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L’opéra romantique de Michel Tremblay et André Gagnon, NELLIGAN, se joue jusqu’au 16 février 2020. Le baryton Dominique Côté et le très connu Marc Hervieux se partagent le rôle de Nelligan dans cette mise en scène de Normand Chouinard.
L’opéra s’ouvre sur une très belle scénographie : Nelligan, âgé, est à l’hôpital. Incarné par Marc Hervieux, ce Nelligan rencontre quelques admirateurs qui défilent dans sa chambre et qui rêvent de l’entendre réciter LE VAISSEAU D’OR. Rapidement confronté aux déficiences de sa mémoire, Nelligan va alors essayer de se remémorer les moments les plus importants de sa jeune vie d’auteur qui apparaitront comme des flashes-back et devant lesquels il se retrouvera spectateur. C’est alors que rentre sur scène un Nelligan jeune et encore rêveur, interprété par Dominique Côté.
Aux premiers abords, l’idée de partager la scène aux deux Nelligan est intéressante. Mais rapidement, le jeu qui s’installe entre eux manque de profondeur. La mise en scène les fait échanger à quelques reprises, chanter ensemble et va même jusqu’à les confondre lorsqu’ils s’expriment en même temps. Mais ces liens entre les deux acteurs manquent tout de même de visibilité. Marc Hervieux, qui est assis sur son lit d’hôpital 90% du temps de la pièce (d’une durée de 2h30), s’inspecte et peine à interpréter ses anciennes actions avec un regard vide de sens. Ce choix de mettre son personnage spectateur de sa propre vie semblait judicieux tout d'abord, mais au bout d’une bonne heure, cela manque de cohérence.
De plus, la direction d’acteur frôle l’amateurisme. Malheureusement, Normand Chouinard semble avoir des difficultés à impulser du modernisme dans ce livret. Bien que nous comprenions tout à fait le parti-pris des costumes d’époque (qui étaient d’ailleurs très beaux), le surjeu des acteurs était problématique. C’est indéniable, tous sont très bons chanteurs, mais leurs interprétations théâtrales étaient loin d’être à la hauteur de ce que nous venons chercher au TNM. Tous les déplacements et les gestuelles se voulaient trop calculés et une majorité des chanteurs semblaient avoir du mal à être dans la retenue des gestes lorsqu’ils livraient leur performance.
En prime, l’accent québécois a été gommé pour laisser place à un accent très français. C’est tout de même l’histoire d’un poète montréalais du XXe siècle et qui n’est jamais sorti du Québec qui est conté sur cette scène. Pourquoi alors laisser les acteurs parler ainsi ?
Néanmoins, nous noterons des mélodies agréables à l’écoute, des chanteurs qui offrent une performance lyrique de qualité. Les musiciens en direct ont marqué notre attention avec une performance exceptionnelle. À cela s’ajoutent une scénographie et des éclairages qui favorisent le voyage dans les méandres de la pensée de Nelligan.
Tout compte fait, NELLIGAN semble être resté dans son temps de création, c’est-à-dire il y a 30 ans, en 1990. Aujourd’hui en 2020, le rythme de la pièce, l’interprétation théâtrale des chanteurs et la mise en scène manquaient clairement de modernisme.
Loin d’être notre coup de coeur de la saison au TNM, NELLIGAN pourra peut-être vous séduire par ses mélodies et par les performances vocales des chanteurs. D’une durée de 2h30 avec entracte, NELLIGAN se joue jusqu’au 16 février au Théâtre du Nouveau Monde. Pour vous procurer des billets, cliquez ici.
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