Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Jusqu'au 26 juillet, le Festival Juste pour rire Montréal continue de faire battre le cœur du centre-ville. Parmi les rendez-vous les plus attendus de chaque édition figure le désormais incontournable Show Mystère : un véritable « blind date » humoristique où l'identité de l'artiste demeure secrète jusqu'à son entrée en scène. Un concept toujours aussi efficace qui réserve parfois de très belles découvertes... et d'autres surprises plus déroutantes.
Cette année, c'est Chantale Lamarre qui s'est dévoilée au public de la Cinquième Salle de la Place des Arts, en chanson. Figure bien connue du paysage culturel québécois depuis plus de trente ans, elle a touché à tout : théâtre, télévision, radio, écriture et animation. Une carrière riche et diversifiée qui témoigne de son immense polyvalence.
À quelques semaines de la reprise de son nouveau cabaret bio-comique Steppettes et cornemuse, prévue le 1er août, cette soirée semblait en proposer un avant-goût. Pendant près de 90 minutes, Chantale Lamarre nous entraîne dans un univers où se croisent cabaret, souvenirs personnels et nostalgie du Montréal des années 1970. Forte de ses déhanchés bien dessinés et de son air du swing, Chantale est une « nouvelle vieille » comme elle aime les appeler, « aime parler en 70’s » et souhaite même faire pousser la chansonnette au public avec plusieurs passages sous la forme d’un karaoké, assumant pleinement son goût pour le cabaret.
Le spectacle s'appuie largement sur les références culturelles québécoises d'une autre époque. Les noms de Fernand Gignac, Michel Louvain, René Simard, Bébé Papillon ou encore les grands classiques de Starmania se succèdent au fil des anecdotes, des chansons et des numéros dansés. La mise en scène accompagne cette plongée dans le passé grâce à quelques accessoires — un téléphone à cadran, un vieux kiosque de billetterie — ainsi qu'à des projections d’archives.

C'est malheureusement là que le spectacle trouve ses limites. Cette soirée regarde résolument vers le passé et renforce l'atmosphère nostalgique sans assez de codes humoristiques ou bien de transmission pédagogiques pour les plus jeunes.
À force de multiplier les références, les clins d'œil et les évocations d'une époque bien précise, l'humour cède sa place au souvenir. On frôle alors davantage avec la conférence que le spectacle humoristique. La majorité des blagues reposent en plus sur des références culturelles trop spécifiques, si bien que le plaisir dépend largement de la familiarité du spectateur avec cet univers.
Le public semblait d'ailleurs réagir de manière très variable selon les générations présentes dans la salle. Certains riaient de bon cœur, manifestement ravis de retrouver cette époque. On soulignera une spectatrice aux applaudissements et rires bien ancrés tout au long du spectacle ! D'autres, moins familiers avec ces références, demeuraient davantage spectateurs qu'acteurs de la soirée, s’ils faisaient le choix de rester dans la salle jusqu'à la fin.
Il faut néanmoins saluer l'audace de Chantale Lamarre. À 63 ans, elle monte sur scène avec une belle énergie, assume pleinement son univers et propose un spectacle qui ne cherche jamais à suivre les tendances actuelles de l'humour. Elle célèbre le cabaret, la chanson et un Québec qui lui est cher, avec une sincérité indéniable.
Pour notre part, nous sommes malheureusement restés à la porte de cet univers. Si plusieurs passages nous ont fait sourire, l'ensemble nous a semblé manquer d'équilibre entre nostalgie et efficacité humoristique.
En revanche, une chose demeure certaine : le concept du Show Mystère continue de prouver toute sa pertinence. Se laisser surprendre, découvrir un artiste sans savoir qui l'on va voir et accepter de sortir de sa zone de confort fait partie du plaisir de Juste pour rire. Cette année, la surprise ne nous aura pas convaincus, mais elle nous donnera assurément envie de retenter l'expérience l'an prochain.
C'est en famille que le ton a été donné, samedi 18 juillet, avec une première partie assurée par Yas...
Voir l'article >À deux semaines du coup d'envoi de sa 36e édition, le Festival international Présence autochtone (FI...
Voir l'article >Avez-vous déjà pensé à visiter votre propre corps comme on explore une destination exotique ? C’est...
Voir l'article >C'est au Gesù que Nora Hamzawi présentait son troisième spectacle dans le cadre du festival Juste po...
Voir l'article >Le Théâtre de l’Œil Ouvert (TOO) a un flair unique pour propulser notre patrimoine sur scène avec un...
Voir l'article >Il y a des shows d'humour qui ont le goût d'une soirée entre amis, c'est indéniablement dans cette c...
Voir l'article >