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Ce samedi 4 avril s’est tenue la première date de la tournée The Next Steps de l’artiste états-unien Two Feet au Théâtre Beanfield. La pluie n’aura pas arrêté les fans de se présenter en masse pour profiter de cette prestation sans faute du chanteur.
C’est à chaque fois un réel plaisir que de venir voir un show au Théâtre Beanfield. La salle vous enveloppe dans cette ambiance intimiste si particulière et l’aménagement de la scène vous promet un concert vrai, un partage privilégié entre les artistes et le public. C’est à 20h tapante que s’est présenté, caché sous sa capuche, l’artiste Brothel. Son style sombre et envoûtant oscillant entre le witch house, la wave et l’expérimental industriel, a parfaitement permis de préparer la salle à la suite de la soirée. Les jeux de lumière l'entouraient d’une cape de mystère, s’alliant à la perfection aux rythmes chauds résonnant dans les enceintes. Cependant, les mesures restant quelque peu linéaires, la fin de son set m’a laissée sur ma faim.
Se sont ensuite présentés les énergiques The Darcys. Le duo canadien alternatif m’a transportée avec son énergie. Son style, les sonorités de ses compositions, la voix de Jason Couse… tous ces éléments vous ramenaient dans les années 80/90. J’ai vraiment été séduite par l’impossibilité de décrire leur style : art rock, indie pop, shoegaze, électronique… Leur musique ne se saisit pas, elle se ressent. Ils ont été l’ajout parfait pour relancer l’ambiance et introduire comme il se doit Two Feet.
Finalement, Two Feet est enfin arrivé devant nous. Annoncée par une introduction musicale sans faute, la deuxième vedette de la soirée a, encore une fois, fait grande impression. Tout au long de la prestation, les jeux de lumière ont créé une ambiance sans aucune mesure. Les tons oscillent entre le rouge et le blanc, les lasers créent une grille entre nous et les artistes, nous coupent physiquement d’eux mais forcent une proximité plus intuitive, basée uniquement sur les sensations procurées par la musique… Les équipes du Théâtre Beanfield ont encore une fois montré leur talent. Les sons et les lumières étaient parfaitement en osmose ce soir-là, créant une expérience d’une justesse extrême.
Tous ces éléments auraient été futiles sans les musiciens et la prestation absolue qu’ils nous ont offerte. Dans un premier temps, le batteur Matt Swain : calme et contrôlé. Son jeu s’est fait en finesse, pas un battement n’était de travers. J’ai particulièrement aimé ses regards à Two Feet pour contrôler les placements. Les deux hommes étaient en harmonie, et la confiance qu’ils accordent l’un à l’autre à la gestion des rythmes s’est retrouvée dans ces échanges silencieux.
Ensuite, Geoffrey Hufford au clavier et pads de batterie. Les mélodies étaient lancées à la milliseconde près, les notes s'enroulant comme une couverture moelleuse autour de la voix du chanteur. Là encore, la complicité entre lui et ses deux compères se ressentait dans les regards échangés. Nous étions séparés d’eux par la lumière, nous permettant de vivre cet instant pour nous, mais cette séparation leur a aussi permis de vivre cette prestation pour eux, entre eux.
Et finalement, Two Feet. Dès la première note chantée, je me suis perdue dans son univers. Sa voix veloutée vous saisit et vous accompagne tendrement vers les accents blues et jazz qui renforcent les sous-tons mélancoliques de sa voix douce et sensuelle, évoquant la peine de cœur, l’anxiété et l’incertitude. En main, il manipule sa guitare comme si elle n’était qu’une extension de son propre corps. Les mélodies y sont d’ailleurs manipulées comme celles d’une voix. Sur scène, il dégage une énergie décontractée. Habités par ses notes, ses yeux sont fermés la majorité des chansons. Par son langage corporel, il nous invite à voyager à ses côtés, à ressentir toutes les nuances de ce qu’il raconte dans ses chansons. You?, Nightmares, Fire, Tell Me the Truth, Go Fuck Yourself, I Feel Like I’m Drowning… Aucun de ses classiques n’a été laissé de côté. Le public a magnifiquement rendu l’énergie émise sur scène, créant ainsi une bulle dont je ne voulais pas sortir.
En quittant le Théâtre Beanfield ce soir-là, une pensée m'a accompagnée jusqu'à la sortie : ces trois artistes ont tous, à leur manière, construit leur chemin en dehors des sentiers battus. Brothel, tapi dans l'ombre de la scène underground électronique, The Darcys, indépendant et inclassable malgré les pressions de l'industrie, et Two Feet, décrocheur du Berklee College of Music devenu vedette mondiale depuis son canapé de Harlem : tous trois sont des outsiders qui ont choisi leurs propres règles. Et c'est peut-être justement ce qui rend leurs musiques si authentiques, si viscérales. Ce soir-là, le Théâtre Beanfield n'était pas simplement une salle de concert. C'était le sanctuaire de ceux qui font de leur différence une force.
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