partie, nous avions le plaisir d’accueillir les Torontois Only God Forgives, qui nous ont offert une trentaine de minutes de pop énergique, caustique et déglinguée. La formation classique (voix, guitare, basse, batterie, synthétiseur), composée de Stephen, Shelby, Eric et Laura, existe depuis 2019 et a lancé son premier LP en 2020, Power and Prowess. L’album s’écoute comme une déferlante de rythmes syncopés, mais racoleurs, soutenus par des textes d’un humour absurde et jubilatoire. Se remuer au son d’une harangue vitriolique à propos des légumes (« swiss chard / i want swiss chalet / kale / return to sender / put it in the mail / carrots / ill eat your per ferret / don't get me started on brussel sprouts ») était une préparation parfaitement adéquate pour ce qui allait suivre.
C’est ensuite le groupe TVOD, en provenance de Brooklyn, qui a pris d’assaut la scène. Ils ont ouvert le spectacle de façon presque mesurée avec la lancinante Wells Fargo Bank Account, tirée de l’album Aliens, écrit et enregistré pendant la pandémie en 2020 par Tyler Wright (voix) et Nicole Sisti dans le studio de leur appartement. L’ambiance de cette entrée en matière et de ce premier LP en général, complexe et dense, aux sonorités à la fois sombres et planantes -de celles qui évoquent une sorte de danse macabre préapocalyptique- contrastait avec l’énergie déployée par la suite par le groupe sur scène. Tyler Wright, littéralement hors de contrôle, a offert au public une prestation débridée d’une cadence folle, gueulant dans un micro parfois tenu entre ses mains, parfois enfoncé au fond de sa gorge.
Le groupe montréalais No Waves, chouchouté par le public local autant pour sa musique que pour sa personnalité, possède une base bien établie de fans qui les suivent depuis la première heure (le groupe existe depuis 2018). Il a eu l’honneur bien mérité de clôturer la soirée et de cueillir au vol une foule déjà largement réchauffée et prête pour l’envolée. Même ceux qui s’y attendaient n’ont pas pu faire autrement que d’être violemment happés par la vague d’énergie juvénile du trio, jouissive à souhait tout en étant maîtrisée et mature. Ils nous ont offert un surf punk festif et délicieux, absolument actuel tout en étant infusé d’influences classiques.
On attend avec impatience la quatrième édition du Tiny Fest à l’automne prochain. En attendant, la programmation de la Sala Rossa, de la Casa del Popolo et de la Sotterenea est à surveiller: il y a fort à parier qu’elle sera encore une fois riche en nutriments permettant de conserver la santé au cours des longs mois glaciaux qui nous attendent.
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