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Quand trois des plus grandes voix du Québec décident de s’unir sur scène, on s’attend à un grand moment. Mais le spectacle Elles est bien plus que cela. C’est une célébration vibrante, un hommage senti et, surtout, une preuve éclatante de l’amitié indéfectible qui lie Luce Dufault, Lulu Hughes et Kim Richardson depuis plus de 30 ans.
Mon mec et moi avons eu la chance d’y assister, et nous en sommes encore sous le charme. D’ailleurs, nous avons écrit ce papier à 2 mains…
Oubliez les grands succès de leurs répertoires respectifs. Avec Elles, les trois chanteuses nous convient à un voyage dans leurs souvenirs, à l’époque où elles écumaient les bars et se forgeaient une identité musicale. Le concept est simple et puissant : rendre hommage aux pionnières du rock, du blues, du soul et du gospel qui les ont inspirées. De Aretha Franklin à Janis Joplin, en passant par Carole King et une incursion mémorable dans l’univers de Diane Dufresne, le spectacle est une succession de classiques qui ont marqué des générations.

Dès les premières notes, la complicité est palpable. Ces trois femmes ne jouent pas l’amitié, elles la vivent sur scène. La mise en scène, sobre et efficace, signée par le réputé acteur et metteur en scène Michel Poirier, leur permet d'habiter pleinement la scène avec un panache et une authenticité désarmante.
Ce qui est extraordinaire, c’est de voir comment leurs identités vocales, si distinctes, s’entremêlent avec une harmonie déconcertante.
Kim Richardson est le roc, la fondation puissante et calme. Avec ses racines blues et gospel, sa voix chaude et basse vient équilibrer l’ensemble, permettant à ses deux complices de s’envoler. Son interprétation de Master Blaster, après nous avoir confié avec humour l’avoir chantée devant Stevie Wonder lui-même, est un moment de pur bonheur.
Lulu Hughes, fidèle à sa réputation, est une véritable force de la nature. Son énergie hard rock est contagieuse, et sa version de Cry Baby de Janis Joplin, interprétée avec une puissance que peu d’interprètes peuvent assumer avec un tel naturel, est tout simplement époustouflante. Elle nous raconte que sa découverte du rock remonte sûrement aux moments où, en petite sœur espiègle, elle espionnait le groupe musical de son frère dans le sous-sol familial.
Et que dire de Luce Dufault ? Sa voix, enivrante comme « un soir de scotch », a cette capacité unique de transporter l’émotion à l’état brut. Son interprétation magistrale du Parc Belmont de Diane Dufresne nous a hypnotisés et nous a donné des frissons. Elle n’a absolument rien à envier à l’originale. L’anecdote qu’elle nous a racontée, décrivant son admiration d’adolescente, pour Peter Gabriel fut une introduction d’une relecture sentie d’une de ses œuvres.
Le génie du spectacle réside dans le respect mutuel que les chanteuses se portent. Tour à tour au centre de la scène, elles sont brillamment appuyées par les deux autres, qui redeviennent avec un professionnalisme impeccable les choristes de luxe qu’elles ont souvent été au cours de leurs carrières.
L'élégance se retrouve aussi dans l'habillage visuel. Les costumes, signés par la designer québécoise Marie Saint-Pierre, confèrent aux artistes une allure à la fois rock et raffinée avec leurs robes noires sophistiquées et leurs bottes de cuir. L'ajout d'une longue cape spectaculaire pour Luce Dufault lors de son interprétation du Parc Belmont est une touche magnifique, magnifiée par les éclairages de Michel Bertrand qui créent une atmosphère tout simplement magique.
La direction musicale, assurée de main de maître par Jean Garneau (également guitariste), est impeccable. Entourées de musiciens chevronnés — Jean-Sébastien Fournier aux claviers, Karl Surprenant à la basse, Simon Blouin à la batterie, François D'Amour au saxophone et Maxime St-Pierre à la trompette — les trois chanteuses livrent une performance sans faille. Chaque musicien a d'ailleurs son moment pour briller, un vrai plaisir qui donne envie de taper des mains, des pieds et de chanter à tue-tête.

Le public ne s’y trompe pas. Elles est une véritable dose de bonheur musical, portée par trois interprètes au sommet de leur art.
Avec plus de 50 000 billets vendus et un billet d’or de l’ADISQ, Elles s’impose comme l’un des événements musicaux de l’année. La tournée, qui se poursuit jusqu’à l’automne 2026, affiche « complet » presque partout.
Face à cet engouement, de nombreuses supplémentaires viennent d’être annoncées. Le spectacle sera de retour à Montréal, notamment au Théâtre Maisonneuve le 29 octobre 2025 et au Cabaret du Casino de Montréal les 6 et 7 novembre 2025. Des dates ont également été ajoutées à Gatineau, Sherbrooke, Joliette, Brossard et dans plusieurs autres villes du Québec.
En bref, si vous cherchez un spectacle qui vous fera vibrer et vous mettra le sourire aux lèvres, ne cherchez plus. Elles est un plaisir inoubliable. Claude (mon mec !) et moi en parlons encore…
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