Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Le 13 novembre 2025 sort Antoinette, le neuvième roman de Valérie Chevalier. L’auteure y présente un récit écrit au « tu » qui est une ode à l’amitié, mais qui explore aussi une facette de la solitude, celle consentie, au moyen d'une jeune femme au prénom plus criant qu’elle-même.
L’auteure joue sur deux tableaux dans ce livre qui « donne envie d'être tout seul, puis de s'entourer en même temps », comme l’a résumé Valérie Chevalier lors d’une entrevue accordée à atuvu.ca.
« C'est une fille qui s'est façonné sa personnalité un peu toute seule, en réaction peut-être à la façon dont les gens la voyaient. Elle s'est retirée des jugements des autres pour pouvoir être exactement ce qu'elle avait envie d'être. »
Celle qui confie aimer s’amuser avec le français, en particulier avec les formes d’écriture, présente un roman écrit au « tu ». Ce n’est pas la première fois que l’auteure fait ce choix, puisque La théorie du drap contour (2016) avait lui aussi été écrit à la deuxième personne. Toutefois, la raison est différente cette fois-ci.
« [Dans La théorie du drap contour] Florence, le personnage principal, s'adressait aux hommes de sa vie. Donc, les titres de chapitres étaient généralement des hommes qui étaient dans sa vie, puis elle s'adressait à eux en leur parlant à différentes époques de sa vie, donc à différentes personnes », résume-t-elle.
Dans Antoinette, Valérie Chevalier aborde le thème de la solitude et celui des personnes introverties. Elle explique avoir considéré que parler au « je » aurait accordé une trop grande importance à l’existence d’Antoinette. « Parler au "tu", c'est comme si, tout de suite, ça la met en décalage », complète-t-elle, ajoutant que, de nos jours, nous existons dans le regard des autres.
« J'avais comme envie d'explorer l'autre côté de la médaille, de ceux qui n'ont pas envie de nourrir ça, puis de voir [s'ils] ont une place dans notre société, qui valorise tellement la performance, l'ambition, le succès, qu'il soit professionnel, qu'il soit personnel, amoureux, relationnel. »
Ce n’est pas non plus la première fois que l’auteure propose un roman sous une forme inhabituelle. On peut penser, plus récemment, à Presse-jus (2024), coécrit avec Matthieu Simard, qui prend la forme d’un échange épistolaire. À ce sujet, Valérie Chevalier affirme que la littérature représente pour elle un terrain de jeu, une occasion d’explorer et de sortir des sentiers battus.
« Il faut que ça reste le fun. Je pense qu'il y a des auteurs qui publient peut-être juste pour le résultat, mais moi, comme créatrice, j'aime avoir du plaisir à faire un projet. J'ai besoin de me réinventer, me donner des défis ou me challenger un peu. », concède-t-elle.
Dans ce nouveau roman, l’auteure présente Antoinette, une jeune femme introvertie, bien dans sa solitude et son retrait, qui n’est pas dans une quête effrénée d’amour ou d’amitié. Valérie Chevalier avance qu’il s’agit d’une personne qui cherche à vivre dans le moment présent, sans pour autant chercher à être admirée.
« Elle veut juste être, point. »
Elle décrit également le personnage d’Antoinette comme quelqu’un de brillant, d’indépendant, de perfectionniste. « Le nom d'Antoinette, ça a été un moteur un peu pour positionner ce décalage-là entre elle et le monde et son besoin de retrait. Elle ne voulait pas d'attention, puis son nom lui en apportait tout de suite. »
Une sujet qui se reflète aussi chez Valérie Chevalier, qui indique aimer aussi sa solitude.
« Je suis bien dans mes réflexions. Je suis bien quand je travaille toute seule. Je pars en voyage toute seule souvent. C'est une position dans laquelle je suis bien par rapport au monde. Mais il y a d'autres moments et des périodes de ma vie où j'ai plus besoin d'être entourée [...], j'ai besoin du contact humain. »
Antoinette est aussi une ode à l’amitié. Ce thème, tout comme l’amour, revient souvent dans les livres de l’auteure, qui considère que la sororité et l’amitié occupent une place très importante dans sa vie.
On découvre un personnage à la fois bien dans sa solitude, mais qui, dans sa vingtaine, cherche à créer des liens. Sa rencontre et son amitié naissante avec Inès et Viviane sont l’occasion pour elle d’ouvrir de nouvelles perspectives et de réévaluer son rapport aux autres et à elle-même.
« Antoinette, ça va la brusquer à certains égards, mais ça va la nourrir énormément aussi. Elle va se rendre compte que la confiance peut être exacerbée quand on a des amis qui nous aiment, qui nous guident, même s'ils ne sont pas toujours d'accord avec nous. Des fois, ça bouscule, les amis, mais ça aime. Puis ça, c'est vraiment très précieux », termine-t-elle.
Le neuvième roman de Valérie Chevalier est disponible chez les Éditions Hurtubise.
Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >Après avoir présenté Authentique à Montréal en 2023, David Castello-Lopes était de retour à L'Olympi...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >Le 15 mai, le Festival Palomosa a présenté la deuxième soirée de sa troisième édition au parc Jean-D...
Voir l'article >