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Le chorégraphe David Rancourt aurait peut-être bénéficié d’une co-direction pour sa première direction artistique. Avec pas moins de sept chorégraphes invités, quatre musiciens et quatre chanteurs à coordonner dans un spectacle en vingt-et-un tableaux, ce défi monumental a rencontré plusieurs obstacles pour réellement faire son point à l’auditoire. Devant présenter les points de vue de sept chorégraphes, Perles peine à construire entre eux un liant autre que le concept de rendre hommage. Aucun fil directeur ne permet au spectateur de comprendre la position de PPS Danse face à ce répertoire éclectique allant de Richard Desjardins à Milk & Bone, en passant par Lisa Leblanc et Martha Wainwright. Le tout finit par ressembler à un spectacle de variétés plus ou moins assumé, renforcé par la présence des musiciens et des interprètes qui n’interagissent presque pas avec les danseurs.
Les chorégraphies en soi sont certes gracieuses et l’on y retrouve bien quelques perles, mais pour l’ensemble on ne réinvente pas la roue. On flirte trop souvent avec le cliché en enchaînant des effets de tensions et de détente, des jetés et des portés, on se déshabille à la fin et on fait intervenir des accessoires assez inutiles. Une froide distance se crée dans plusieurs tableaux entre danseurs et interprètes, au point où l'on vient à se demander si l’un est l’accessoire de l’autre ou encore vice-versa, alors qu’on souhaiterait les voir tous deux occuper la place qu’ils méritent.
Le tableau vivant de l’interprétation de Fleuve No 1 de Flore Laurentienne, l’émotion de Calisse-moi là de Lisa Leblanc et le Portrait du poète Saint-Denys Garneau sont indéniablement les moments les plus mémorables. Probablement parce que la première est dénuée de paroles et qu’elle permet de miser l’attention du spectateur sur la chorégraphie, parce que la deuxième est l’une des rares chansons dans lesquels on a impliqué la chanteuse dans la chorégraphie, et parce que le caractère poétique de la dernière permettait une plus grande liberté créative. Sur deux morceaux des essais à la claquette et au flamenco ont également été tentés, malheureusement sans faire preuve d’assez d’audace pour être des moments marquants.
Évidemment je n’irais jamais diminuer le travail de Bïa, qui travaille fort dans l’industrie en tant qu’auteure-compositrice, mais la pointure était démesurée pour la plupart des interprètes. À mon sens, ce n’est pas leur faute: les chansons de Perles sont toutes des monuments culturels quelque peu intouchables qui rendent leur interprétation difficile pour n’importe qui. Roxane Filion s’en sort pour sa part sans égratignure, son souffle puissant et maîtrisé lui permettant de pousser la note avec doigté et de faire justice autant à Félix Leclerc qu’à Diane Dufresne.
Le spectacle a également été heurté par des problèmes techniques très dérangeants en première partie. Il aurait finalement sans doute été plus simple d’enregistrer ces interprétations en studio et de miser sur les danseurs pour le spectacle, une solution qui, loin de le diminuer, aurait servi le spectacle.
J’en conclus qu’il faut une grande finesse pour mener à bien un spectacle mêlant des interprètes de multiples disciplines sur une même scène. Même si Perles n’est pas parfait, il est rafraîchissant de voir des compagnies comme PPS Danse pousser plus loin dans la sphère grand public la danse contemporaine.
Je tiens à souligner l’importance d'œuvres comme celles-ci. Celles qui mettent en lumière le lustre de notre culture. PPS Danse a présenté dans Perles des titres francophones comme anglophones, des titres nostalgiques et des titres récents, et leur a rendu hommage sans distinction. L’intention en elle-même mérite d’être applaudie. J’espère que plus d’artistes suivront cet exemple et s’uniront pour se lancer des défis créatifs similaires et protéger ce qu’il reste des arts vivants.
Perles de PPS Danse est en tournée partout au Québec jusqu’à l’été prochain. Pour consulter les dates et en savoir plus sur le spectacle, rendez-vous sur leur site.
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