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Entre smog, canicule d’été et orages fracassants, une chose est sûre, c’est qu'aucune intempérie n’empêchera au Festival Montréal Complètement Cirque d’avoir lieu! C’est ainsi avec grand plaisir que je retourne cet été à la TOHU pour le spectacle d’ouverture de la 14e édition du festival: The Pulse.
Le spectacle se présente comme une rencontre entre la troupe australienne Gravity & Other Myths et la fabuleuse chorale féminine Orfeó Català Girls Choir de Barcelone. Entre deux continents, ce sont ainsi nul autre que 24 acrobates et 36 chanteuses qui envoûtent la scène. Et quel plaisir que de voir une femme, la cheffe d’orchestre Buia Reixach interpréter et diriger les partitions d’Ekrem Eli Phoenix!
Dans un univers sans couleur, vêtus de noir et de blanc, 24 acrobates se laissent ainsi guider par les choeurs a cappella. Au travers d’un entrelacs de chants et de lumière, des tours humaines de deux, trois, quatre corps à la fois s’élèvent devant nous. Les figures humaines aussi souples que solides, s’enracinent avant de s’effondrer en un tout maîtrisé. Hypnotisé par l'agilité de celle qui grimpe au sommet, il est facile d'oublier la force déployée par le premier interprète. J’en suis restée bouche bée !
La mise en scène de Darcy Grant nous transporte dans une cathédrale en construction où les chants résonnent d’arc en arc sans qu’il soit possible d’en connaître la source. À se lier et se délier au travers du temps, ces chapiteaux vivants rappellent les fameuses tours traditionnelles catalanes, les Castells, originaires de Tarragone en Espagne, à l’ouest de Barcelone. Un bel accord avec la chorale espagnole qui entonne des chants quasi-mystiques.
Geoff Cobham contrôle notre vision par un éclairage minimaliste; de grands halos de lumière créent des contrastes entre l’habit blanc des danseurs et les costumes noirs des chanteuses. Pour garder l’illusion d’une belle hauteur d’édifice, un habillage de cordes se hisse également de part et d'autre de la scène, rappelant aussi bien la structure des chapiteaux de cirque, que celle des cathédrales.
La chorale est totalement intégrée à la scénographie: les chanteuses sont présentes sur scène du début à la fin du spectacle et se meuvent au rythme de la musique, sans jamais interférer avec les circassiens. Petit à petit, la cheffe d’orchestre se détache du chœur et se place au centre de la scène. Elle envoûte les solistes qui répondent aux variations de sa voix: ils entrent seuls face à elle et dérivent chacun dans un état de transe. Cette symbiose sensorielle résonne dans nos corps immobiles certes, mais captivés!
Par la voix et le mouvement, ces 50 artistes ne formaient qu’un seul pouls. Alors que les circassiens effectuaient des prouesses acrobatiques hors normes, ils faisaient preuve d’une belle complicité et d’un soutien infaillible. Avec beaucoup d’humanité, ils se souriaient et soutenaient le regard des autres artistes avec chaleur et bienveillance. Quant aux chanteuses, elles ne ressemblaient pas aux chorales traditionnelles: elles dansaient sur leur propre rythme en claquant des mains avec de beaux sourires aux lèvres.
C'est la première fois que j’assiste à un spectacle de cirque mené par une chorale qui se sert simplement des émissions des voix, sans émettre aucune parole. Il semblerait qu’ici le message et les émotions n'aient aucunement besoin du langage parlé pour être transmis: seul ce qui émane du corps nous transcende. Les interprètes passent du chaos au calme plat, ils se jettent de bras en bras, se balancent avec insouciance avant de tomber avec grâce sur le plancher. Sans décor ni accessoires, la magie du cirque fait son effet et nous emporte à coup sûr.
Dans The Pulse, l’impossible devient possible avec des artistes qui défient les lois de gravité. Quel univers de merveilles, réunissant rires, sursauts, frissons et passion de la scène!
Devenez donc Complètement Cirque et découvrez l’univers magique de The Pulse! Pour plus d’informations, rendez-vous ici.
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