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Il y a des soirées où l’on quitte un spectacle avec le sentiment que notre propre cage thoracique a gagné en volume. C’est le souffle que nous insuffle Sans quoi nous crèverons, la plus récente création de Virginie Brunelle. Cette chorégraphie dépasse la simple performance : elle agit comme une puissante impulsion collective qui nous tient en haleine du début à la fin.
Je vous fais une confidence : je ne suis pas, à la base, une inconditionnelle de la danse contemporaine, probablement en raison de ma formation en ballet classique. J’ai même hésité avant de prendre place dans la salle. Mais dès les premières minutes, mes doutes se sont envolés. Je suis restée littéralement clouée au bout de ma chaise pendant les 60 minutes de la représentation, la bouche ouverte, comme si l’énergie brute des interprètes se transmettait par osmose dans mon propre corps. J’avais même le goût de les rejoindre pour prendre part à leur chorégraphie.

Virginie Brunelle sculpte un langage que l’on qualifie souvent de viscéral. Elle ne cherche pas l’esthétisme pur de la ligne ; elle traque la vérité du geste, celle qui surgit des tripes, de l’effort et de l’urgence. Après s’être penchée sur les luttes féminines dans Fables, elle propose ici un opus plus resserré où les coups de poing et la grande sensibilité s’entrechoquent sans cesse.
Le titre ne laisse aucun doute sur l’enjeu : il y a une nécessité vitale dans ce mouvement. Brunelle observe une société qu’elle voit au bord de l’asphyxie et y bâtit un rempart d’humains. Tout au long de la pièce, le fil qui relie les interprètes ne s’effrite jamais. On ressent une douceur de l’esprit qui émane de ce quintette, prouvant que, face à la déshumanisation, notre seule ancre est la solidarité.

Sur scène, les cinq interprètes (Sophie Breton, Alexandre Carlos, Yelda del Carmen, José Flores et Émile de Vasconcelos-Taillefer) déploient une force athlétique impressionnante. On frôle la haute voltige avec des airs circassiens : les portés sont incroyables et les sauts suscitent des « Oh ! » et des « Ah ! » spontanés dans la salle. À plusieurs moments, les corps se jettent dans le vide pour être rattrapés in extremis avec une rigueur exemplaire.
C’est un partenariat d’une fluidité totale, mais qui exige une précision à un cheveu près ; on sent que la moindre erreur de synchronisation pourrait transformer cette énergie en impact douloureux.

La scénographie est d’une juste simplicité : de fines chaînes métalliques tombent du ciel, évoquant des rideaux de pluie ou des cages invisibles. Cet univers visuel fusionne avec la partition de Laurier Rajotte.
Sa musique, qui défile au rythme des violons et des cris du cœur, agit comme un sixième interprète. L’ambiance classique bascule peu à peu vers des sonorités rave, montant en crescendo jusqu’à une apothéose finale ; on aurait presque le goût de monter sur scène pour agiter le bras avec eux, en signe de solidarité.

Avant tout, je retiens de cette performance l’énergie viscérale des danseurs dont on ressent physiquement l’intensité et l’urgence de vivre, le tout magnifié par l’intimité de la Cinquième Salle qui nous permet de saisir chaque émotion et chaque souffle.
Le véritable cœur du spectacle demeure la force du collectif et cette solidarité infaillible entre les interprètes qui nous transporte littéralement.
Pour un certain public, cette densité saturante née de la fusion totale entre la puissance sonore et la fougue chorégraphique pourrait étourdir, tellement l’expérience est immersive et nous laisse à peine le temps de prendre notre souffle. Mais ça vaut le coup : c’est un élan d’énergie qui fait du bien.

Le spectacle, d’une durée de 60 minutes, est présenté à la Cinquième Salle de la Place des Arts jusqu’au 18 avril. Les billets peuvent être réservés directement sur le site de Danse Danse. La tournée se poursuivra pour ceux qui veulent vivre cette contagion émotionnelle, à l’été et l’automne.
2 juillet, Festival International du Domaine Forget, Charlevoix
16 juillet, Théâtre de Verdure, Montréal
6 octobre, Maison des arts Desjardins, Drummondville
7 octobre, Le carré 150, Victoriaville
21 octobre, Centre culturel Desjardins, Joliette
10 novembre, Maison de la culture Janine-Sutto, Montréal
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