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Mercredi 3 décembre, le MTELUS a accueilli le mythique groupe de rock ontarien The Tea Party. Alors que la neige commençait à tomber à l’extérieur, les artistes qui se sont succédé ont su faire monter la température de la salle et faire briller le rock canadien dans ce qu’il a de meilleur.
La salle de spectacle du MTELUS est configurée à peu près de la même façon que le Théâtre Beanfield, le charme en moins. Cependant, sa scène particulièrement haute permet d’avoir une vue imprenable sur les artistes, peu importe où l’on se trouve.
La salle devient noire, le public acclame le début du show, une musique d’introduction retentit et… rien. J’ai été quelque peu déroutée par ce prologue que j’ai trouvé long. Il aura fallu quelques minutes supplémentaires avant que Finger Eleven ne se présente à nous pour cette première partie.
Bien qu’il m’ait fallu attendre un bon moment avant de me laisser emporter par l’ambiance, le groupe de métal alternatif originaire de Burlington a rapidement su me happer et me transporter dans son univers. Les accords sont bons, la prestation maîtrisée ; après plus de 30 ans de carrière, ils savent livrer la performance explosive que les spectateurs attendent : guitares texturées, voix à la fois douce et intense… Above, Good Times, Together Right : tous les plus grands titres y sont passés. Le groupe a également profité de l’occasion pour interpréter des morceaux de son nouvel album Last Night on Earth, sorti il y a tout juste un mois.
Le point qui ressort le plus de leur passage est la complicité qu’ils partagent avec l’audience. Il était possible de lire sur leurs visages le plaisir qu’ils avaient à être là, mais surtout l’émotion que leur procure le fait d’entendre une foule reprendre leurs chansons. J’ai été quelque peu déçue par la fin de leur prestation, que j’aurais aimée prolongée de quelques morceaux pour pouvoir partager ce moment un peu plus longtemps.
Après une courte pause pour préparer la suite, c’est sans aucune sommation que s’est présenté le groupe, toujours canadien, de hard rock Headstones. Ce deuxième groupe s’inscrivait dans la même lignée que le premier groupe : un rock décadent aux sonorités rebelles, qui résonne jusque dans les os. Bien qu’armé de mes bouchons pour protéger mes petites oreilles sensibles, je n’étais pas préparée à être éblouie une bonne partie de leur passage sur scène par les jeux de lumières stroboscopiques. Mon plaisir en a été quelque peu entamé par le mal de tête qui s’intensifiait au rythme des néons qui flashaient en continu. Heureusement pour moi, un concert, ça s’écoute avant tout.
Et ce que j’ai entendu, je l’ai beaucoup aimé. Leur prestation est maîtrisée à la perfection. Quand Finger Eleven laissait place à l’authenticité, Headstones mise sur la provocation. Leur musique est rebelle, abrasive, rugueuse. Quand les premiers créent le contact avec des sourires, les seconds descendent dans la foule. Hugh Dillon ne s’excuse pas de faire ce qu’il veut, et seulement ce qu’il veut. Il sait s’approprier l’espace et attirer l’attention à lui. Ses interventions à l’harmonica sur des morceaux comme Leave It All Behind, When Something Stands for Nothing ou encore Tweeter and the Monkey Man sont tout simplement brillantes. Et bien que plus discrets, les musiciens ne sont pas en reste. Après 30 ans de performance, ils connaissent leurs partitions et les exécutent avec brio. Rien n’est laissé au hasard : riffs simples mais percutants, rythmiques rapides. La performance des Headstones restera mémorable.
Après presque deux heures de concert, la salle est enfin prête à accueillir The Tea Party. La musique n’a pas besoin de commencer pour que leur présence se fasse sentir. Leur style unique leur confère ce flegme particulier qui ne fait qu’accentuer leur charisme. Dès les premières notes, leur style mystico-oriental est parfaitement reconnaissable : The Bazaar, Save Me, Temptation, Winter Solstice… La fusion de rock alternatif et de blues sombre qui définit leur musique m’a immédiatement séduite. À chaque reprise de paroles par le public, on pouvait apercevoir un petit sourire sur les lèvres de Jeff Martin. Là encore, il y avait cette connexion particulière qui flottait entre les artistes et leur public : ce n’était pas qu’une prestation musicale, mais une rencontre entre de vieux amis qui rattrapent le temps perdu.
La voix quelque peu cassée de Martin m’a particulièrement charmée. Sa manière de poser sa voix crée une atmosphère enveloppante qui plonge dans cette ambiance mystique caractéristique du groupe. Sa façon de la moduler donne l’impression d’écouter un conteur venu déclamer les Mille et une Nuits. Aux percussions, Jeff Burrows joue avec puissance et précision des rythmes tribaux qui font voyager au cœur des mythes. Son jeu soutient l’intensité émotionnelle des morceaux tout en offrant une base solide aux explorations orientales de Jeff Martin. Quant à Stuart Chatwood, bassiste et claviériste, il est sans conteste la pépite du groupe : véritable ingénieur des ambiances, c’est lui qui remplit l’espace sonore et confère à The Tea Party ce caractère enveloppant et mystérieux.
Malgré leurs styles très différents, ces groupes canadiens ont en commun une réelle expérience de scène et un lien profond avec leur public. Soutenus par des fans de toutes générations, ils livrent des performances où l’on sent la passion et l’amour sincère de leur art. Preuve que la musique rassemble, inspire et traverse le temps. Le rock canadien était définitivement à l’honneur !
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