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Le 24 avril, le groupe montréalais Atsuko Chiba a sorti un quatrième album éponyme, plus personnel et vulnérable que les précédents. Tout en restant planant, Atsuko Chiba explore la perte et la dépression à travers des compositions plus épurées, mais tout aussi marquantes.
« On voulait vraiment explorer les différentes émotions qu’on a faites dans d’autres albums, mais d’une autre perspective », avance le musicien et chanteur Karim Lakhdar. « Ce qui reste [pareil], c’est le fait qu’on essaie de rester le plus honnête qu’on peut, ça va toujours être la caractéristique d’Atsuko Chiba. »
Le groupe montréalais, formé en 2012, compte dans ses rangs Anthony Piazza (batterie, batterie électronique, percussions), David Palumbo (basse, basse VI, voix), Eric Schafhauser (guitare, synthétiseurs), Karim Lakhdar (voix, guitare, synthétiseurs) et Kevin McDonald (synthétiseurs, guitare).
Après plusieurs EP et trois albums, dont Water, It Feels Like It’s Growing (2023), il ressentait le besoin de se défier autrement. Si la formation souhaitait conserver des moments plus massifs présents dans ses précédents disques, elle voulait quelque chose de plus épuré.
« Dans le passé, quand on n’avait pas la bonne idée, on ajoutait juste plus de choses, plus de guitares, plus de notes. Là, c’était vraiment une pratique d’aller plus en arrière et de retirer. C’était une leçon qui était difficile à apprendre », confie Karim.
Le groupe a adopté un processus créatif plus libre où la plupart des chansons proviennent de jams enregistrés entre les membres. « On a trouvé des petites parties qu’on pensait qui pouvaient être des chansons. »
« On a pris beaucoup de temps à les travailler, puis on a fait une toune à la fois. Alors, on a commencé l’idée, on a tout enregistré, puis on a terminé avec le mix. Puis ça, c’était un mode différent pour nous de travailler parce que, normalement, on a comme peut-être une dizaine de tounes avant d’aller dans le studio. Puis là, on travaillait un peu plus lentement, mais on finissait des idées avant d’aller à la prochaine », complète le bassiste David Palumbo.
Cet album a également été écrit, produit et enregistré par le groupe. Si le mixage a une fois de plus été confié à Matthew Cerantola, que la formation considère comme son sixième membre, et le matriçage à Harris Newman, l’album est l’aboutissement d’une démarche personnelle et maîtrisée.
« C’est ça qui était intéressant aussi quand on pensait au nom de l’album, c’était vraiment cette idée que c’est vraiment juste nous […] C’est aussi comme une nouvelle version de qu’est-ce qu’on fait », avance le chanteur.
Depuis 15 ans, les paroles du groupe montréalais prennent de plus en plus d’importance. Bien que Karim Lakhdar les écrive, elles reflètent l’esprit du groupe, avant tout composé d’amis proches.
« On parle, on partage beaucoup nos émotions, donc il y a certainement une partie de ce que j’écris qui vient d’une conversation ou d’une émotion de quelqu’un d’autre, mais qui a été jumelée avec mes idées. »
Atsuko Chiba offre six pièces introspectives abordant des thèmes sombres, tels que le deuil, la perte, la colère ou encore la douleur. « Evokes this constant pain / And apparition / Swell up, hold back / Evokes this constant pain / Swell up, hold back », peut-on entendre dans la pièce d’ouverture, Retention. Karim considère Atsuko Chiba comme une thérapie ou « une explication de circonstances où on se trouvait [au moment de la création de l’album]. »
L’ambiance est mélancolique, mais l’album laisse aussi passer une certaine lumière, avec de petites notes d’optimisme disséminées ici et là.
« Je pense à Future Ways par exemple, je pense que cette chanson-là c’est une idée de se battre pour être optimiste […]. C’est un peu la réalité que t’aimerais être optimiste, mais […] c’est très difficile ces jours-ci », précise-t-il.
Les membres, amateurs de krautrock ou encore de Radiohead, ont voulu pousser encore plus loin l’idée de lenteur. Le résultat donne six pièces qui s’apparentent à autant de tableaux distincts. Chaque morceau a sa propre texture et son propre chemin, et reste cohérent avec les autres. Plus globalement, l’album offre à l'écoute un univers planant et introspectif, où les mélodies prennent le temps de s’installer pour mieux se déployer entre rock progressif, post-rock, post-punk ou encore krautrock.
Karim explique que les titres évoluent dans un même monde et reflètent aussi les hauts et les bas de la vie. Le groupe juge essentiel d’explorer cette diversité plutôt que de s’en tenir à « une seule voix ». « On essaie de créer un collage d’émotions », résume le chanteur.
Pour David, la pièce la plus mélancolique et la plus émotionnelle demeure la dernière, Locked and Array. En plus d’adopter une approche plus calme et acoustique, il s’agit aussi de la plus longue, avec 8 min 58 s. « Les autres chansons, elles ne sont pas comme de grosses chansons de rock ou quelque chose comme ça, mais elles sont plus mélodiques dans un sens plus conventionnel », poursuit le bassiste.
« On n’a pas peur d’essayer des affaires, parce qu’au bout du compte, le but de ce band-là, c’est la création, c’est l’amour pour la musique », conclut David.
Le groupe lancera son album le 29 mai à L’Arquemuse, à Québec, et assurera la première partie de GOAT au Festival international de jazz de Montréal (FIJM) le 4 juillet. Pour en savoir plus sur le groupe ou écouter l’album, cliquez sur ce lien.
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