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Le 13 février j'ai eu la chance d'assister à la première Montréalaise du magistral Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, un film intemporel, qui sans contredit deviendra un classique et traversera le temps sans difficulté.
Fin 1700 Marianne, jeune femme peintre, obtient un contrat l'envoyant dans un manoir en bord de mer en Bretagne, où une bourgeoise milanaise lui commande le portrait de sa fille, portrait qui servira à la faire connaître de son futur époux dont elle ne sait rien. Or, la jeune femme refuse catégoriquement de poser, ce qui implique que Marianne devra se faire passer pour une simple compagne de promenade et peindre son portrait de mémoire… Un film qui oscille entre la pesante beauté historique de The Piano de Jane Campion et la spectaculaire esthétique de l'érotisme de Call Me By Your Name de Luca Guadagnino.
La prouesse de Portrait de la jeune fille en feu est qu'il présente une trame narrative très classique au départ, mais il révèle des surprises en cours de route. On a des impressions de déjà vu au début, on pense deviner la fin, et pourtant l'action déboule et le style se tord, les scènes expérimentent et fusionne des images modernes audacieuses et des archétypes classiques. Un regard résolument moderne et rafraîchissant sur l'histoire, puisque porté par des héroïnes décidément rebelles. Un film féministe sans aucun doute, mais un film sans violence, si ce n'est de la violence sournoise d'une époque de cages dorées. Un film quasi sans hommes, centré sur les femmes, les célébrant, les mettant à l'honneur, les montrant s'entraidant et reconstruisant le monde, isolées sur cette île bretonne splendide.
Impossible de parler du film sans évoquer la force de ses images, parfois baignées de soleil et d’autres fois épousant l’esthétique classique du clair-obscur. Certains plans sont de véritables pièces montées, des oeuvres en elles-mêmes, tant la maîtrise de l’image est époustouflante. Une mise en scène incroyable, soutenue par une trame sonore à faire frissonner. Sans blague, je vous mets au défi d’aller écouter la musique thème et de ne pas avoir une envie dévorante de voir le film!
Ce film grandiose me donne envie de découvrir ce que l’avenir nous réserve en termes de films historiques féministes. Il me semble que c’est un angle peu utilisé pour ce genre de film, bien qu’il devrait l’être. Une nouvelle ère cinématographique s’amène et peut-être aurons-nous finalement droit aux héroïnes que nous méritons.
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