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La grande Melody Gardot honorait les Montréalais de sa présence pour deux soirées consécutives au Festival International de Jazz de Montréal les 2 et 3 juillet derniers. Après avoir été acclamée par le public et par la presse pour une première soirée à la Salle Wilfrid-Pelletier, elle migre (avec ses musiciens) dans le temple acoustique de la Maison Symphonique pour clôturer avec élégance sa venue à Montréal.
Lunettes noires au bout du nez, micro au bout des doigts, elle fait une entrée remarquée sur son célèbre titre You Won’t Forget Me au milieu de 16 musiciens. Deux heures plus tard, nous lui donnons raison.
Cette fois-ci, elle délaisse sa guitare au profit du phrasé musical du pianiste franco-brésilien Philippe Powell (fils du guitariste brésilien Baden Powell). « Il joue tellement bien, qu’il m’a donné envie de quitter mon travail! » s’exclame-t-elle avec malice. Leur collaboration se concrétise avec Entre Eux Deux, un ensemble de chansons d’amour françaises, de standards brésiliens et de compositions originales. Sur France Musique, Melody Gardot résumait le CD comme « une danse entre deux personnes qui aiment et apprécient les mêmes choses : une poésie profonde et des mélodies solides. » Pour le concert, leur dialogue jazzy était soutenu par Irwin Hall au saxophone et à la flûte, Christopher Thomas à la basse, Chuck Staab à la batterie, Jorge Bezerra aux percussions et enfin l’ensemble à cordes de onze musiciens (dirigé par Jean-Michel Malouf). Bien que les morceaux soient habituellement joués en duo, l'ajout des musiciens était parfaitement calculé, laissant le piano et le chant au premier plan tout en soutenant les belles envolées lyriques. Le groupe excellaient sur toute la ligne, que ce soit pour accompagner le blues-jazz vocal (This Foolish Heart Could Love You) ou pour revenir aux influences plus bossa nova de la chanteuse (Samba Em Prelúdio - Un jour sans toi [écrit par le père du pianiste]).
En plein milieu du spectacle, Melody Gardot décide de quitter la scène pour laisser Philippe Powel nous présenter Recitativo, « son air préféré de leur album. » C’est dire la complicité qu’elle entretient avec les musiciens. Ils ne sont pas simplement là pour l’accompagner, mais ils représentent tous une pièce-clé dans cette grande conversation musicale. Au centre de la scène, elle ne s’empêche pas de se tourner vers eux (quitte à nous tourner le dos) pour créer une vraie connexion et guider leur rythmique d’un geste de la main. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle les bride: à chacun son solo, sa possibilité d’improvisation et sa touche personnelle. Entre orchestre québécois, percussionniste brésilien et pianiste français, l’américaine sait s’entourer des meilleurs pour nous offrir un concert harmonieux.
Après deux rappels, le concert s’achève sur My One and Only Thrill, un titre écrit dans son enfance alors qu’elle rêvait déjà de grandeur. 20 ans plus tard, sur la scène de la Maison Symphonique, elle nous laisse entrevoir quelques moments de vie et réflexions qui ont nourri ses compositions tout au long de sa carrière. On apprend qu'une matinée de jet lag à Saint Germains des Près et une gaffe dénudée à son balcon lui fera écrire Les étoiles, ou bien que deux années de pandémie et le profond manque des spectateurs lui inspirera I fall in love too easily… Des petites anecdotes bien pensées pour entrer dans son univers où la musique, « cette chose mystérieuse et immatérielle jouée par des personnes bien réelles », est bel et bien essentielle et magique!
Reine de l’équilibre parfait, Melody Gardot a réuni créations et reprises, blues, jazz, bossa nova - et même un peu de scat - pour un concert chaleureux, avec autant d’élans enthousiastes que de moments mélancoliques.
WE Won’t Forget You, madame Gardot, et on a hâte que vous reveniez à Montréal!
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