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Le documentaire Ai Weiwei’s Turandot est guidé par deux citations de l’artiste et activiste chinois : « Everything is art. Everything is politics » et « Art competes with reality, and Art will have the last word ». Ai Weiwei crée des œuvres qui donnent corps à l’invisible.
L’artiste valorise le savoir-faire, comme en témoigne son corpus étendu. Sunflower Seeds (2008) est composé de cent millions de graines de tournesol en porcelaine fabriquées à la main individuellement. Remembering (2009) déploie 9000 sacs à dos d’élèves pour épeler la phrase « Elle a vécu heureuse pendant sept ans dans ce monde », citation d’une mère dont l’enfant est morte lors du séisme du Sichuan de 2008. Cette pièce a contribué à faire de Weiwei la personne la plus dangereuse de Chine, selon le contexte politique de l’époque.
L'activiste a utilisé son art pour dénoncer la corruption du gouvernement. Il a multiplié les appels au ministère de l’Éducation, à la police et aux services civils pour obtenir des informations sur les jeunes victimes étudiantes. Face à l’absence de réponses, il a créé un groupe d’enquête citoyenne sur Internet. Plusieurs membres ont été arrêtés. Après près d’un an de recherches, ils avaient recensé 5219 noms. Peu de temps après, Ai Weiwei a été arrêté à l’aéroport international de Pékin et détenu 81 jours sans inculpation, en isolement et en détention secrète.
Dans le documentaire sur la mise en scène de l’opéra Turandot, on suit Weiwei et son équipe dans l’élaboration d’un spectacle qui crée un pont entre le passé et le monde contemporain à travers l’œuvre de Puccini. De nombreux parallèles peuvent être faits avec la situation mondiale actuelle, le pays d’origine du metteur en scène invité, l’immigration et la liberté d’expression.
Crédit photo : Ai Weiwei Studio
En 1987, il était figurant dans Turandot, aux côtés de légendes de l’opéra, sans se douter qu’il dirigerait ce même spectacle 35 ans plus tard. Le documentaire montre ses interactions avec les membres du théâtre, l’adaptation nécessaire à ses idées et la compréhension de sa vision et de son amour du fait-main. Les décors spectaculaires et les costumes époustouflants en témoignent.
On retrouve également son motif emblématique des mains faisant un doigt d’honneur (Study of Perspective, 1995), réinterprété sur des parapluies ou sous la forme de chapeaux extravagants. Avec la chorégraphe Chiang Ching, ancienne collaboratrice sur ce même opéra, Weiwei choisit d’ajouter un acteur d’opéra chinois chargé de traduire en mouvements les émotions des chants et de la musique.
Crédit photo : Ai Weiwei Studio
Le film nous montre également l’impact de la COVID-19, qui a interrompu la production et fermé le théâtre pour la première fois depuis son ouverture en 1880. L’équipe apparaît déstabilisée et inquiète pour la suite. À la reprise, la cheffe d’orchestre ukrainienne Oksana Lyniv assure la direction musicale, tandis que la guerre en Ukraine crée une tension supplémentaire, renforçant l’importance de l’art comme moyen de traverser le chaos mondial.
En conclusion, Ai Weiwei’s Turandot illustre non seulement la puissance de la création artistique, mais aussi l’engagement de l’artiste face aux injustices et aux défis contemporains. Le documentaire révèle comment l’art peut transcender les époques, inspirer la liberté d’expression et toucher profondément les spectateurs et spectatrices.
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