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Les Films Séville vous invitent à assister à la première du documentaire "Les ailes de Johnny May", en version française.
S’il est des “road movies”, voici un “sky movie” qui nous fait survoler de grands espaces, mais aussi voyager dans le temps. Nous sommes en vol avec Johnny May, un pilote inuit de 64 ans. Il a été probablement le premier de son peuple à faire ce métier au Canada, du moins il l’a été au Nunavik. Il a volé plus de 34 000 heures, soit 4 années entières, jour et nuit, au-dessus de ce territoire dont nous ne savons encore que peu alors que déjà il se métamorphose en un ailleurs aux contours nébuleux, paradoxaux, complexes.
Johnny est un héros parmi les siens. Il a effectué des sauvetages épiques, amené des gens vers leur naissance, changé des vies. Il a aussi contribué à la vie communautaire et économique de la région. Mais, il est avant tout le témoin au long cours de deux fins du monde. Du haut des airs, il a vu son peuple passer des traîneaux à chiens, des tentes et des igloos aux motoneiges et aux villages modernes. Il a aussi vu les glaces de l’Ungava fondre graduellement, le sol du Nunavik se déchirer alors que le pergélisol dégelait aussi, la neige se faire de plus en plus tardive et partir de plus en plus tôt. Ses yeux ont vu tout ça, la beauté des Torngats et la dévastation des mines, mais ils se sont aussi perdus, longuement et souvent, dans ceux de Louisa, son épouse, elle-même une femme exceptionnelle qui a oeuvré dans les services sociaux du Nunavik et les a dirigés au cours d’une carrière de 26 ans.
Quatre enfants et onze petits-enfants plus tard, l’avion de Johnny porte toujours comme à ses débuts la mention en inuktitut « Pengo Pally », ce qui veut dire « Tu me manques ».
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