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La littérature a ce pouvoir immense de transformer un récit intime en une boussole universelle. Pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs, je vous propose une incursion dans quatre œuvres marquantes qui, du Québec à Haïti en passant par les étoiles, tissent des ponts entre les générations et les cultures. C’est une invitation au voyage, à la résilience et, surtout, à la fierté.

Cet album est une véritable lettre d’amour à l’excellence noire et une ode à la dignité. Le texte rappelle à la fillette qu’elle est le fruit d’une longue lignée de bâtisseurs et de penseurs. Tami Charles confie avoir écrit ce texte comme un besoin vital de « noyer la haine dans l’amour ». Née du choc de la pandémie et des injustices raciales, comme l’affaire George Floyd, cette œuvre est la réponse qu’elle aurait voulu donner à la fille qu’elle n’a jamais rencontrée : un guide pour faire face au monde avec force.
L’illustrateur a utilisé des maisons en rangée pour créer une véritable frise chronologique. On y voit défiler les marqueurs de l’histoire noire, des tambours africains au hip-hop, jusqu’aux poings levés pour l’égalité. Je trouve d’ailleurs ses illustrations criantes de réalisme ; c’est comme si on entendait les personnages s’exprimer directement à nous.
C’est visuellement magistral ! Ça donne une voix collective à une communauté qui crie : « NOUS SOMMES LÀ ! »

Le conteur nous transporte à Takaja, un village mystérieux où l’herbe est bleue et les habitants habitent au pied d’une montagne sacrée. Après la perte tragique de son mari, Yomandé entame une quête vers la nébuleuse pour retrouver l’enfant qu’elle désirait tant, dont l’esprit a été adopté par une lionne dans l’au-delà. Ce conte sort du quotidien, mariant magnifiquement l’astronomie (les constellations) aux légendes africaines.
Je connais Franck Sylvestre pour l’avoir vu raconter ses textes. En lisant ce livre, j’entendais sa voix résonner. D’ailleurs, un code QR à la fin du livre permet d’écouter la version audio. C’est comme si on avait le conteur dans nos oreilles avec son bel accent et sa musicalité !
Son approche poétique du deuil et du cycle de la vie, où les êtres chers deviennent des étoiles, ainsi qu’un respect profond pour la faune, vue comme l’égale de l’humain, coulent naturellement avec la puissance de la maternité et la sagesse des anciens.
Les illustrations de Frey, riches et colorées, captiveront autant les enfants que les adultes sensibles à la beauté du trait.

Blessée par une remarque désobligeante sur Haïti à l’école, Gabrielle, jeune Montréalaise passionnée de mode, réalise qu’elle ne connaît son pays d’origine qu’à travers les médias ou les récits de ses parents. Son père lui propose de partir seule passer l’été chez sa grand-mère, Tètè, en Haïti.
Ce qui devait être une pause loin de ses responsabilités devient un apprentissage du konbit (travail communautaire) et des savoirs ancestraux. J’ai adoré la complicité avec son père et l’évolution de Gabrielle, qui découvre que la vie a d’autres priorités que l’apparence.
L’autrice se met aisément dans la peau d’une préadolescente d’aujourd’hui. Avec une grande justesse, elle déconstruit les préjugés permettant à Gabrielle de passer du statut d’intruse à celui d’enfant du pays.
Ce récit nous amène en voyage sur cette île surnommée perle des Antilles, à travers les mœurs, les aliments, les coutumes, les gens et le langage. L’intégration de proverbes créoles et de recettes, comme la citronnade de Grann Tètè, rend l’atmosphère tangible. Vous connaissez ?
• Men anpil chay pa lou : À plusieurs, la charge est plus légère (L’essence même du konbit).
• Kabrit twa mèt mouri nan poto : Une chèvre qui a trois propriétaires meurt attachée au poteau (L’importance de la responsabilité individuelle).
• Lanmou bay lanmou : L’amour donne l’amour.

Joujou Turenne propose à un public averti, une œuvre hybride entre poésies, conte et récit de vie d’une rare intensité. Dans cette traversée de quinze îles symboliques, l’autrice raconte son exil de Haïti vers Montréal à l’âge de 8 ans et le défi de « mentir pour être » afin de s’intégrer.
Le texte est conçu pour être dit ; la langue est imagée et imprégnée de l’oralité créole. Il donne voix aux mémoires et aux corps, avec le français se mariant au souffle du créole. Joujou ne se contente pas d’écrire, elle profère son identité.
Les thèmes du génocide, des violences sexuelles et du deuil des parents (Papa Théo et Manman Cécile) s’adressent à un lectorat d’une maturité certaine. C’est un ouvrage essentiel pour comprendre le sentiment d’être « entre-deux ». Un hommage vibrant à la transmission qui nous rappelle que nous sommes tous, quelque part, faits de poussière d’îles.
Ces quatre œuvres forment un recueil hommage nécessaire en ce mois de l’histoire des Noirs. En plus de raconter de belles histoires, elles réparent des mémoires et offrent des modèles de force et de beauté aux lectrices et lecteurs, peu importe leur âge.
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