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Hier soir, au coin Mont-Royal et Saint-Denis, l’Escogriffe accueillait un double lancement où VALOIS et Fleur de Peau présentaient chacun un nouvel album. Des propositions sensibles, habitées, entières et profondément féministes nous ont été présentées.
Avec son album électro-indie-pop fantômes, l’artiste originaire des Escoumins VALOIS livre un spectacle tout en intensité. Soutenue par une batterie et un clavier, la voix de VALOIS enveloppe l’espace, s’amplifie en nuances, s’envole par strates, puis se dépose. L’artiste ne fait pas que chanter ses paroles ; elle interprète. C’est sensible, puissant, onirique.
Des projections sur rideaux blancs ajoutent au narratif des compositions et théâtralisent la proposition scénique. L’émotion affleure, tout particulièrement dans les morceaux qui misent sur la sobriété du mariage piano-voix. C’est là où on a le plus accès à l’artiste, à sa vulnérabilité, à la gymnastique impressionnante et sensible qu'exécute sa voix.
La chanteuse semble traversée par la musique ; tout est engagé dans le corps et dans le cœur. Malgré les grandes qualités indéniables du projet et un plaisir manifeste à être sur scène, l’ensemble reste sage, laissant l’impression d’une œuvre aboutie, mais encore raisonnable.
Fleur de Peau vient ensuite présenter son album Parachute, sorti au début du mois, et présenté précédemment dans notre Actu Musicale. Le duo synth-pop composé de Louis Fernandez, multi-instrumentiste et réalisateur, et d’Élie Dubois-Sénéchal, aux textes et à la voix, convie le public au cœur de son univers mélancolique-punk-abrasif. Le groupe enchaîne l’album d’un bout à l’autre, comme une traversée continue ponctuée de prises de paroles authentiques et attachantes.
Accompagné de Cédric Martel à la basse et de Gabriel Arsenault à la batterie (mention spéciale à la virtuosité de ces deux musiciens !), Fleur de Peau navigue habilement entre douceur et intensité. La présence scénique du duo est d’un calme, d’une aisance et d’un contrôle désarmants. Une complicité palpable et contagieuse émane des quatre artistes sur scène.
Après avoir réchauffé la salle avec Balle perdue et Bam Bam, Élie prend la parole pour présenter Elle n’est pas là. La chanson est une ode à une femme-solitude aux yeux-incendies qui chantait fort et qui n’aimait pas la police. La mise en contexte ajoute au morceau une couche émotive importante. On la voit, cette grande femme magnifique, forte et un peu brisée.
L’énergie du groupe et du public gagne progressivement en intensité ; les corps se délient ; le plaisir s’amplifie. « Êtes-vous prêts à tuer le monstre ? », scande Élie avant de se lancer dans la chanson Le Monstre, qui plonge la salle dans un univers sonore lo-fi et énergique qui rappelle un brin celui d'un jeu vidéo vintage. Quelque chose de brut s’en dégage, et on aime ça !
À travers des moments d’une grande intensité rock, Fleur de Peau arrive à installer des instants suspendus, quasi méditatifs. Le duo s’assoit proche du public pour interpréter la chanson Photo de nous, témoignage déchirant de ces relations qui s'étiolent avec le temps. Plus tard, la salle est invitée à se fermer les yeux et à s’imaginer seul, sur un balcon, au soleil, avec rien d'autre à faire que de profiter de cette solitude. Ces calmes-après-la-tempête-musicale sont les bienvenus ; ils rassemblent, lient, créent des moments de communion.
L’écriture de Parachute diffère de celle de leur premier album, Contre-sens. Le duo ose creuser dans les blessures (personnelles, collectives, féminines), là où ça fait mal, et oriente son œuvre vers la reconstruction et l’espoir. Musicalement, l’album impressionne par sa richesse : les arrangements sont habiles, et les rythmes, complexes. Chaque écoute promet une nouvelle chanson préférée. Les compositions comme Nulle part (grand coup de cœur!) et Perséides témoignent de la capacité du groupe à jongler entre le céleste et l’enracinement.
Ce soir-là, nous ont été présentées deux propositions musicales qui embrassent le risque, la vulnérabilité et l’expansion sans retenue. Je vous encourage à découvrir ces deux projets naissants. L’album fantômes de VALOIS et l’album Parachute de Fleur de Peau sont disponibles sur toutes les plateformes.
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