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Ce mercredi 4 mars, les murs du Studio TD ont vibré sous la musique du rappeur et producteur états-unien Aries. De passage pour la toute première fois de sa carrière à Montréal dans le cadre de sa tournée mondiale Glass Jaw, ce déplacement québécois a parfaitement répondu à l’attente des fans.
C’est dans une ambiance sombre, portée par une voix hors champ, que l’audience se prépare à accueillir l’artiste canadien Gunnr. Vocalement, il chante peu, laissant la musique tourner en fond. L'auto-tune perce parfois, sans vraiment convaincre, mais l'ensemble reste musicalement intéressant.
Les rythmes sont entraînants, viennent chercher ce petit bout en vous qui vous fait bouger dès qu’il entend une note. Là où il se révèle vraiment, c'est dans sa capacité à habiter la salle : les pogos s'organisent, le sol vibre sous les sauts collectifs, et la sortie du drapeau québécois à l'annonce de sa nationalité canadienne provoque une belle communion. On aurait pu se passer des sirènes d'ambiance, mais qu'importe : la connexion avec le public est réelle, presque instinctive. Un bon moment d'ouverture.
Peu convaincue par cette première partie, j’accueille le début du show d’Aries sur la réserve. Comme en début de soirée, la salle devient noire, une voix hors champ sortant des enceintes. Cette fois-ci, le discours est plus sombre, plus primal. Nous sommes invités à prendre le contrôle. Il nous est rappelé que la douleur ne compte pas et que le chemin que nous parcourons est une chance de montrer ce que nous valons. Le thème de la soirée est annoncé : Aries va nous faire plonger au plus profond de nous. Je ne suis pas une grande auditrice de rap ; pourtant, dès les premières notes, je suis immédiatement conquise. Sa présence s’impose à vous, vous force à écouter ce qu’il a à dire sans brusquer. Il vous saisit par la main, la poigne ferme, mais douce, et vous emmène dans son univers sans rien vous cacher.
Musicalement parlant, les rythmes sont entraînants ; pas de ceux qui s’entendent en boucle à la radio, mais de ceux qui laissent leur singularité au fond de vous. La mélodie a cette intensité dure qui vous force à faire face aux choses qui vous pèsent, tout en ayant en elle cette poésie qui transparaît dans les paroles des chansons. In the Flesh, Die For Nothing, Bad News, Anesthesia, Crack in The Glass… Tous ces titres retracent sans aucune pudeur le chemin rocailleux qu’Aries a parcouru.
Si jamais la présence de l’artiste sur scène, simplement accompagné de l’enregistrement musical, ne vous semblait pas suffisante, le rappeur s’empare alors de sa guitare pour nous offrir quelques morceaux en acoustique. Son interprétation de Wildfire m’a tout simplement saisie ; sans compter sur la participation du reste de l’audience.
À plusieurs reprises, le rappeur s’est étonné du respect de la foule, de l’oreille que nous lui tendions quand il s’adressait à nous. Cette déférence particulièrement légitime s’est aussi sentie dans les paroles reprises en chœur, dans les applaudissements incessants et l’énergie débordante qui émanait de chaque personne présente. Aries sait rassembler les gens entre eux et, en plus d’offrir une très bonne prestation, permet à l’assemblée de vivre un moment de communion particulier le temps d’une soirée.
Malgré un départ mitigé pour ma part, Aries aura réussi l'impossible : convertir une sceptique. En quittant le Studio TD, quelque chose s'est déposé — pas le souvenir d'un simple concert, mais celui d'une soirée qui a creusé. Dans un genre qui ne m'était pas familier, l'artiste a su trouver le chemin vers quelque chose d'universel : cette capacité rare à mettre des mots sur ce qui pèse, et à le faire collectivement, sans fard et sans filet. Une première fois à Montréal qui, espérons-le, n'aura rien d'une dernière.
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