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Blue Moon, film réalisé par Richard Linklater, raconte l’histoire du parolier américain Lorenz Hart et de ses difficultés professionnelles et personnelles. Bien que le film s’inspire de personnages réels, le récit a été en partie fictionnalisé.
Nous sommes dans le New York des années 40. Richard Rodgers (Andrew Scott), ancien partenaire créatif de Lorenz Hart (Ethan Hawke), lance sa comédie musicale Oklahoma!. C’est le premier projet que Rodgers mène sans Hart, cette fois avec un nouveau collaborateur, Oscar Hammerstein (Simon Delaney).
Les rideaux se ferment, l’entracte commence et Hart a besoin d’une pause. Il quitte la salle avant la fin du spectacle pour se réfugier dans un lieu familier : le bar.
Là, le barman (Bobby Cannavale), l’accueille et entame avec lui une conversation qui donne le ton du film. Le ton est théâtral, porté par des longs dialogues souvent confinés dans les différentes pièces de ce bar, un espace où Hart se sent véritablement à sa place, avec ses habitudes et ses failles.
Au début, on tombe sous le charme de Hart, on rit avec lui. Mais au fil du film, son humour autodérisoire prend une teinte plus mélancolique. Sa phrase préférée, tirée du film Casablanca (1942), « Nobody ever loved me that much », résume bien ses blessures, autant professionnelles que personnelles.
Autrefois, Hart et Rodgers partageaient la gloire. Désormais, Rodgers a tourné la page, et Hart semble réduit au rôle d’intermédiaire : les gens l’approchent pour mieux atteindre Rodgers.
Sur le plan intime, le film suggère que Hart est homosexuel, sans qu’il ne le dise jamais ouvertement. Il parle librement de son admiration pour Elizabeth Weiland (Margaret Qualley), sa protégée, une jeune étudiante de Yale. Cette fascination n’est pas réciproque. Hart éprouve un plaisir voyeuriste à écouter les histoires amoureuses de Weiland, tandis qu’elle, avec douceur, lui fait comprendre que son affection n’est pas de nature romantique.
L’une des scènes les plus fortes, à la fois sur le plan émotionnel et visuel, survient vers la fin. Hart invite Weiland à une fête qu’il organise chez lui à la fin de la soirée. Elle décline, prétextant devoir aider sa mère à ranger après la célébration du lancement d’Oklahoma!, lui demandant peu après de la présenter à Rodgers.
Lors de cette rencontre entre les trois personnages, la mise en scène traduit subtilement la hiérarchie : Weiland et Rodgers se tiennent au même niveau, tandis que Hart, placé entre les eux, est visiblement plus bas. Quand la caméra se place derrière lui, la contre-plongée renforce cette impression de distance. Hart appartient à un autre niveau, autant visuellement que symboliquement. La scène se conclut sur une trahison douce-amère : Weiland quitte finalement le bar avec Rodgers, alors qu’elle venait d’assurer à Hart qu’elle devait aider sa mère.
Blue Moon dépeint avec justesse la solitude de Lorenz Hart, son besoin d’amour et la douleur d’un homme conscient de son propre déclin, mais encore habité par le désir d’être reconnu.
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