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Le 17 avril, Héron a lancé Verger, un premier album où s’impose le récit d’une affirmation identitaire à la fois personnelle et collective. À travers une musique indie folk, Héron explore le folklore québécois sous toutes ses formes, multiplie les images, les références et les métaphores, et invite à laisser tomber l’armure pour mieux se libérer.
« Cet album-là, c’est vraiment une quête identitaire autant personnelle que collective. J’essaye de trouver un sens à ce que ça veut dire pour moi, mettons, l’identité québécoise via une exploration du folklore sous différentes formes », raconte en entrevue Henri Kinkead, qui se trouve derrière le projet Héron.
La symbolique derrière Verger est multiple. Le titre évoque la nature, omniprésente dans les chansons, que ce soit à travers les arbres, l’eau ou un lexique plus largement inspiré du vivant. Pour Héron, le verger est aussi un terrain de jeu et un symbole de renouveau.
« Je suis un artiste, un garçon, je suis queer, je suis québécois. Je pense que c’est parmi les choses qui me définissent. […] Puis, ce que je trouve cool, où j’en suis aujourd’hui, c’est d’assumer ces différentes facettes-là de ma personnalité, de se dire qu’elles peuvent coexister et que l’une ne fait pas ombrage à l’autre », affirme-t-il.
Cette quête impliquait également pour Héron de revenir aux racines afin de mieux se comprendre. « En creusant plus loin d’où ça vient le folklore Québ, il y a beaucoup de racines celtiques, notamment dans la musique instrumentale, et étant donné que j’ai des ancêtres irlandais aussi, je pense que ça m’intéresse beaucoup. »
Les références celtiques sont présentes dans Verger, comme dans « Echtra Condla », une adaptation d’une légende celtique, ou encore « Valse du bélier », qui s’inspire de valses celtiques. Une manière de souligner l’apport des Irlandais à la musique folklorique québécoise.
« La découverte ou la rencontre avec le folklore québécois m’a beaucoup aidé à me comprendre en tant qu’individu », confie-t-il.
Verger n’est pas un album de musique traditionnelle. S’il vient puiser dedans, il ne respecte pas non plus tous les codes. Héron évoque notamment Rosalía, qui, dans Malamente, emprunte des codes au flamenco sans que l’album se voie nécessairement étiqueté comme tel. Ici, le principe est le même.
« Il y avait aussi l’intention de montrer que le folklore québécois est riche, puis, comme la culture québécoise, qu’il est assez solide pour qu’on puisse le prendre, puis jouer avec, en exploiter les codes, puis faire des références à ça. »
Ce premier album affiche une tendance indie folk, teintée de pop expérimentale et de rock. De Sainte-Croix et Bras solaire, plus contemporaines, à Contredanse , pièce instrumentale au son plus traditionnel, l'opus se décline en une fresque d’influences comme autant de pommes issues d’un même verger.
Pour les morceaux plus ancrés dans le Trad, Héron a pu compter sur la violoniste et cofondatrice des groupes É.T.É et SAMEDI, Elizabeth Moquin, qui l’accompagne dans Héron et qu’il décrit comme « une bibliothèque vivante du répertoire trad ».
« On crée une chanson, puis je suis comme “Ah, cette tonalité-là aurais-tu une idée d’un reel que tu pourrais mettre là-dessus ?” Puis là, elle trouve de quoi directement », ajoute Henri Kinkead.
En parallèle, Héron s’est entouré de Mélodie Noël-Rousseau et Gen Labelle, de la compagnie Pleurer dans’ douche, pour la mise en scène. Si le spectacle demeure musical, l’artiste souhaite y intégrer une dimension multidisciplinaire, notamment en mettant en valeur la gigue.
« Dans les interventions entre les chansons, tout ce qui est storytelling, j’avais envie de l’assumer, puis de raconter des histoires, mais aussi de le faire en m’inspirant des codes du conte », avance-t-il, expliquant avoir suivi des ateliers avec des conteurs et conteuses, entre autres.
En écoutant Verger, les paroles révèlent le besoin de se montrer vulnérable ou encore de laisser tomber l’armure, comme dans Roi de verre. L’épée est elle aussi récurrente et représente « vraiment plus la masculinité, il y a quelque chose de très phallique, de tout puissant, ça va tuer des gens. »
« Personnellement, dans mon éducation masculine et dans la masculinité en général, je trouve qu’il y a beaucoup de ça, de toujours montrer une façade qui est forte. Je trouve que plus souvent qu’autrement, c’est très castrant. De critiquer ça un peu et de dire non, j’ai envie de me libérer de ça, je trouvais que c’est comme l’armure médiévale. C’est un peu un lien à faire, mais je trouvais qu’il y avait de quoi d’intéressant là-dedans aussi.
Pour Héron, il est nécessaire de remettre en question certaines normes et de déconstruire notre conception du monde. « L’espèce de façade masculine un peu de marde, je pense que c’est bon de briser ça. »
La démarche de l'artiste dans cet album s’inscrit dans une tendance récente où plusieurs artistes, comme Les Louanges, explorent les notions d’identité personnelle et québécoise, ou mettent en valeur la richesse de la culture québécoise à travers leurs chansons.
« J’ai full aimé le dernier album de Les Louanges pour ça. Je trouvais que c’était cool qu’il se positionne, puis il y a différentes façons de le faire […] mettons l’exploration du folklore, c’est une autre façon. »
« C’est sûr qu’on est confrontés au fait qu’on s’enligne pour peut-être avoir une campagne référendaire qui s’en vient. Puis je pense qu’on a vraiment des questions importantes à se poser », conclut-il.
Héron lancera son album Verger en concert le 5 juin 2026 au Théâtre Petit Champlain de Québec, puis le 19 juin 2026 à la Cinquième Salle de la Place des Arts à Montréal, dans le cadre des Francos de Montréal. L’album est disponible ici.
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