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Jusqu’au 27 août, le Théâtre des Hirondelles présente la pièce À l’institut, écrite et mise en scène par Michel Charette et François Chénier. Les personnages sont incarnés par des interprètes qui jouent la folie d’une manière comique, quoiqu’ ultimement très humaine. À l’institut, c’est le mariage entre l’humour et le drame, mais aussi entre la norme et la marge.
Dès mon arrivée au théâtre, je suis accueillie par un décor champêtre qui rend tout de suite l’air moins lourd. Le bruit horizontal des discussions est ponctué par une chanteuse à la guitare interprétant du Joe Dassin. Le soleil est bas, le moral est haut : la joie des spectateurs est déjà tangible.
Il ne me vient qu’un mot en tête pour décrire le début du spectacle : original. Alors que la présentation du personnage de Jean-Guy « Ti-Guy » Gagnon se fait à l’aide inhabituelle d’écrans numériques, l’entrée officielle de celui-ci est pour le moins surprenante et très amusante. La salle se retrouve en pleine immersion dans le récit, celui-ci étant, à ce moment de la pièce, à mi-chemin entre improvisation et scénarisation. J’ai vraiment compris pourquoi on parle de « jeu » théâtral lorsqu’on est un interprète dramatique. Les acteurs jouaient, littéralement. Leur bonheur d’être sur scène se ressentait et se reflétait sur un public dont on ne voyait que le sourire luire dans la pénombre de la salle.

Le spectateur suit la vie de personnages qui sont internés en institut psychiatrique. De ce fait, le décor devient tentaculaire en évoquant plusieurs lieux à la fois : bureau de la travailleuse sociale, chambre à coucher, salle de l’institut... Tout comme ce dernier, les comédiens ont à peine le temps de souffler, puisqu’ils incarnent chacun plusieurs personnages et doivent donc constamment modifier leur jeu, ce qu’ils arrivent à accomplir avec aisance pour le plus grand bonheur du public.
Les maladies mentales étant au centre de À l’institut, elles sont néanmoins présentées sous le signe de la caricature qui détend l’atmosphère et l’orne d’une certaine légèreté. Bien que ce soit les stéréotypes qui dominent et qu’ils soient parfois exploités avec une grande désinvolture, la pièce donne aussi l’occasion de décomplexer les maladies mentales et d’en parler de manière dédramatisée. Une discussion post-théâtre sur la bipolarité, sur la schizophrénie ou sur les troubles anxieux peut alors advenir sans lourdeur.
Que ce soit à l’aide de nombreuses références à la culture populaire québécoise - mention spéciale à Marc St-Martin qui la fait briller avec précision -, au bris du quatrième mur ou tout simplement au comique de situation, la pièce À l’institut se révèle en quelque sorte être une adaptation contemporaine québécoise de la fameuse commedia dell’arte italienne. Il ne manque que les masques. Alors que plusieurs scènes permettent de comprendre la psyché ou le passé des personnages, l’humour est toujours au rendez-vous pour faire régner une ambiance nonchalante et remplie de rires; le rocambolesque n’est jamais caché très loin derrière les scènes plus « dramatiques ».
Le penchant carnavalesque de la pièce met en lumière une question qui est centrale à notre époque et que je me suis posée à quelques reprises durant la représentation : la norme, qu’est-ce que c’est? Accompagnés par des gens qui leur ressemblent tout au long de la pièce, les personnages, par le comique et la caricature, remettent non seulement en question la dualité inévitable entre la marge et la norme, mais aussi l’existence même de ces dernières.
À l’institut s’avère être la sortie estivale idéale afin de passer un bon moment sans prise de tête (du moins, pas du côté des spectateurs). Pour avoir vos billets, rendez-vous ici.
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