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Quand verrons-nous célèbre la vie et l’œuvre de l’écrivaine Robertine Barry (1863-1910), aussi l’une des premières femmes journalistes au Québec. Aujourd’hui oubliée, elle bouscule les mœurs de son époque avec sa verve implacable, en plus d’être rivale et amie de ces messieurs qui prêtent aujourd’hui leur nom aux routes, stations de métro et écoles du Québec.
Originaire du Bas-Saint-Laurent, Barry, sous le pseudonyme de Françoise, est lue à grand tirage dans les journaux pendant plus de vingt ans; elle publie chroniques et nouvelles, en plus de s’adonner au théâtre et à la littérature. Elle s’impose comme une figure féministe avant-gardiste, militant pour des idées novatrices dans un Québec conservateur, notamment pour l’éducation des femmes et le sort des moins fortunés.
Notoire de son vivant, Barry côtoie les intellectuels phares de l’époque, d’Arthur Buies à Louis Fréchette, en passant par Honoré Beaugrand et Émile Nelligan, qui lui adressent plusieurs poèmes. Parmi ses faits d’armes, elle est la première femme invitée à discourir à l’Institut canadien de Québec (1899), en plus de représenter les femmes du pays pour différents événements internationaux, dont l’Exposition universelle de Paris (1900). À l’écrit, son plus grand succès reste le recueil Fleurs Champêtres (1895) et la fondation du Journal de Françoise (1902) qu’elle dirige jusqu’en 1909, avant de s’éteindre trop tôt en 1910, à l’âge de 46 ans.
Quand verrons-nous met en lumière une figure méconnue de notre histoire avec une proposition inventive et audacieuse alliant archives, fiction, poésie et musique. Un portrait éclectique, vibrant et fascinant, à l’image de Robertine Barry.
Type de théâtre
Théâtre de création sensoriel, surprenant et poétique
Thèmes
• Féminisme
• Littérature
• Journalisme
• Mémoire
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