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Samedi 13 décembre, le MTELUS a accueilli l’explosif Grandson entre ses murs. Pour la dernière date de sa tournée, le chanteur américano-canadien a bouclé son année par une prestation époustouflante, largement saluée par le public présent.
C’est à 20 h tapantes que se présentent, avec la discrétion de ninjas, les membres du très jeune groupe Dumb Crush. Ce trio torontois attire immédiatement l’attention avec son style brut et spontané, mêlant rock alternatif, post-punk et influences indie. La première impression qui frappe en les voyant, c’est cet incroyable flegme qu’ils dégagent. Jouer devant une salle comble ne semble pas les impressionner : ils sont sur scène pour s’amuser, non seulement entre eux, mais aussi avec le public. Le sourire ne m’a pas quitté une seule fois pendant la demi-heure qu’ils ont passée sur scène. Malgré leur création récente (juin 2024), leur maîtrise est déjà exemplaire. Retenez leur nom.
Enfin, il est l’heure d’accueillir Grandson sur scène. Sa prestation se résume en un mot : waouh. Tout, dans cette soirée, frôle la perfection.
Sur scène, Grandson ne joue pas : il décharge. Dès les premières secondes, l’énergie est brute, presque électrique, portée par une présence scénique tendue et habitée. Seul au centre, entouré de machines, de guitares et de rythmes lourds, l’artiste impose une atmosphère à la fois sombre et fédératrice, où la colère devient langage commun.
Les morceaux s’enchaînent comme des uppercuts. Le concert s’appuie sur une setlist dense et efficace, mêlant titres emblématiques et compositions plus récentes. Blood // Water, véritable hymne contestataire, est repris en chœur par une salle survoltée, tandis que We Did It!!! et 6:00 accélèrent encore le rythme, portés par des basses écrasantes. Des morceaux comme Bury You, Autonomous Delivery Robot, Darkside ou Brainrot illustrent l’évolution du projet, toujours plus incisif, sans jamais perdre en cohérence. Quelques respirations plus émotionnelles, notamment avec Heather, permettent de faire brièvement retomber la tension, avant un final rassembleur, Riptide, vécu comme un moment de communion avec le public.
Cette énergie trouve un écho immédiat dans la salle. Le public ne se contente pas d’assister au concert : il en devient un acteur à part entière. Les pogos s’organisent naturellement, sans agressivité, portés par un respect collectif et une bienveillance partagée. On y sent une communauté soudée, presque familiale, où chacun veille sur l’autre. Cette dynamique renforce le lien avec l’artiste, visiblement porté par la foule, qui lui renvoie chaque cri et chaque refrain comme un geste de soutien. Plus qu’un simple public, c’est une famille temporaire qui se forme le temps du concert, unie par la même urgence et la même énergie.
Si Grandson occupe naturellement le centre de la scène, il n’est pourtant jamais seul. Les musiciens qui l’accompagnent jouent un rôle essentiel dans la puissance du live. Batterie massive, guitares abrasives et textures électroniques se répondent avec précision, construisant un mur du son à la fois compact et nerveux. Leur jeu, sans fioritures mais d’une efficacité redoutable, soutient la tension permanente du concert et permet aux morceaux de gagner en densité et en impact. L’ensemble fonctionne comme un bloc soudé et réactif, au service de l’intensité collective plutôt que de la démonstration individuelle.
Entre rap incisif, rock industriel et pulsations électroniques, Grandson transforme la salle en espace de catharsis collective. Les basses frappent le corps, les refrains sont scandés à l’unisson, et chaque titre prolonge un même cri : celui d’une génération désabusée, en colère mais lucide. Les textes, frontalement politiques et sociaux, prennent en live une dimension encore plus urgente, presque militante.
Loin de se cacher derrière une production lisse, Grandson privilégie la tension et l’authenticité. Les silences sont rares, les respirations brèves. Lorsqu’il s’adresse au public, c’est sans détour, avec une sincérité abrasive qui renforce la connexion avec la salle. Le concert ne cherche pas à séduire : il confronte, secoue, rassemble.
En quittant la scène, Grandson laisse derrière lui une impression persistante de chaos maîtrisé. Un concert intense et viscéral, où la musique devient exutoire et prise de position, rappelant que le live reste l’endroit où la colère peut encore faire sens — et communauté.
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