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Mercredi 25 octobre, à la Maison symphonique, l’Orchestre symphonique de Montréal (l’OSM), dirigé par l’énergique maestro Rafael Payare, tournait les projecteurs vers Andrew Wan, son 1er violon et violon solo, dans un programme qui proposait les œuvres de trois compositeurs viennois, soit Beethoven, Mozart et Webern.
En première partie, l’OSM nous a d’abord offert une courte œuvre, de huit minutes, de Johann Sebastian Bach (1685-1750), L’offrande musicale, BWV 1079 : « Ricercar a 6 » (arr. Webern).
« En 1747[...] Bach a improvisé devant Frédéric II sur un thème fourni par le roi », thème qui a éventuellement débouché sur une œuvre complexe intitulée l’Offrande musicale. La pièce « Ricercar a 6 » est un extrait de cette œuvre qu’Anton Webern a orchestré en 1934. « Plutôt qu’un arrangement, Webern propose une relecture analytique. »
De cette « relecture analytique » je m’attendais à de l’austère et à de l’imbuvable. Or, j’ai plutôt découvert quelque chose qui se laisse certes écouter, mais qui ne laisse cependant pas de souvenir impérissable, qui ne risque pas d’engendrer de vers d’oreille, et qui m’a fait dire : ça ne dure heureusement que huit minutes, fiou! Patience! Ensuite nous serons véritablement transportés... par du Mozart.
L’OSM a donc enchaîné avec la Symphonie no 35 en ré majeur, « Haffner », en quatre mouvements, de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), une éclatante pièce d’une durée de quinze minutes, tantôt vive, tantôt énergique, toujours inventive, fascinante et même triomphante. J’ai vécu un quart d’heure de pure délectation à l’écoute de cette œuvre qui a résulté «d’une musique commandée pour célébrer l’anoblissement de Sigmund Haffner, dont le père avait soutenu les premières tournées de la famille Mozart.» Voilà donc le principe du retour d’ascenseur appliqué par Mozart.
La première partie s’est achevée par l’explosive exécution de Passacaille, op. 1, une gâterie de dix minutes d’Anton Webern (1883-1945). La passacaille étant « une danse d’origine espagnole, construite sur une base obstinée à partir de laquelle se développe une série de variations. » Au-delà de cette description technique, est-ce écoutable? Très! On y retrouve beaucoup de temps forts entre les accalmies. Si elle ne se voulait pas être une musique de danse, elle évoquerait éloquemment, à mon avis, les soubresauts d’une tempête en mer. Elle nous fait passer un agréable et mouvementé moment.
Après l’entracte, durant 45 minutes, le violoniste Andrew Wan est venu conquérir l’auditoire grâce a sa flamboyante virtuosité qui nous en a mis plein les oreilles, et même les yeux. Le Concerto pour violon en ré majeur, op. 61, en trois mouvements, de Ludwig van Beethoven, (1770-1827) a offert une sensationnelle vitrine d’exposition à l’époustouflante dextérité d’Andrew Wan qui a surfé avec brio sur les difficultés et a exécuté sa haute voltige sans filet de protection (de mémoire).
Dans ce chef-d’œuvre de Beethoven, le seul qu’il ait complété pour violon, le dialogue entre l’orchestre et le violon solo n’est ni constant ni envahissant. L’orchestre joue fréquemment en sourdine, des plus discrètement en accompagnement du soliste. Il éclate également ici et là, ou se tait entièrement pendant que le virtuose s'illustre par son impressionnante pyrotechnie... digitale, et exploite à fond toutes les possibilités, semble-t-il, de son instrument de séduction massive.
Andrew Wan, l’OSM et son très expressif et inspirant maestro ont été vivement et longuement applaudis. Les ovations debout ne se sont pas fait attendre. En rappel, Andrew Wan nous a offert un solo pour violon de J.S. Bach dont je n’ai pas saisi le titre puisqu’il s’est adressé sans micro à la foule.
Ce même concert sera redonné à la Maison symphonique, ce jeudi 26 octobre à 10 h 30 et à 19 h 30. Des billets sont encore disponibles. Hâtez-vous d’en profiter.
L’OSM, dont la prestigieuse réputation internationale n’est plus à faire, a une riche programmation à vous proposer. Il vous invite à régulièrement fréquenter son site internet pour consulter son calendrier et vous procurer des billets pour un futur concert. Andrew Wan et l’OSM vous convient également à visiter leur page Facebook respective.
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