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Lundi 19 octobre, je me suis rendue jusqu’au 114 rue Ann en plein Griffintown pour l’exposition Boxtape. J’ai entraîné avec moi trois amis, plutôt réticents à la base compte tenu du prix un peu dispendieux que propose Boxtape.
Un bus, un métro, et quelques escaliers plus tard, nous voilà au 3ème étage du Griffintown Paper Factory de Montréal. Nous sommes tous les quatre un peu abasourdis par ce qui se passe devant nous. Entre la toile d’araignée géante sortie tout droit d’un film de Tim Burton, et un monde féerique tiré d’une histoire pour enfant, c’est une performance, sculpture que nous propose Peter Trosztmer et sa gang de Tangente Danse.
Dans les faits Boxtape est un immense amas de ruban d’adhésif accroché un peu partout, des lumières sombres, et de la musique psychédélique. J’avoue avoir été un peu sceptique quant au concept avant de l’avoir vu. Mais la réalité dépasse de bien loin les faits, comme une sensation de rentrer à l’intérieur d’une fourmilière au milieu de ces curieux accrochages, de travailler tous ensemble pour créer un espace. Comme les fourmis le feraient pour protéger leurs reines, ici c’est le lien social qu’on protège.
On pourrait passer des heures à évoluer dans cette œuvre hors du commun. Pour Trosztmer ça fait des années qu’il s’amuse, danse, crée avec du papier collant, il m’explique qu’il choisit ce matériau car il aime sa réflexion de la lumière et son paradoxe entre force et fragilité.
Peter se livre: « J’aime beaucoup observer les spectateurs, voir leur manière d’aborder Boxtape.» Boxtape n’est pas une simple exposition, on nous fait rentrer au cœur même du spectacle. Les plus timides pourront simplement admirer les danseurs onduler dans cette toile monumentale, et les plus téméraires pourront crapahuter sans risque car, comme le raconte P. Trosztmer, l’idée de cette drôle de création n’a jamais laissé tomber personne. «L’idée est venue d’un jour où l’on a décidé de lancer quelqu’un dans l’installation. On était préparé à une chute… qui n’est jamais venue.»
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