Inscrivez-vous
Des offres exclusives et événements gratuits
Les publicités soutiennent notre média culturel indépendant. Elles nous aident à :
En désactivant votre bloqueur pour atuvu.ca, vous contribuez à la vitalité de notre média et de notre communauté.
Merci pour votre soutien !
1. Repérez l'icône de votre bloqueur de publicité en haut à droite de votre navigateur.





2. Cliquez sur l'icône, puis désactivez le blocage pour le site atuvu.ca.
3. Actualisez la page.
Ouvrez le menu de votre navigateur (souvent trois points, en haut à droite), puis allez dans Extensions ou Modules complémentaires pour gérer vos bloqueurs de publicité.
Merci de contribuer à faire rayonner la culture d’ici.
Mamowi – Ensemble, l’album de la deuxième cohorte du collectif Nikamu Mamuitun / Chansons rassembleuses est le fruit d’une rencontre interculturelle entre neuf artistes allochtones et autochtones. Réunis le temps d’une résidence de création de cinq jours, ces derniers ont croisé leurs langues, leurs univers et leurs parcours pour faire de la musique un espace de partage, d’ouverture et de rassemblement.
« Ça nous a apporté beaucoup de vivre ça ensemble », déclare l’artiste gaspésien Guillaume Arsenault en entrevue, aux côtés de l'auteure-compositrice-interprète franco-ontarienne Mimi O'Bonsawin et du réalisateur Hugo Perreault.
La deuxième cohorte du projet né en 2017 entre Petite-Vallée et Maliotenam est complétée par Sandrine Masse, Pako, Willows, Mariko, Velours Velours, Luan Larobina et Ivan Boivin-Flamand, le seul artiste de cette nouvelle mouture à avoir participé à la première.
Ensemble, ils proposent Mamowi – Ensemble, un opus composé de 13 chansons dans lesquelles se mêlent voix, langues et styles musicaux pour former une seule et même entité.
Ce second opus a vu le jour à l’occasion d’une résidence de création de cinq jours au Studio B-12, à Valcourt, au printemps 2025. L’enregistrement s’est ensuite déroulé à l’automne au Studio Makusham, à Maliotenam.

Pour ce court laps de temps, Guillaume Arsenault, qui est aussi le directeur artistique du projet, décrit un processus marqué par « beaucoup d’écriture automatique », mais aussi par des jumelages entre artistes. « C’était assez serré dans le temps pour un résultat qui était important », ajoute-t-il, évoquant la pression d’écrire et de livrer des chansons abouties en quelques jours.
Le défi était de taille : réunir neuf artistes ayant chacun leur propre carrière et identité musicale afin de créer un album commun. Hugo Perreault avoue s’être posé de nombreuses questions concernant la réalisation de ce dernier. Il raconte avoir écouté les univers musicaux de chacun sur les plateformes numériques afin de rester fidèle à leur identité tout en assurant une cohérence globale et un son harmonieux. Un pari réussi pour celui qui dit avoir été « frappé par la qualité des chansons que je trouve excellentes. »
Diverses influences se révèlent dans Mamowi – Ensemble, notamment la « cumbia de Luan Larobina qui amène pas juste l’espagnol, mais aussi dans le rythme qui est du côté latin », souligne Guillaume Arsenault, que l’on retrouve derrière Falaise avec Ivan Boivin-Flamand, qui est aussi le directeur musical de Nikamu Mamuitun.
Au-delà de la création musicale, le projet s’inscrit dans une volonté de dialogue et d’apprentissage. Plusieurs thèmes se dégagent, tels que l’identité, la transmission, l’héritage (Ton visage), ou encore l’espoir et la résilience, particulièrement dans Lève-toi et marche, qui clôture l’album.
« Naturellement, quand tu assembles des gens de différentes communautés, on va avoir de vraiment belles conversations qui parlent de l’humanité, des choses qui nous rassemblent, même si on vient de différentes places, de différentes communautés, de différents background culturels », explique Mimi O'Bonsawin.
Pour Hugo Perreault, l’essence du projet se retrouve dans la première chanson de Mamowi – Ensemble, « Sans frontières », où se mêlent atikamekw, espagnol, anglais et français :
« Chanter ta langue
Sans tout comprendre
Pour se retrouver »
Au fil des pièces, l’innu-aimun, le wendat et le michif du Sud s’ajoutent aux paroles, créant un mélange linguistique unique.
« Pour les spectateurs je trouve que c’est ça qui est le fun, c’est qu’à travers le spectacle, il y a différentes langues, même à travers une chanson, il y a différentes langues, donc ils peuvent s’accrocher à quelque chose qu’ils connaissent ou qu’ils comprennent, puis s’ouvrir des portes, avoir l’esprit ouvert », soutient le directeur artistique du projet.
« Dans les dernières années, je crois qu’il y a beaucoup de ponts, comme dirait Florent [Vollant], qui ont été créés entre différentes nations, communautés, des deux côtés autant autochtone qu’allochtone, puis je pense qu’on est rendu au moment de les traverser, de prendre l’habitude de les entretenir, de créer des choses », affirme-t-il.
Sur scène, le projet continue d’évoluer. Il a d’ailleurs bénéficié d’une résidence au Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée, suivie d’une représentation le 28 novembre. Si le spectacle mis en scène par Alan Côté se veut dans la même veine que l’album, plusieurs surprises viennent s’y greffer, comme l’explique Guillaume Arsenault. Par exemple, certaines chansons créées en mai 2025 ne figurent que dans la version scénique.
« On est tous des musiciens, on est nombreux sur la scène, donc on peut vraiment tirer sur tous les éléments de l’album », explique Mimi O'Bonsawin. Le projet représente aussi un défi personnel pour l’artiste, puisque c'est la première fois qu'elle compose une chanson dans la langue abénaki, n’étant pas locutrice de sa langue. « Être capable de composer quelque chose pour ce projet-ci, c’était plus un challenge pour moi, parce que c’est vraiment du travail avec ma communauté, avec mon enseignante, c’est vraiment un cheminement très personnel, très fragile. »
En repensant au collectif, la partie préférée de la chanteuse franco-ontarienne est d’avoir rencontré des artistes « sur leur bord personnel, mais aussi sur leur bord musical. » Elle évoque aussi une ouverture de ses tons musicaux pour essayer des choses qu’elle n’avait jamais faites auparavant.
L’expérience a également été l’occasion d’un autre type d’apprentissage. « J’ai appris à jouer au bingo », lance Hugo Perreault en riant, avant que Guillaume Arsenault ne renchérisse : « On a appris que c’était de la job. »
Au-delà de l’humour, Mimi O'Bonsawin retient « une grande aventure, de nouvelles amitiés, pis vraiment comme le cheminement d’apprendre à connaître quelqu’un, puis l’adopter comme ta famille […] je pense que ça c’est vraiment unique. » Des propos qui trouvent écho chez Hugo Perreault, qui abonde dans le même sens.
Mamowi – Ensemble relie les voix, les langues et les parcours, tout en transformant la musique en un lieu de rencontre et de partage, autant pour les artistes que pour l’audience. Nikamu Mamuitun / Chansons rassembleuses, qui s’inscrit dans le cadre du projet EKOTE, entamera une tournée au Québec dans les prochains mois.
À l’extérieur des grands centres, sur les rives de la rivière au pied du pont couvert McVetty-McKenz...
Voir l'article >La série Les triplettes de l’auteure Ariane Michaud disponible aux Éditions Hurtubise, a été lancée...
Voir l'article >Aux Sommets du cinéma d’animation, la compétition canadienne 4 a exploré les fractures du corps, de...
Voir l'article >À l’occasion de la 24e édition des Sommets du cinéma d’animation, la Cinémathèque québécoise proposa...
Voir l'article >Croire et avoir confiance en soi est un legs inestimable à offrir à un enfant ; cet apprentissage se...
Voir l'article >À l’occasion de la clôture du Festival International de Musique Actuelle de Victoriaville (FIMAV), i...
Voir l'article >