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C'est à double titre d'inconditionnel enthousiaste de la fête d'Halloween et de collectionneur invétéré de tutti quanti ayant trait à Frankenstein - création littéraire de l'auteure britannique Mary Shelley en 1818 - que je soumets à votre appréciation mon poème intitulé Frankenstein, mon ami d'enfance.
Pourquoi cette persistante fascination
Pour cette épouvantable abomination
Qui alimente ma fiévreuse imagination
Tout en m’incitant à faire collection?
J’aime particulièrement observer,
Pourquoi? Allez donc chercher!
Ce puissant colosse désarticulé
Composé de pièces détachées,
Chancelant et grommelant,
Au rictus plutôt intimidant,
Avec cicatrices affligeantes,
Et électrodes proéminentes.
On ne peut empêcher un cœur d’aimer
Même une si abjecte monstruosité!
Alors, quelle en est la justification?
Quand telle douteuse admiration
Mériterait bien plus réprobation!
Serait-ce un semblant de célébration,
Pour cette victoire contre la corruption
De la chair et sa résultante désillusion,
Proposant une lamentable continuité,
Maigre et pitoyable substitut d’éternité,
Encore préférable au néant tant redouté?
La psyché inspirée de Victor Frankenstein,
Savant jadis mésestimé du Liechtenstein,
Se révoltant à l’idée de l’anéantissement
Trouva refuge dans le fébrile déploiement
D’un labeur aussi passionnant qu’enivrant
Mais, hélas, aussi consumant qu’écœurant:
La réalisation d’une courtepointe humaine,
Corps composite de dimension surhumaine.
D’une repoussante pâleur cadavérique,
Aberration d’engeance diabolique
Semant aussitôt frayeur et terreur
Par son insoutenable laideur.
Un seul témoin terrifié
Vit ce corps démesuré
S’activer, se convulser,
Porter un regard révulsé
Sur son créateur médusé.
Victor fut donc terrassé
Par son œuvre achevée
Et aussitôt abandonnée.
L’électricité est la source de vie
D’où il tire l’inépuisable énergie
Qui anime sa carcasse gigantesque
Et lui confère une force titanesque.
La créature est aussi redoutable
Que ses gestes sont déplorables.
Le rejet paternel justifie sa rancœur,
Le désir de revanche en attise l’ardeur.
L’être ainsi créé et aussitôt abhorré
Trouve satisfaction à se déchaîner,
À laisser libre cours à la rage,
Aux ravages et aux pillages.
Ses nombreuses exactions
Sont rançon de l’abandon
Et, donc, justes rétributions
D’une injuste condamnation.
Durant plusieurs années
Une affiche au mur épinglée
Alimenta seule mon imaginaire.
On y apercevait très clairement,
Posant plutôt mystérieusement,
Sa sombre silhouette patibulaire,
De mes peurs sûrement tributaire,
Lourde bien qu’élancée, oppressante,
Imposante, envahissante, menaçante.
Figée dans l’encadrement de la porte
Dans une scène digne de nature morte.
Il m’a d’abord fortement impressionné,
Longuement intrigué et ensuite fasciné,
Jusqu’à ce que cette vision d’enfer
Se matérialisa grâce au cinéma
Qui donna enfin vie au paria.
C’est donc par l’entremise des images animées
Que prit substance cette dépouille réanimée
Pour désormais généreusement combler
Mon enthousiasme juvénile régénéré.
Mais qui était donc ce Boris Karloff
Qui du monstre avait l’étoffe?
Bien qu’il l’incarna à l’écran
Je l’ignorais pour autant.
Ce rôle pourtant peu convoité
Il se l’est rapidement approprié,
L’a habité et même transcendé,
En créant un immortel cliché
Qui l’a ainsi résolument hissé
Au panthéon de la renommée.
Le très vivant cinéma d’horreur
Dont Karloff fut l’ambassadeur,
Est l’art définitivement consommé
De se faire peur en toute sécurité,
En vivant l’effroi par substitution,
En devenant héros par procuration.
Vive Frankenstein et tous les frissons
Qu’il a procurés à tant de générations!
Daniel Franken Raymond
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