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Jeudi 4 décembre, à la Maison symphonique de la Place des Arts, l'Ensemble Caprice, l'Ensemble ArtChoral — dirigés par le maestro Matthias Maute — et le Festival Classica recevaient la soprano Marianne Lambert, la mezzo-soprano Florence Bourget, le ténor Emmanuel Hasler et la basse William Kraushaar pour nous offrir Hallelujah!, un programme composé d'extraits de deux grandes œuvres baroques empreintes de spiritualité, de solennité et de grandeur, soit l'Oratorio de Noël BWV 248 Cantate No. 1 de Jean-Sébastien Bach et Le Messie de Georg Friedrich Haendel.
L’Ensemble Caprice, reconnu à travers le monde, a été fondé par Matthias Maute en 1989 et réunit présentement quelque 20 musiciens. Il compte une vingtaine de disques à son actif, dont plusieurs primés, distribués dans une cinquantaine de pays.

L’Ensemble ArtChoral — dont le directeur artistique est Matthias Maute — est un chœur professionnel qui existe depuis plus de 40 ans et réunit présentement une vingtaine de chanteurs.
Matthias Maute est chef d’orchestre et de chœur, compositeur et flûtiste, deux fois lauréat du prix JUNO et du Prix OPUS dans la catégorie Directeur, Directrice artistique de l’année.

Marianne Lambert est une soprano québécoise émérite, anciennement membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, lauréate de plusieurs prix, à qui on attribue une « voix diamantée aux couleurs chatoyantes » ainsi qu’une « présence scénique remarquable […] L’intelligence de son jeu n’égale que l’étonnante maîtrise de sa voix. »
Florence Bourget est une éminemment polyvalente mezzo-soprano montréalaise « remarquée pour sa voix riche et raffinée ». Anciennement membre de l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, elle compte déjà plusieurs rôles à son actif.

Emmanuel Hassler est un ténor français résident de Montréal. Il a poursuivi sa formation à l’Université de Montréal, notamment auprès du ténor canadien Richard Margison, et a obtenu un doctorat en interprétation soutenu par plusieurs bourses prestigieuses. Il cumule déjà plusieurs rôles à l’opéra.

William Kraushaar, montréalais de naissance, est une puissante basse qualifiée de « révélation par son charisme et sa voix juste et impressionnante ». Il est « arrangeur et compositeur de formation classique avec un penchant tout particulier pour la musique vocale. » Il a déjà chanté « au sein de nombreux ensembles vocaux canadiens. »
D’abord le chœur. Je l’ai trouvé très intelligible et pertinent. Certaines voix de basses et de sopranos, au sein de l’ensemble, perçaient régulièrement par-dessus la mêlée. Il y a beaucoup de talent dans cette chorale. Certains et certaines se distingueraient aisément à titre de solistes.
Durant l’Oratorio de Noël de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), les quatre solistes invités tenaient leurs partitions à la main et, à mon humble avis qui n’engage que moi, leur concentration sur la partition, qu’ils ne connaissaient visiblement pas par cœur, a quelque peu nui à leur jeu et à la portance de leur voix. En effet, les voix de trois d’entre eux m'ont semblé minuscules et étaient, par moments, aisément couvertes par l’orchestre.
Et pourtant, la soprano Marianne Lambert, que j’apprécie grandement et que j’ai déjà entendue à de multiples reprises, possède une voix puissante qui porte, de même qu’Emmanuel Hasler que j’ai déjà entendu — lors d’une conférence du musicologue Pierre Vachon — chanter aisément sans micro, d’une voix volumineuse à souhait. Quant à Florence Bourget, dont j’admire sans réserve la polyvalence, le timbre de voix et le jeu, je dois admettre que je ne l’avais, jusqu’alors, qu’entendu chanter avec micro (notamment en plein air dans le cadre du FestivalOpéra de Saint-Eustache des Grandes Laurentides). Alors, je me demande si, en cette occasion, leur chant contenu n’aurait pas découlé d’une directive du maestro aux chanteurs ?
Seule la basse William Kraushaar n’a pas semblé être incommodé, ou intimidé, par sa partition ou quelque directive que ce soit. Il possède une puissante et très articulée voix qui portait et remplissait la salle avec aisance. Vivement que je le réentende !

Sur un total de neuf extraits de cet Oratorio, quatre étaient des récitatifs chantés qui — à mon humble avis auquel nul n’est contraint d’adhérer — ne cassent pas la baraque et ne nous portent pas à crier encore ! Encore !
J’estime que les faits saillants de cette œuvre ont été les prestations orchestrales et chorales, ainsi que celles de la basse William Kraushaar lors de sa magnifique interprétation de l’aria Grand Seigneur, ô Roi puissant.
Le Messie de Georg Friedrich Haendel (1685-1759) a été une tout autre histoire. Sur dix-huit extraits, cinq étaient encore des récitatifs chantés dont l’intérêt est, selon moi, discutable; sauf que nous nous sommes surtout délectés de chacune des prestations orchestrales et chorales et, tour à tour, d’une aria pour ténor, pour alto, pour alto et chœur, pour basse et pour soprano, le tout couronné de l’éminemment reconnaissable, incontournable et triomphant Hallelujah où chœur, orchestre et solistes réunis s’en sont donné à cœur joie.

Dans cette deuxième partie, les solistes, probablement plus familiers avec cette œuvre qu’avec l'Oratorio, ont presque négligé leurs partitions respectives; Marianne Lambert les a même carrément laissées de côté durant sa mémorable interprétation de l’aria Rejoice, greatly, O daughter of Zion. Quant à Emmanuel Hasler et William Kraushaar, ils l’avaient en main durant leurs solos mais ne semblaient pas du tout en avoir besoin. Le jeu et la portance de la voix de chacun s’en sont trouvés grandement améliorés. Enfin, on retrouvait nos chanteurs à voix !
Mention toute spéciale pour la sensible et expressive Marianne Lambert — qui bouge gracieusement, joue remarquablement et chante divinement — dont je qualifierais aisément d’exceptionnelle sa prestation solo finale.
Vous pouvez aisément retrouver l’Ensemble Caprice, l’Ensemble ArtChroal et chacun des solistes invités sur les médias sociaux, quand ce n’est pas sur leur site internet personnel pour en apprendre davantage à leur sujet et consulter leur calendrier pour vous procurer des billets pour un prochain concert. Par ici pour aller visiter le site internet de l'Ensemble Caprice.
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